Envy + Pneu – 11 novembre 2007 – Trabendo – Paris

envypneu

Le concert des nippons préalablement prévu au Nouveau Casino a été déplacé au Trabendo, deux fois plus grand. Il faut au moins ça quand le concert est soldout plus de deux mois à l’avance…

Le concert affiche complet le jour-même. Ca va être bondé. Il va falloir arriver à l’ouverture des portes si on veut espérer repartir avec du merch. Le trabendo est plein. Le stand est assailli comme des abeilles autour d’un pot de miel. Ca grouille de partout, et la population est assez cosmopolite. Des punks, des hardcoreux, des métalleux, des fans d’indie rock. On trouve des t-shirts Dark Tranquility, Gojira, Neuroris, Orchid, Daïtro, Emperor, et bien d’autres encore.

Les lumières s’éteignent une première fois. Sur le devant de la scène, il y a une batterie à gauche. A droite, un stack pour guitare surmonté d’une magnifique tête ENGL Savage. Rien de plus. C’est Pneu qui va assurer la seule et unique première partie de la soirée; un duo français, guitare-batterie donc, qui joue une musique énergique, nerveuse, véloce et technique; quelque part entre math-rock et screamo. C’est électrique et ça dégage une bonne ambiance. Le tout est instrumental, entrecoupé et/ou lancé par des cris acapella deci delà. La maîtrise des deux compères bluffe et force le respect car c’est technique mais jamais ennuyant. Le guitariste est seul mais on croirait en entendre deux par moments… même lorsqu’il n’utilise pas le sampleur qu’il a aux pieds. Les deux tourangeaux ont le sourire, ils sont visiblement contents d’être là et ont bien envie de bavasser. Un très bon groupe à suivre, même si évidemment je n’ai pas pu m’empêcher de me dire: « mais pourquoi est-ce qu’ils ne font pas la même chose à trois ou quatre ? Ca serait tellement énorme ! » (Une remarque au passage pour le t-shirt vert beaucoup trop petit du guitariste. Rends le à ton petit cousin, il le cherche partout!)

La transition entre les deux groupes a été rapide étant donné que le matériel d’Envy était déjà présent sur scène. Les nippons sont passés du stand de merch (qu’ils assuraient eux-mêmes) aux projecteurs. Ils sont enfin là! Je ne les avais encore jamais vu en live. Pas même au fury fest en 2005! C’est en plus leur première date à Paris. Je suis fébrile, comme une grande partie du public ce soir je pense… Et surement comme le groupe lui-même.

Que dire en substance de la prestation d’Envy? Je suis content de les avoir vus. J’ai attendu ça depuis tellement longtemps… Je suis évidemment tout chose de les avoir là, devant moi. Je suis scotché par les intenses morceaux issus des albums From Here To Eternity ou All The Footprints you’ve ever left… Les chansons de A Dead Sinking Story me transportent, celles d’Insomniac Doze me font déjà moins d’effet… quant à celle issue de leur dernier EP Abyssal (la chanson en question était « A Road of Winds the water builds »), elle m’ennuie véritablement. Ce que je craignais (comme beaucoup) est malheureusement en train de se passer. A trop noyer leur screamo dans des tours et des détours post-rock, le groupe en perd l’essentiel: le frisson électrique, la fulgurance de la foudre qui vous abat, vous transperce de part en part dans un éclair qui vous éblouit d’un ultime éclat.

Le son était quasi-parfait mais je regrette un relatif manque de puissance général (probablement dû à mon emplacement près de la balustrade)… Je regrette la performance assez moyenne de Tetsuo, le chanteur. En revanche, un show impeccable a été assuré par les deux guitaristes, notamment celui sur la droite de la scène avec sa façon de bouger atypique et ses cris perdus bien qu’il n’ait pas de micros. La mention spéciale revient au batteur, Dairoku, superbe de justesse, de nuances, de maîtrise, de fluidité et de facilité. Juste énorme!

Pour résumer, la joie de voir Envy en live ne fait pas oublier que l’on peut voir de bien meilleurs concerts pour bien moins cher (22€); mais malgré ce bilan assez décevant, je serai là lors de leur prochaine venue… « Pour le plaisir », comme le dirait Herbert Léonard.

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    Slipknot – .5: the Gray Chapter
    Merci pour ton commentaire. ;) Loin de moi l'idée de proclamer que quiconque n'aime pas cet album est un abruti obtus (les personnes visées sont plutôt les couillons qui n'ont jamais aimé Slipknot -pour des raisons souvent basées sur des préjugés ou une haine du so called Nu Metal- et ont toujours craché sur le groupe, ...
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    Slipknot – .5: the Gray Chapter
    Merci de bien faire comprendre que quiconque n'aime pas cet album est un "rageux bas du front", ça fait toujours plaisir. Et si ce n'est pas le message que tu voulais faire passer, je t'invite cordialement à retravailler le début de ta chronique... Je trouve que, dans les titres qui ont été balancés sur le Web, il y a q...
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