Blasphemer – On the Inexistence of God

Voilà ce qui s’appelle une claque, et même une putain de mandale dans la gueule, d’autant plus que ça n’est que le premier album des italiens de Blasphemer, avec déjà un tel niveau on peut se dire que ces gars ont tout compris et iront loin.
Ce premier album donc, intitulé On The Inexistence Of God est le genre de sortie dont la scène brutal death a besoin, un concentré ravageur de brutalité, de technique et de violence, un monstre enragé qui vous saute à la gorge dés la première seconde et qui ne vous lache plus jusqu’à la fin. Et tant pis pour les âmes sensibles, Blasphemer est là pour tabasser tout ce qui bouge, un point c’est tout.

L’intensité asphyxiante de cet album évoque un Inbreeding The Anthropophagi de Deeds Of Flesh ou un Consume the Forsaken de Disgorge, des classiques de la scène ultra brutale donc, ce qu’On The Inexistence Of God mériterait de devenir. Mais en plus d’avoir des couilles énormes et de venir vous les foutre sous le nez, cet album a de la personnalité.
Tout d’abord parce que les membres du groupe semblent être fiers d’être italiens et n’hésitent pas à placer le thème du parrain en intro au quatrième titre de l’album. Le coup de l’accalmie nous sera d’ailleurs refait lors du sixième titre.

Mais c’est dans les vocaux que l’on retrouve véritablement la patte du groupe, pas moins de quatre styles sont utilisés, des gruiks les plus porcins aux hurlements aigus en passant par deux sortes de growls. Et ces quatres vocaux se livrent bataille tout le long de l’album lors d’un véritable tourbillon de grognements qui rajoute encore à la brutalité de la musique. D’ailleurs ce point semble diviser les auditeurs, certains trouvant cette abondance de vocalises indigeste et lui reprochant de ne pas laisser la musique respirer. Pour ma part c’est simple, j’adore.

Alors que certains ne sont pas encore remis de l’album de Hour Of Penance sorti il y a maintenant un peu plus d’un an, l’Italie nous balance une nouvelle bombe qui risque d’en laisser pas mal sur le tapis et qui prouve une fois encore que l’Europe, avec des représentants tels que Wormed, Defeated Sanity ou les susmentionnés Blasphemer et Hour Of Penance, peut venir bousculer les U.S.A et disputer leur suprématie en matière de brutal death.

  1. kuro – laughing death
  2. compulsive obliteration
  3. ix son
  4. the killing dogma
  5. 38-gauge absolution
  6. on the inexistence of god
  7. nihilist preachers of death
  8. cloaca of iniquity
  9. dining upon the unburied
  10. outro
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