Peter Kernel – How to Perform a Funeral

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Style: indie-rockAnnee de sortie: 2008Label: On The Camper Records

C’est sous forme de trio que El Toco (qui deviendra ensuite Peter Kernel) voit le jour en 2005. A cette époque, Barbara (basse, chant) souhaite simplement mettre en musique ses courts métrages, et s’entoure donc d’Aris à la guitare, ainsi que de Däwis à la batterie pour mener son projet à bien. Quelques mois plus tard, le groupe possède déjà quelques morceaux et décide donc de les utiliser comme bande-son pour le film Like a giant in a towel, trip expérimental réalisé par Barbara en super 8, qui sera même projeté au Locarno International Film Festival.
En 2006, Le groupe sort une démo intitulée Home recordings (pressée à trente exemplaires), et collabore aussi avec le duo féminin italien AMAVO sur le split AMAVO El Toco, tout en multipliant les apparitions scéniques en Suisse, comme en Italie.
L’arrivée d’Anita à la guitare en 2007 va précipiter les choses, car en à peine quatre mois de collaboration et de composition, la formation prend le chemin du studio La Sauna en Italie pour enregistrer son véritable premier album.

Piochant dans un registre clairement influencé par Sonic Youth, How to perform a funeral est un album qui oscille constamment entre tension et accalmie, dissonance et mélodie, sans jamais perdre l’auditeur. Grâce à des compositions généralement assez courtes (trois minutes et des brouettes pour la majeure partie), le groupe séduit par son efficacité, mais aussi par la facilité qu’il a à colorer et varier les atmosphères développées tout au long des onze titres présents sur la galette.
Si le spectre de Sonic Youth est omniprésent – musicalement, mais aussi au niveau du travail sur les voix de Barbara et Aris qui se partagent le micro –, on peut aussi déceler de nombreuses influences allant de Pavement à Shellac, en passant par Number One Cup ou encore Sebadoh.
Musicalement schizophrénique, le quatuor aime brouiller les pistes et passer d’un extrême à l’autre, comme le prouvent des titres tels que Happy to see you et What the hell. En effet, si le premier morceau vous prend à la gorge et vous glace le sang à grand renfort de cris angoissants et d’expérimentations sonores, le second (dont le début n’est pas sans rappeler Bionic de Placebo) envoûte par son côté aérien et ses guitares ronronnantes, renforcées par un chant nonchalant à la Christopher Crisci (The Appleseed Cast). Et c’est comme ça durant quarante cinq minutes, le groupe enchaîne les morceaux et les ambiances sans aucun temps mort, et surtout, sans faux pas.

Facilement assimilable, varié et cohérent à la fois, How to perform a funeral est un album qui fait mouche et qui se déguste du début à la fin. Clairement influencée par la scène indie-rock des nineties, la formation tessinoise séduit par son savant mélange sonore qui navigue entre noise, lo-fi, et qui est souvent teinté de mélodies pop, calibrées pour s’imprimer dans vos conduits auditifs.
En ce qui me concerne, ce premier album est donc une véritable réussite que je vous recommande vivement, et qui risque bien d’en étonner plus d’uns.

  1. he’s a heartattack
  2. videotapes in dubai
  3. i counted them to die properly
  4. shoot back
  5. happy to see you
  6. in case
  7. smiling
  8. flies die
  9. what the hell
  10. radio cowboy
  11. rena
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Commentaire

  1. Rémi says:

    vraiement super super super bien! Merci

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