The Black Dahlia Murder – Nocturnal

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Style: death metal mélodiqueAnnee de sortie: 2007Label: Metal Blade

The Black Dahlia Murder est un des groupes de metal que certains fans du genre renient et écoutent discrètement dans leurs chambres quand leurs parents sont partis. La raison de ce besoin de discrétion est floue mais il semblerait que certaines personnes commencent à porter des coupes de cheveux à mèches après avoir entendu un album. Grave symptôme de notre temps que celui-ci et l’on comprend bien que le risque de perdre toute crédibilité auprès de ses amis metalleux soit bien trop grand pour ne donner ne serait ce qu’une chance à ce quintet américain. Pourtant, après des dizaines d’écoutes de l’album précédent je ne peux pas dire que j’ai eu envie de porter du slim, ni même d’aller à un concert de Fall Out Boy. The Black Dahlia Murder ne serait alors peut-être pas un groupe d’emo ? Peut-être même, mais alors je m’avance un peu vite, que ce ne serait pas un groupe de metalcore ? Et alors, peut être, mais là je deviendrais déraisonnable pour tout le monde du metal, que the Black Dahlia Murder serait un putain de groupe de metal ? Juste un groupe de metal avec des influences death et thrash et une machine a blast dans le dos pour faire bonne mesure.

Cette chronique sera donc polarisée dans un sens : le plus. Mon but est de vous convaincre, vous, lecteurs qui doutez que Nocturnal est un bon album. Ceux qui sont déjà conquis par Miasma et veulent se prendre une deuxième couche avec un supplément de violence, peuvent déjà passer à la caisse et emporter le disque chez eux. Les autres, écoutez moi bien. Nocturnal, contrairement à Miasma, évite la case « intro instrumentalesympa » et rentre directement dans le vif du sujet avec un de ces nombreux riffs que l’on aime retrouver sur un album de the Black Dahlia Murder ou sur un disque de death melodique couillu. Une grosse influence At the Gates et Dissection se dégagent de l’album. La couverture en elle-même ne laisse pas de doute sur le sujet. Mais c’est une influence digérée et vomie avec force sous la forme de dix plages d’un metal violent et mélodique sans aucun compromis. Pas de mosh part ou de refrain mélodique. Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi, en dehors des groupes avec lesquels ils ont tourné, The Black Dahlia Murder ont été associés à la vague metalcore depuis Unhallowed. Il paraitrait que leur premier disque était metalcore. Premier disque dont un titre apparait d’ailleurs ici, « What a horrible night to have a curse ». Mais si j’en juge par cette plage, elle n’a rien de metalcore ce qui laisserait donc entendre que même le début de leur carrière serait consacré à fondre du metal en provenance de Suède.

En résumé, aucune controverse valable et juste quelque jaloux qui ne supportent pas qu’une bande d’américains s’approprient ce qu’ont fait des groupes suédois il y a une dizaine d’années. Et je veux bien le comprendre. Mais se vantent-ils d’avoir inventé quoi que ce soit ? Et ne le font-ils pas bien ? Bon, alors, où est le problème ? Le metal est un genre qui se répète inlassablement et produit de nombreux disques identiques mais jouissifs. Nocturnal est l’un d’entre eux et il est, honte à lui, accompagné d’une horde de fans trop enthousiastes et d’une machine à hype exagérée. Mais au-delà des apparences, ce que l’on retrouve c’est tout simplement une collection de gros riffs très bien joués, des solis bien exécutés accentués par une rythmique implacable et une production puissante. Plus brutal que son prédécesseur et peut-être aussi un poil plus technique, la recette est la même mais ne me deplaît pas pour autant. . A partir de là, en prenant ces éléments en compte et en écartant ce qui entoure la musique, vous pouvez décider si vous avez besoin d’un album de death metal mélodique brutal de plus chez vous ou si vous pouvez faire sans. De mon côté j’ai eu un peu peur d’être lassé mais tous mes doutes ont été écartés une fois que la première plage a été consommée. The Black Dahlia Murder fait très bien ce qu’on lui demande et je n’ai besoin d’aucun autre groupe pour satisfaire mes envies de metal brutal et efficace…

  1. everything went black
  2. what a horrible night to have a curse
  3. virally yours
  4. worship only what you bleed
  5. nocturnal
  6. deathmask divine
  7. of darkness spawned
  8. climatic degradation
  9. to a breathless oblivion
  10. warborn

Chroniqueur

Mathieu Lubrun

Hororo est chroniqueur depuis 2004 sur Eklektik, bibliothécaire de profession, passionné de musique (metal, jazz, hip hop, electro …) et de comics. Alcoolique de concert et de disques, bavard et effervescent dès qu’il rentre en contact avec un artiste qu’il apprécie. Contactez-le pour lui dire tout ce que vous voulez à son adresse personnelle xhororox [AT] gmail [DOT] com et/ou suivez-le sur Twitter.

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3 Commentaires

  1. Rémi says:

    death metal mélodique?

  2. Hororo says:

    Ouaip. Je pense que ma chronique ou une écoute du disque justifie suffisament ce titre.

  3. jp76 says:

    Cet album est totalement enorme ^^
    un peu decu au depart car je retrouvais pas de morceaux comme « i’m charming », mais des tueries comme « to the breathless oblivion », « nocturnal » ou  » i only workship what i bleed » m’ont plus que conquis …
    pour info, « what a horrible night… » est le titre de leur 1 ere demo, inspiré par le jeu CASTLEVANIA et n’est pas une redite sur cet album… ils ont juste repris le nom ;)

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