Before The Dawn – Soundscape of Silence

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Style: dark goth metal mélodiqueAnnee de sortie: 2008Label: Stay Heavy Records

Le cas Before the dawn est assez facile à traiter. Depuis 2003, au fil de leurs 5 albums, ces Finlandais n’ont quasiment pas bougé d’un iota. C’est un peu les AC/DC du dark gothic metal. On est toujours assuré de passer un bon moment même si on se doute que le grand frisson ne sera que parcimonieusement présent. Enfin disons que c’est plutôt le cas depuis le 3ème album car je dois bien avouer que le 2ème répondant au doux nom de 4:17 AM m’avait vraiment régalé. Un mixte de ce qui se fait de mieux en matière de metal mélodique finlandais : Sentenced, Amorphis, Charon. Avec, en plus, une capacité à offrir un son, une patte particulière, une marque de fabrique (l’utilisation de la lead guitar ; sens imparable de la mélodie sur les refrains), que l’on retrouvera d’ailleurs dans le reste de la discographie.
Depuis, la bande à Tuomas Saukkonen (le maître d’oeuvre du groupe) a tendance à ne plus trop vouloir sortir de l’autoroute. On se retrouve souvent avec 4, 5 très bons titres et une ribambelle de morceaux plus dispensables. Ça permet de garder un capital sympathie auprès d’un public qui, à mon avis, n’est pas légion (à tort) mais ça ne suffit pas à attirer de la viande fraîche.
Ce Soundscape of silence va-t-il pouvoir inverser la tendance ? À mon avis non, pour 2 raisons : une irrationnelle méfiance à l’égard des groupes bien établis, dont on croise parfois le nom et qui acquièrent au final une sorte d’aura mystique entraînant le genre de raisonnement pervers suivant : ah ouais ça a l’air pas mal, faudra que je jette une oreille dessus un jour. Et puis le jour n’arrive jamais.
La deuxième c’est, tout simplement, l’absence du petit truc qui ferait du Before the dawn version 2008 un incontournable de l’année. Et pourtant les qualités sont bel et bien présentes. On peut même dire que le groupe s’offre une petite cure de jouvence en lorgnant du côté de ses voisins Norvégiens Green Carnation (quelques relents d’Acoustic verses sur « Fabrication » et « Monsters »). Le travail sur les voix (le plus souvent death, parfois claires) est remarquable à l’instar du classique premier titre « Dying sun » ou du plus moderne « Silence ». La batterie me semble bénéficier d’un son plus massif ce qui confère à l’ensemble une meilleure cohérence. Cohérence que l’on retrouve au niveau du songwritting vu le caractère régulier de la qualité des morceaux. Mention spéciale, toutefois, à « Exile » et « Monsters ».
Alors voilà, maintenant c’est vous qui avez les cartes en main : soit le groupe connaît un regain de notoriété grâce à un très bon album, soit vous faites vos chacals et vous vous dites que les temps sont durs pour tout le monde donc tant pis pour eux.
En tout cas pour ce qui me concerne, il s’agit de leur meilleur album depuis leur pièce maîtresse i>4:17 AM donc j’allie le plaisir à une bonne action !

  1. dying sun
  2. exile
  3. silence
  4. dead reflection
  5. hide me
  6. fabrication
  7. saviour
  8. monsters
  9. cold
  10. last song
  11. ignite (bonus track)

Chroniqueur

Darkantisthène

Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

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