Weezer – Red Album

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Style: emorockAnnee de sortie: 2008Label: Geffen

Trois ans après le mitigé Make believe, les joyeux drilles de Weezer sont de retour avec leur sixième effort studio, qui débarque juste à temps pour rythmer vos soirées d’été.
Si la carrière du groupe a connu des hauts (avec dans l’ordre : Pinkerton, le Blue album, et le Green album) et des bas (Make believe, Maladroit), il faut tout de même admettre que Rivers Cuomo (chant/guitare) possède un sens inné de la mélodie et arrive à nous pondre de véritables perles musicales avec seulement trois ou quatre accords.
Souvent considéré comme seul maître à bord du vaisseau Weezer, Rivers semble avoir voulu laisser plus de liberté à la créativité de ses acolytes en leur offrant de participer plus activement à l’élaboration de ce nouvel opus. C’est donc Brian Bell (guitare) qui a écrit et qui chante sur « Thought I knew », tout comme Pat Wilson (batterie) prête sa voix à « Automatic », morceau dont il est aussi le compositeur. Si Scott Shriner (basse) ne pousse pas la chansonnette (hormis quelques chœurs), il a, quant à lui, activement participé à l’élaboration du titre « Cold dark world » avec Rivers.

C’est bien joli tout ça, me direz-vous, mais au niveau des nouveaux titres, ça donne quoi ? Ben, pour faire simple, disons qu’il y a à boire et à manger sur ce nouvel album. On y retrouve des morceaux 100 % made in Weezer (« Troublemaker », « Pork and beans », « Dreamin’ », « The angel and the one »), qui ne manqueront pas de vous faire taper du pied, tandis que d’autres optent pour une approche un brin plus intimiste, et qui naviguent dans des eaux électro-acoustique (« Heart song », « Thought I knew », « The weight »).
Dans la catégorie des ratés, « Everybody get dangerous » remporte la palme haut la main, tandis que « Cold dark world » peine à convaincre, même s’il se laisse écouter. Sans être exceptionnel, « Automatic » se révèle être un assez bon titre aux consonances à la fois groovy et rock n’roll.
S’il y a bien un morceau qui se démarque des autres, c’est clairement le très bon « The greatest man that ever lived (variations on a shaker hymn) ». En effet, ce titre est certainement le plus fouillé et le plus complexe que Rivers n’ait jamais écrit. Véritable montagne russe sonore, oscillant entre ambiances pianotées intimistes et grosses guitares, ce morceau résume presque à lui tout seul les onze titres (ou quinze, si vous optez pour la version deluxe) présents sur cette nouvelle galette.
Les cinq titres bonus présents sur l’édition deluxe sont sympathiques, mais n’apportent pas grand-chose. Ils sont loin d’être mauvais (même si « Pig » et « The spider » ne cassent vraiment pas trois pattes à un canard), mais ça sent trop les chutes de studio et le remplissage facile ou forcé (à vous de voir). Hormis ces cinq morceaux (enfin quatre, car « The weight » apparaît aussi sur la version normale comme bonus track (!!!)), l’édition limitée propose un livret truffé de petites anecdotes relatives à l’élaboration de ce nouvel album, mais aussi de nombreuses photos, et même une mini interview. En sachant que l’édition deluxe est vendue presque au même prix qu’un CD normal, les inconditionnels du groupe peuvent sans problème se jeter dessus.

Dire que Weezer fait un retour fracassant serait mentir, mais le groupe arrive tout de même à tirer son épingle du jeu en nous proposant des compositions plus variées et fouillées. L’assimilation de ce nouvel opus nécessitera un certain nombre d’écoutes pour être apprécié à sa juste valeur (tout comme c’était le cas pour Maladroit). Si quelques titres apparaissent d’emblée comme des hits en puissance, d’autres prendront plus de temps à révéler leur potentiel aux oreilles de l’auditeur.
Weezer ne se réinvente pas, mais modifie quelque peu la recette qui a fait son succès en élargissant son répertoire, évitant ainsi qu’une certaine monotonie ne s’installe après trois ou quatre titres.
Alors que je n’attendais pas grand-chose de cet album, je dois avouer avoir été surpris en bien par cette nouvelle réalisation du groupe.
Au final, ce red album s’avère être une bonne surprise qui devrait combler les amateurs de pop-rock et réconcilier le groupe avec un certain nombre de ses fans.

  1. troublemaker
  2. the greatest man that ever lived (variations on a shaker…)
  3. pork and beans
  4. heart songs
  5. everybody get dangerous
  6. dreamin’
  7. thought i knew
  8. cold dark world
  9. automatic
  10. the angel and the one
  11. miss sweeney (bonus track édition deluxe)
  12. pig (bonus track édition deluxe)
  13. the spider (bonus track édition deluxe)
  14. king (bonus track édition deluxe)
  15. the weight (bonus track édition deluxe & normale)
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2 Commentaires

  1. sano says:

    Je suis assez fan du groupe, et content qu’ils gardent du niveau, mon préféré reste le Green Album et si le niveau est plus ou moins le même ça va me plaire. Merci pour la chronique.

  2. Ju says:

    Bonjour,
    Nous aussi avons chroniqué ce disque :
    http://www.desoreillesdansbabylone.com/2008/08/weezer-2008.html
    Musicalement.
    Ju.

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