Fiction Plane – Left Side of the Brain

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Style: pop/rockAnnee de sortie: 2007Label: Bieler Bros

Fiction Plane , groupe de fils à papa ? La tentation est grande en effet. Le leader du groupe n’est autre que Joe Sumner, fils de Gordon Sumner, alias Sting, et en regardant de plus près le nom du groupe, on peut se rendre compte que Fiction Plane est un anagramme de Infant Police. De plus, quand on sait que The Police a proposé à Fiction Plane de faire leur première partie lors de leur tournée mondiale de réunion, on serait tenté de penser qu’on se trouve en face du même genre de supercherie que Lauren Harris, par exemple.

Il n’en est rien. Après un premier album, Everything Will Never Be OK sorti en 2003 dans un relatif anonymat –en tout cas en France- le trio revient cette année sur le devant de la scène avec ce Left Side Of The Brain qui nous offre onze titre d’une pop / rock alternative énergique qui peut parfois faire penser à des groupes comme I Mother Earth. Quelques influences reggae ou ska s’infiltrent également comme sur le single « Two Sisters ». La voix de Sting fils ressemble bien sûr un peu à celle de son père, mais en reste tout de même suffisamment différentiée pour qu’on ne crie pas au plagiat.

L’album s’ouvre sur un mid-tempo , « Anyone », à la rythmique simple et efficace, mais surtout à la ligne de basse imparable. On rentre dans le vif du sujet avec « Death Machine » et sa rythmique funky, un titre entraînant ponctué d’un superbe solo de guitare. On frôle la Jamaïque avec « Two Sisters », une très belle chanson rock aux influences reggae, portée à bouts de bras par la voie de Joe Sumner. Ces trois titres mettent bien dans l’ambiance de l’album et son un bon résumé ce que peut faire le groupe dans sa facette énergique. Un des points forts du groupe est également d’écrire des refrains efficaces, ceux de « It’s A Lie » ou de « Running The Country » vous trotteront dans la tête des jours durant.

Quelques ballades viennent aérer un peu le disque. « Left Side Of The Brain » est un joli titre, qui peut rappeler U2 et agrémenté de jolis chœurs. À l’inverse, « Drink » est tout en retenue, une belle alliance entre la belle voix de Sumner, à la fois douce et éraillée, et une guitare acoustique, le Nirvana de l’Unplugged n’est pas très loin. On sent une nouvelle fois l’influence de U2 au début de « Cross The Line », où Sumner a également des intonations à la Chris Martin (Coldplay). Ce titre, le plus long de l’album (5:15) offre un beau pont planant et les plus belles envolées vocales du disque.

La production est assurée par Paul Corkett (Placebo, The Cure, Bjork, entre autres) et met particulièrement bien en valeur section rythmique et plus particulièrement la basse. On n’est pas dans le trop clinquant, mais pas dans le garage non plus. Tout sonne bien, sans en faire des tonnes ni être surproduit.

L’album se clôt sur une note mélancolique avec « Fake Light From The Sun », qui là encore rappelle Coldplay. Quand arrive la fin de l’album (42 min seulement), on ne peut louer sa concision. Pas de temps faibles, que des titres efficaces ! Il est sans doute mieux de faire un album court et efficace qu’un album d’un heure bourré de remplissage. Du coup, on se remet une nouvelle fois le disque pour le plaisir d’entendre à nouveau ces onze titres. Que ce soit par son énergie ou par sa facette plus mélancolique, Fiction Plane va droit au but, cela fait au moins pour Joe Sumner un point commun avec le groupe de son père.

  1. anyone
  2. death machine
  3. two sisters
  4. it’s a lie
  5. left side of the brain
  6. cold water symmetry
  7. running the country
  8. drink
  9. presuppose
  10. cross the line
  11. fake light from the sun
Angrom

Chroniqueur

Angrom

Comme pas mal de gens, c'est par mon paternel que me sont venues bon nombre de mes émotions musicales. Éclectique en diable, mon daron, m'initia à la musique classique et rock essentiellement. Beatles, Rolling Stones et Elton John essentiellement furent parmi les premiers artistes à retenir mon attention. Imaginez ma stupeur quand un ami se présenta un jour chez moi avec des disques d'un groupe anglais, arborant une mascotte qui a l'époque m'avait paru horrible, mais me fascinait. Il s'agissait bien sûr d'Iron Maiden, dont je devins assez vite fan, intégrant ainsi un peu de métal dans mes écoutes, qui, à l'époque, suivaient plutôt la mode du moment. Metallica, Megadeth, Iggy Pop vinrent compléter ma collection d'artistes un peu plus péchus. Arrivé en école d'ingénieurs, un voisin de palier, voyant quelques disques de métal dans ma (encore petite) discothèque, essaya de m'entraîner du "côté obscur". Bien lui en prit, rétrospectivement. À l'époque, en 1998, Angra était au top, et c'est par ce moyen qu'il réussit son coup, me faisant sombrer dans une période heavy-speed, dont je ne garde plus grand chose aujourd'hui (mis à part Edguy et les trois premiers Angra). Une fois le poisson ferré, il passa à la vitesse supérieure en me passant des disques de Dream Theater. Coup de cœur direct pour Images And Words, un peu plus de mal avec Awake, mais la sortie de Scenes From A Memory en 1999 et plusieurs petits détails contribuèrent à faire de ce groupe un de mes groupes favoris, ce qu'il est encore aujourd'hui (une vingtaine de concerts au compteur). Suivant le groupe et tous ces side-projects c'est par Transatlantic que je m'intéressai aux groupes de rock progressif : Spock's Beard, Marillion, The Flower Kings, puis les grands anciens : Yes, Genesis (je considère encore aujourd'hui la période d'or de Genesis comme un des trucs les plus géniaux qu'on ait jamais écrit en musique), Rush (mon groupe n°1), plus récemment King Crimson. Sorti de l'école, je rencontrai sur Rennes la troisième personne à l'origine de mes grands tournants musicaux. Mon troisième maître m'initia aux sonorités plus saturées du death metal et du thrash qui pousse. L'éducation ne se fit pas sans mal, mais j'ai actuellement une discothèque de métal extrême bien fournie, que j'apprécie énormément. .J'en profitai pour découvrir un des groupes français les plus novateurs : SUP. Ou j'en suis aujourd'hui ? Sans doute un mix de tout cela. J'ai succombé également aux sirènes du rock alternatif (Tool, The Mars Volta, Porcupine Tree, Dredg). Je conserve quelques bases heavy que je ne renie pas (Judas Priest, Ozzy Osbourne, Alice Cooper), et j'écoute beaucoup de métal progressif, si tant est qu'il s'éloigne de la technique pour la technique (Pain Of Salvation, par exemple). La trentaine a été également l’occasion de s’intéresser au Jazz, plutôt les classiques « hard bop », mais je ne crache pas sur une petite nouveauté à l’occasion. Je voue également un culte sans limites à Peter Gabriel et à Frank Zappa, hommes à la personnalité fascinante et musiciens expérimentateurs !

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Commentaire

  1. darkantisthene says:

    le lien myspace ne fonctionne pas ;
    préférez celui-là : http://www.myspace.com/fictionplane ; sinon les intonations vocales sont parfois proches de Stingounet, c’est dingue. Les quelques titres écoutés sont pas désagréables.

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