Disfear – Live the Storm

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Style: crust n' rollAnnee de sortie: 2008Label: Relapse

Depuis le temps que j’entends parler de « crust », je me disais qu’il faudrait quand même que je me frotte au genre pour voir de quoi il s’agit et enrichir encore ma pourtant débordante (voire même dégoulinante) culture.
L’occasion rêvée avec ce nouvel album de Disfear, un fleuron du genre (qui existe depuis presque 20 ans) mené de main de maître par Monsieur Tomas Lindberg, connu pour ses multiples projets (The Great Deceiver par exemple) et surtout pour avoir été le hurleur des mythiques At The Gates. Un grand Monsieur donc, et une voix bien reconnaissable au milieu de tous les ersatz.

En 2 minutes de « Get it Off » les choses sont claires. Le crust c’est donc ça : un mélange de punk et de metal extrême : comprendre une musique rapide, qui respire l’urgence et qui se marie à des vocaux extrêmes. Du punk, elle emprunte en plus de l’urgence, ces chœurs typiques du genre qui viennent appuyer les refrains.
Le son est pour sa part plus proche de celui d’un death n’ roll cradingue à la Entombed. La prod’ signée Kurt Ballou (Converge) sied parfaitement aux compositions du groupe et met parfaitement en valeur le tout.

Crust ou pas, il faut avouer que tout cela sonne tout simplement très rock n’ roll : c’est direct, ça fait taper du pied sans prise de tête, et les nombreux solos qui parsèment le disque sont tout à fait dans l’esprit r n’ r (exemple sur « The Cage »). En somme, une sorte de Motörhead plus cradingue avec des vocaux extrêmes.

Et sans être familier et habitué du style, il n’est pas difficile de trouver ce Live The Storm réussi : les titres accrocheurs s’enchaînent sans baisse de régime, que ce soit « Get it Off », « Live the Storm », « Maps of War » ou le mélodiquement surprenant « Fiery Father ».
L’album est court (35 minutes) et à dire vrai il a tout intérêt à l’être car nul doute que la lassitude et un sentiment de répétition pourraient menacer de s’installer sur une trop longue durée, car la variété n’est pas le fort de l’album (et probablement pas ce qu’on attend du « crust » non plus du reste).
La preuve, même « Phantom », titre s’étalant pourtant sur plus de 7 minutes le groupe ne s’écarte pas de sa ligne de conduite et reste fidèle à cette approche simple et directe, punk.

En bref voilà un album très sympathique sans pour autant être indispensable, sauf peut-être pour les fans du genre…

  1. get it off
  2. fiery father
  3. deadweight
  4. the cage
  5. the furnace
  6. live the storm
  7. testament
  8. in exodus
  9. maps of war
  10. phantom
krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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5 Commentaires

  1. pearly says:

    yeap, et en bon amateur de crust, je trouve cet album simplement immense. Avec cette dose d’épique qui va bien, c’est urgent, arraché, ça pue lma sincérité, la rage, la guerre, la déclaration de haine. Lindberg est absolument jouissif, les irffs sont incisifs. C’est un peu ce qu’on peut attendre de mieux d’un crust « modernisé ». Miam.

  2. dayspring says:

    trop melodique pour moi, je pourrais jamais supporté les solos.

  3. Bernard says:

    Prendre cet album comme référence lorsqu’on veut se familiariser avec le crust en tant que genre musical me parait un peu risqué tant Disfear a suivi une évolution particulière depuis 2 albums.
    En effet, l’approche death’n’roll à la Entombed ainsi que les références à Motörhead première époque ne sont réellement apparu qu’avec l’arrivée de Tompa dans le groupe (et la signature avec Relapse).
    C’est toujours du crust dans le sens où des groupes comme Tragedy sont toujours considérés comme faisant partie de la famille, mais si on veut avoir un aperçu de ce qu’est le crust, ce truc bas du front qui sent la bière te la pisse, on se tournera plutôt vers les premiers Disfear, Skitsystem (tiens, encore un ancien groupe de Tompa…), Wolfbrigade, Extreme Noise Terror (quand ils ne font pas de grind), Driller Killer, etc.
    Ceci dit, je l’aime bien ce Live The Storm.

  4. nedurb says:

    la référence à motörhead est quand même une chose très courante dans le crust (entre autres bien sûr)
    je reprocherais par contre à cet album son trop plein de mélodies
    en album récent du style je me tournerais plus vers le nouveau victims (qui ont également été en meilleure forme)

  5. Bernard says:

    Je ne suis absolument pas d’accord avec la remarque sur la référence à Motörhead dans le crust. On ne peut déceler la moindre trace de Motörhear dans un nombre incalculable de groupes crust. En reprenant Disfear par exemple, seuls les deux derniers albums contiennent quelques références surtout sur certains morceaux, auparavant rien dans la musique du groupe n’y faisait allusion. Même si certains des ingrédients sont les mêmes, les musiques de Motörhead et de Discharge sont quand même largement différentes. Bon bref, je voulais juste réagir la dessus…

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