Dan Swanö – Moontower

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Style: Death métal mélodique retro kitschAnnee de sortie: 1999Label: Blackmark

Doit-on encore présenter l’illustre Dan Swanö ? Ce talentueux Monsieur qui semble avoir dédié sa vie à la cause de la musique (et du métal plus particulièrement) –on l’en remercie d’ailleurs au passage– est présent dans un nombre impressionnant de projets qu’il en soit le leader ou non et à titre plus ou moins actif, parmi lesquels on citera évidemment Edge of Sanity, Diabolical Masquerade, ou Bloodbath. Je vous laisse consulter la page Wikipedia consacrée au Monsieur pour trouver une liste plus exhaustive et donc extrêmement longue. Grand respect en tout cas, tant les projets en question ont souvent eu pour dénominateur commun une grande qualité.

Loin de déroger à cette règle, ce qui nous occupe aujourd’hui est le seul et unique album (si l’on exclue l’EP qui l’a précédé) sorti par l’homme orchestre -c’est d’ailleurs lui qui assure absolument tous les instruments, la production en passant par la voix sur cet album- sous son nom. Datant de 1999 Moontower est parfois considéré comme l’album qui aurait du paraître sous le nom de Edge of Sanity, pour succéder à Infernal. Il s’agit pourtant d’un album atypique puisque souvent décrit comme un mélange entre du death metal et du rock progressif. Même si cette description est un poil tirée par les cheveux, elle se justifie principalement par l’utilisation quasiment centrale d’un synthé très typé années 70 qui a valu ce qualificatif un peu trompeur à ce néanmoins excellent album.

On retrouve sur Moontower le don du Monsieur pour composer des ritournelles agressivo-mélodiques et l’éclectisme qui le caractérise notamment au regard de la variété des genres abordés avec Edge of Sanity. Synthé, guitares sèches, piano, l’instrumentation est riche, même si elle reste au service de titres mélodiques, accrocheurs, dans la plus pure tradition du death métal mélodique suédois. Des titres comme « Sun of Nothing », « Creating Illusions » ou le fabuleux « Uncreation » sont de véritables pépites du genre, qui ne vous sortiront pas de la tête aussitôt entrées. La complexité est parfois davantage de mise comme sur le superbe instrumental « Encounterparts » qui sonne par moments presque comme du Cynic.

Les vocaux de Dan s’inscrivent principalement dans un registre death (à l’exception de quelques très jolis couplets en voix claire sur « Add Reality ») qui ne dépaysera pas un instant les fans de Edge of Sanity même s’il m’est apparu occasionnellement encore plus guttural que d’habitude rappelant même parfois la Dragon voice de Spiros de Septic Flesh. Cette dernière comparaison n’est d’ailleurs pas aberrante, remplacez le contexte épique du Septic Flesh de Ophidian Wheel par un côté retro 70s et vous n’êtes pas loin du style (oubliez par contre les vocaux féminins).

Certains auront probablement du mal à adhérer aux sonorités du synthé qui peut selon les avis sonner un poil kitsch. Pour ma part je trouve qu’il donne au contraire un cachet et un charme fou à cet album et Moontower tourne très régulièrement dans la platine depuis que je l’ai découvert il y a maintenant plusieurs semaines fort de ses 8 titres tous plus réussis les uns que les autres.

Malgré ses presque 10 années d’âge, voilà un album qui ne sonne pas du tout daté, notamment grâce à une production impeccable, sans excès et très claire, qui subit sans mal le passage des années.

Mon coup de coeur personnel du moment (mieux vaut tard que jamais)!

  1. sun of the night
  2. patchworks
  3. uncreation
  4. add reality
  5. creating illusions
  6. the big sleep
  7. encounterparts
  8. in empty phrases

http://www.youtube.com/watch?v=usPygNbJl5Y

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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Commentaire

  1. AlCheMist says:

    Après une première écoute tout à fait probante, je rejoins Krakou sur pas mal de points. Le mélange death mélodique et ambiances psychés prend bien, ça m’a aussi évoqué le Amorphis de la période Elegy/Tuonela. Pour les accointances vocales avec SF, je parlerais plus de phrasé assez ressemblant avec celui de Spiros même si certaines intonations de Swanö sont effectivement troublantes. Très bonne découverte donc et écoute à approfondir. Amateur d’Edge of Sanity, je ne peux que me réjouir de ce projet solo dont j’ignorais l’existence.

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