The Warlocks – The Mirror Explodes

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Style: dark garage psychéAnnee de sortie: 2009Label: Tee Pee Records

C’est avec l’album Phoenix de 2002, que les Warlocks sont à leur apogée. Line up au complet, le groupe comprend trois guitares et deux batteries (en plus de la basse et du clavier). De quoi construire une imposante cathédrale garage-psyché, aux relents de magie noire. Mini succès et, de ce sommet hédoniste, le groupe commence à trop (se) brûler. Mais tel l’oiseau légendaire qui donnait son nom à l’album, les Warlocks ont réussi à renaître. Simplement un peu plus cramés à chaque fois (changements de line-up récurrents, problèmes de labels, de drogues… La routine). Résultat, les albums suivants seront surtout prétexte au leader Bobby Hecksher d’exorciser ses dépressions chroniques (le magnifique Surgery et le non moins fantastique, mais franchement terrifiant, Heavy Deavy Skull Lover).

Aujourd’hui, si les Warlocks alignent toujours trois guitaristes, ils ne comptent plus qu’un seul batteur et ont définitivement perdu leur clavier. C’est donc Hecksher qui se charge (en plus de la guitare) des quelques nappes qui habillent The Mirror Explodes. Et si la production est également plus sobre, le groupe reste fidèle à son mur du son. Noir, le mur. Dès le premier morceau, « Red Camera », nous sommes dans les territoires 60’s-psyché-« goth » cafardeux explorés depuis les deux derniers albums. Guitares barbelées de fuzz, feedbacks grinçants comme des couvercles de cercueils, batterie monolithique… On n’a toujours pas installé la lumière dans le donjon des Warlocks. Seules légères exceptions : “There’s A Formula To Your Despair” : peut-être le seul moment où l’obscurité se fait moins oppressante, et les guitares plus claires. Comme un début de volonté de guérison ; Et la jam instrumentale « Frequency Meltdown » (exercice que le groupe ne pratiquait plus, sur disque, depuis un moment). Le tempo se fait plus enlevé, les sorciers nous laissent nous dégourdir un peu.

Ailleurs, les Warlocks continuent de composer la B.O idéale de ce à quoi devaient ressembler les lancinantes partouzes luciférienne du disciple d’Aleister Crowley, Kenneth Anger, lorsque celui-ci fréquentait les Rolling Stones dans le swinging London underground. Le meilleur exemple, et véritable chef-d’œuvre de l’album, reste « Standing Between The Lovers Of Hell » : En incarnation nécromancienne du Velvet Underground, la secte Warlocks manie parfaitement l’art de faire tourner un riff narcotique, appuyé par un martèlement neurasthénique, pour mener à la transe intoxiquée.

Les Warlocks semblent donc avoir trouvé la bonne formule et continuent de psalmodier leurs incantations sans jamais lasser. Jusqu’au final « Static Eyes », sublime petite mort. En attendant la prochaine résurrection.

  1. red camera
  2. the midnight sun
  3. slowly disappearing
  4. there is a formula to your despair
  5. standing between the lovers of hell
  6. you make me wait
  7. frequency meltdown
  8. static eyes
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Commentaire

  1. Faya says:

    Bien vénéneux cet album, tout en étant diaboliquement cool et zen. Merci de la découverte !

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