Porcupine Tree – We Lost the Skyline

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Style: pop metal progressiveAnnee de sortie: 2008Label: Transmission

Décidément nos amis de Porcupine Tree ne chôment pas. Après un excellent EP, Nil Recurring déjà chroniqué ici, voici que le groupe sort, pour l’instant uniquement via son site web ou dans les magasins affiliés au réseau Think Indie, un mini-live acoustique de huit titres et une trentaine de minutes.

C’est un showcase acoustique donné par Steven Wilson et John Wesley en 2007 à Orlando qui a donné lieu à l’enregistrement de ce live. Pour les trois premiers titres, on retrouve uniquement Steven Wilson en solo, avec sa guitare pour trois titres de la première période du groupe : « The Sky Moves Sideways », « Even Less » et « Stars Die ». Puis John Wesley rejoint son collègue, apportant sa guitare et sa voix pour quelques harmonies bien senties. On va alors aller chercher des titres plus récents, dont « Normal » extrait de l’EP Nil Recurring, justement ou le magnifique « Lazarus » extrait de Deadwing, présenté ici dans une version fort émouvante. Pour les amateurs de raretés, on trouvera aussi « Drown With Me », bonus-track présent sur la version européenne 2 CD de In Absentia.

La prise de son est très « intime » et donne vraiment l’impression d’être à quelques mètres des deux musiciens. Preuve s’il en est que Porcupine Tree n’a pas besoin d’artifices pour convaincre tant la qualité des titres et de la voix de Wilson se suffisent à eux-mêmes. On pense bien évidemment parfois à Blackfield, pour l’ambiance. Porcupine Tree contente ses fans avec cet EP live, qui rejoindra sans doute Nil Recurring, XM et XM2 dans le rayon des disques pas indispensables mais tellement agréables à ressortir de temps en temps.

  1. the sky moves sideways
  2. even less
  3. stars die
  4. waiting
  5. normal
  6. drown with me
  7. lazarus
  8. trains
Angrom

Chroniqueur

Angrom

Comme pas mal de gens, c'est par mon paternel que me sont venues bon nombre de mes émotions musicales. Éclectique en diable, mon daron, m'initia à la musique classique et rock essentiellement. Beatles, Rolling Stones et Elton John essentiellement furent parmi les premiers artistes à retenir mon attention. Imaginez ma stupeur quand un ami se présenta un jour chez moi avec des disques d'un groupe anglais, arborant une mascotte qui a l'époque m'avait paru horrible, mais me fascinait. Il s'agissait bien sûr d'Iron Maiden, dont je devins assez vite fan, intégrant ainsi un peu de métal dans mes écoutes, qui, à l'époque, suivaient plutôt la mode du moment. Metallica, Megadeth, Iggy Pop vinrent compléter ma collection d'artistes un peu plus péchus. Arrivé en école d'ingénieurs, un voisin de palier, voyant quelques disques de métal dans ma (encore petite) discothèque, essaya de m'entraîner du "côté obscur". Bien lui en prit, rétrospectivement. À l'époque, en 1998, Angra était au top, et c'est par ce moyen qu'il réussit son coup, me faisant sombrer dans une période heavy-speed, dont je ne garde plus grand chose aujourd'hui (mis à part Edguy et les trois premiers Angra). Une fois le poisson ferré, il passa à la vitesse supérieure en me passant des disques de Dream Theater. Coup de cœur direct pour Images And Words, un peu plus de mal avec Awake, mais la sortie de Scenes From A Memory en 1999 et plusieurs petits détails contribuèrent à faire de ce groupe un de mes groupes favoris, ce qu'il est encore aujourd'hui (une vingtaine de concerts au compteur). Suivant le groupe et tous ces side-projects c'est par Transatlantic que je m'intéressai aux groupes de rock progressif : Spock's Beard, Marillion, The Flower Kings, puis les grands anciens : Yes, Genesis (je considère encore aujourd'hui la période d'or de Genesis comme un des trucs les plus géniaux qu'on ait jamais écrit en musique), Rush (mon groupe n°1), plus récemment King Crimson. Sorti de l'école, je rencontrai sur Rennes la troisième personne à l'origine de mes grands tournants musicaux. Mon troisième maître m'initia aux sonorités plus saturées du death metal et du thrash qui pousse. L'éducation ne se fit pas sans mal, mais j'ai actuellement une discothèque de métal extrême bien fournie, que j'apprécie énormément. .J'en profitai pour découvrir un des groupes français les plus novateurs : SUP. Ou j'en suis aujourd'hui ? Sans doute un mix de tout cela. J'ai succombé également aux sirènes du rock alternatif (Tool, The Mars Volta, Porcupine Tree, Dredg). Je conserve quelques bases heavy que je ne renie pas (Judas Priest, Ozzy Osbourne, Alice Cooper), et j'écoute beaucoup de métal progressif, si tant est qu'il s'éloigne de la technique pour la technique (Pain Of Salvation, par exemple). La trentaine a été également l’occasion de s’intéresser au Jazz, plutôt les classiques « hard bop », mais je ne crache pas sur une petite nouveauté à l’occasion. Je voue également un culte sans limites à Peter Gabriel et à Frank Zappa, hommes à la personnalité fascinante et musiciens expérimentateurs !

Angrom a écrit 58 articles sur Eklektik.

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4 Commentaires

  1. Joss says:

    Tout à fait en phase avec la chronique. J’aime beaucoup lorsque P.T se lance dans des versions acoustiques car certains titres (Lazarus et Trains en tête) prennent alors une autre ampleur, bien plus émotionnelle que dans leur versions « plugged“. A posséder pour quiconque apprécie Porcupine Tree.

  2. 1ternot2baz says:

    Je tique un peu sur ce groupe ! Tout est si parfait et si lisse. La musique est à la fois (relativement) accessible et j’ai en même temps le sentiment frustrant de ne pas avoir su déceler les qualités intrinsèques et l’univers si envoûtant décrit par certains. Je reste intimement persuadé qu’il s’agit bien là d’une valeur sûre de la scène rock-prog actuelle, mais je m’accorde également à penser que P.T manque d’une petite écorchure ici et là pour se révéler singulièrement attachant. A creuser encore donc.

  3. Pat says:

    enfin je retrouve le Porcupine Tree d’origine que j’aimais tant avec cet excellent nouvel EP acoustique. après les penchants metal de Steven Wilson sur les derniers albums du groupe, le voici enfin revenu à de meilleurs sentiments envers ces anciens fans en ressortant également quelques titres peu joués ces derniers temps et dans des versions surpassant les dernières prestations plus heavy du groupe. good news!

  4. darkantisthene says:

    un goût de trop peu ; limite frustrant

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