Gifts From Enola – Loyal Eyes Betrayed the Mind

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Voilà ce que j’appelle passer inaperçu…Jeune groupe (à peine 20 piges de moyenne d’âge), en provenance de Virginie, repéré par l’entremise de myspace, n’ont pourtant pas attendu d’être à leur troisième album pour bien faire ce qu’ils font, à savoir du post-rock. Rien de plus classique de nos jours il est vrai, que de jouer ce genre musical exploité par bon nombres de formations qui pour la plupart se contentent le plus souvent d’imiter les canons du genre (Mogwai, GYBE!, Explosions In the Sky… et puis quelques autres quand même) avec plus ou moins de réussite.
Je ne serai pas mauvaise langue, je ne citerai pas de noms. Cela dit il y a des trucs plutôt utiles (ça permet de gagner du temps, notamment) qui permetteront à l’auditeur, sensible à ce courant et désireux de découverte s’entend, de faire le tri : bien sur le talent, on là ou…on ne l’a pas.
Une certaine dose de personnalité n’est pas à négliger non plus. Hé bien vous savez pas la meilleure? Gifts From Enola sont de ceux là ! Ils ont apparemment réussi à échapper à la conformismite aigüe, ce virus très présent depuis quelques années dans le monde du rock et de la musique plus généralement. Cela dit je ne dis pas, et ne vais pas non plus cracher dans la soupe, certains rip-off en valent tout de même le coup d’oreille. Sans être vraiment le cas de ces jeunots, car n’inventant tout de même pas le fil à couper le confis de canard, il est toutefois indéniable qu’ils se démarquent de la masse, et ce par plusieurs aspects. Le talent, disais-je, pour jouer au petit jeu (bien connu maintenant, on l’aura compris) des « montagnes russes », et les crescendos initiés par une guitare claire et aboutissant à des relachements explosifs de grattes métalliques. Climats mi-feutrés mi-légers mais à l’ambiance pourtant froide et chargée, qui par la suite se sature allègremment (ne tombant cependant pas dans le surenchère, bon point), s’allourdit, se relache, se reprend…L’impact final n’en est que plus fort, plus puissant. Un exemple caractéristique de cela est le titre « city lights scrapted the sky » où comment mettre en musique l’expression « le calme avant la tempête ». Titre fort, superbe. Il serait aussi bon de mentionner « screaming at anything that moved », titre aux relents « heavy » et au final dévastateur, mélange de groove et de puissance électrique.
Point de révolution musicale à signaler donc, mais il s’agit tout de même un excellent moment avec un jeune groupe armé jusqu’au dents et dont le talent de composition, flagrant sur les 9 pistes de ce premier jet, et l’insolence dont ils font preuve à venir titiller voir surpasser certains ténors du genre (là je pense à Pelican…) les amèneront sans doute à s’imposer dans le futur comme une valeur sure et indépendante d’un mouvement dont ils ne font de toute façon pas tout à fait partie.
En attendant, savourons je vous prie ce qui nous est donné car il vaut largement le détour.

  1. behind curtains closing
  2. early morning ambulance
  3. city lights scrapted the sky
  4. in the company of others
  5. with the tides in hindsight
  6. miles of white
  7. we watched them lose our minds
  8. screaming at anything that moved
  9. memoranda
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1 commentaire

  1. J’ai bien aimé cet album. Vraiment pas mal, j’attend de voir la suite^^
    Par contre il y a une petite erreur: l’album est sorti en 2006 je crois

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  • plebeiangrandstand-lowgazersichimatsu | 17 avril 2014
    Plebeian Grandstand – Lowgazers
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  • plebeiangrandstand-lowgazersRémi | 15 avril 2014
    Plebeian Grandstand – Lowgazers
    Ok. Moi je m'en étais arrêté à la moitié de chronique, tout pareil j'ai été super enthousiaste à l'écoute de Thrvst puis déçu à l'écoute de l'album: quand ça blast pas, la batterie fait des plans bateau. Et les riffs de grattes sont minimalistes au possible. Voilà, je me suis arrêté là. Et je vois ce qu'il me r...
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    Chronique très juste, à laquelle j'adhère totalement. Je confirme, "the joy of motion" est de loin mon préféré des 3. A mes oreilles (et à ce qu'il y a entre) leur musique affirme lourdement sa personnalité, offrant une énergie mieux canalisée, plus vaste et virevoltante, avec un fil bien plus percutant pour chaque mor...
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    Oui, j'approuve, cet album de Kampfar est réellement excellent. Je le rapprocherais plus des premiers Enslaved, avec évidemment un meilleur et plus gros son, mais c'est un détail sans importance. Epique, puissant, froid, mélodique juste ce qu'il faut, avec des titres atmosphériques à souhait, d'autres plus rentre dedans, u...
  • kampfarangrom | 12 mars 2014
    Kampfar – Djevelmakt
    Ca donne bien envie d'essayer, ta chronique