Procession – The Cult of Disease

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Style: doom traditionnelAnnee de sortie: 2009Label: Iron Kodex

Voilà un EP qui fait plaisir aux oreilles.
Procession nous vient du Chili et avec une telle galette il risque d’en amener pas mal à venir écouter le son de cloche de sa paroisse.

Le Chili est une terre de Métal, comme toute l’Amérique du Sud, pas besoin de vous faire un dessin, on pourrait passer la nuit à psalmodier sur qui est le meilleur représentant du continent tant la liste est longue, mais pour l’occase on va s’arrêter sur Procession qui depuis son hémisphère vient parachuter un disque de doom traditionnel pas piqué des hannetons depuis son bombardier primitif.
C’est dans la langue sacrée des porteurs de patchs sur veste en jean que Procession s’exprime à travers ce The Cult Of Disease, un disque qui n’emprunte à la tradition que le fondamental.
Tout transpire la référence et non le plagiat chez les chiliens, quand la substance Saint Vitus est palpable c’est pour rappeler son caractère indispensable et immuable à l’expansion du genre, quand l’émanation de Count Raven s’impose à la sensation d’analogie c’est avec une impression majestueuse que le révélateur « exhauste » le goût du souvenir parfait et quand le saisissement d’un Candlemass sur les deux faces dore la moelle d’une certaine nostalgie, on ne peut que se résoudre à accepter l’imparabilité d’un tel disque.

The Cult of Disease est heavy, un disque de doom dans son essor accompagné par des zikos qui l’emmènent avec une générosité de tous les instants se payer une tranche d’éternité sur la scène du coin.
La voix de Felipe Plaza Kutzbach est d’une justesse incroyable, ses riffs supportent la charge avec émotion et inspiration, les riffs de « Down the River of Corpses » sont inoubliables, à côté de ça Daniel Pérez à la basse et Francisco Vera à la batterie fournissent un boulot monstrueux, c’est granuleux, ça rock, et les vagues attaquent le cervelet comme de l’hydroponique après une cure d’Ether avec des potes de passage, « t’entends ? ».

Dans le sillage d’un groupe comme Lord Vicar, l’élève a déjà dépassé le maître et comme Charon, mène sa barque entre les deux rives.
Une pure sortie chez Iron Kodex, un disque pour le moins poignant, on the road to the gravegarden…
EP Déjà culte. Indispensable.

http://www.youtube.com/watch?v=-BFS09jpalI

 

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2 Commentaires

  1. Monster says:

    C’est malin, ça n’existe qu’en vinyl cette chose plutôt underground… ça ne m’empechera pas de le mettre sur ma liste d’achat !

  2. noohmsul says:

    Les extraits sur le myspace sont bien bon en tout cas!

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