Bilan 2009 kollapse

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Albums de l’année

ZuCarboniferous
Les Italiens sortent ici leur album le plus ouvert de leur discographie. Sur leurs précédents méfaits, Zu se consacrait à une noise-rock-free-jazz de très bonne facture, écorché, saccadé, expérimental et pas mal cinglé. De folie il en est toujours question ici, mais celle-ci est bien plus contenue, faisant place à des atmosphères travaillées, des structures évolutives et plus "construites" et une puissance latente qui laisse pantois.


KylesaStatic Tensions
Le 4ème album est le bon. Leur pierre angulaire, leur Graal, leur chef-d’œuvre. On s’en était déjà fortement approché avec le précédent, mais c’est ici pleinement le cas : Kylesa réussit un album dont aucun titre n’est faible, que ce soit de l’ambiancé (quasiment gothique parfois) au plus massif, chaque plage possède son passage mémorable et une écriture qui n’a jamais été aussi inspirée. Ça va être difficile de faire mieux.


CoalesceOx
Ben non le groupe n’avait pas splitté, messieurs les impatients. Bon ils avaient déjà donné signe de vie 2 ans auparavant avec un 2 titres magistral (salt & passages), laissant augurer du meilleur pour l’album à venir. Le voilà et le cru Coalesce 2009 est une réussite totale. De métal/hardcore cérébral est venu se greffer, le plus naturellement du monde, des influences country-rock et americana, celles-ci étant surtout présentes sous forme d’interludes. Au départ surprenant, la sauce prend pourtant : Ox est un album cohérent, massif, coloré, homogène et plein de groove(s).


KeelhaulTriumphant Return to Obscurity
Ben non, eux non plus n’avaient pas splitté. Et eux aussi avaient prévenu de leur retour, avec cela dit un EP un peu moyen qui laissait un peu sceptique quant à l’inspiration du moment du quatuor de Cleveland. Que nenni ! Keelhaul a parfaitement choisi son titre car c’est bien d’un retour triomphant dont il est question ici. Un son terrible sert des compos toujours aussi alambiquées, complexes et riches. Néanmoins, le groupe a simplifié sa formule, ce qui rend l’album certainement plus facile d’accès que les précédents skeuds. Magistral encore une fois.


The Blinding LightJunebug
Leur premier album était une claque énorme. Un métal/hardcore massif mariant des influences diverses et faisant office de pont idéal entre SlayerConverge, lesSwans ou Crowbar. 5 ans après, toujours les mêmes ingrédients et encore la même tarte. Ils signent ici un album à la teneur plus lumineuse, au propos plus varié mais toujours aussi massif, à la puissance dévastatrice et toujours cette science de riffs imparables surmontés de cette voix charismatique. Un groupe mésestimé.

Black Math HorsemanWyllt
Premier album et première réussite. Leur doomy stoner space-rock  s"étale sur à peine 35 minutes et c’est très bien comme ça, less is more comme on dit. Un jeune groupe donc mais à la personnalité déjà pourtant très mûre, ces 6 titres laissent présager du meilleur pour la suite. Un bel album.


Pissed JeansHope For Men
Le pig-fuck punk-noise-rock de ces doux dingues est vicieux, rock’n’roll et délicieusement mordant. Dignes héritiers de grands tels Jesus Lizard, Stooges ou Tad, les pisseux confirment ici qu’ils ont bien l’étoffe de rois. Ils étalent leur crassitude pleine de classe tout au long de ces 12 titres qu’ont aurait aimé voir se prolonger par davantage de titres, car une fois conquis par leur bouillie nerveuse et méchante, il est difficile de ne pas en redemander. Pas grave, la touche repeat est là pour ça.


Kill the VulturesEcce Beast
Mon album hip-hop de l’année, il est tout trouvé. Crade, urbain, dépressif, jazzy, cet espèce de Dälek plus minimaliste est un OVNI dans un univers hip-hop de plus en plus sclérosé par la médiocrité et la redite. Le flow monolithique semble avancer envers et contre tout, les refrains poisseux hantent et vrillent le cerveau, les instrus et divers sons étranges ont été pensés jusqu’au plus petit détail. Un véritable travail d’orfèvre, cohérent et qui installe les Kill The Vultures parmi les formations hip-hop les plus intéressantes de ces dernières années.

IsisWavering Radiant
Isis continue son avancée tout en reculant ici d’un pas. Car si le clavier n’a jamais été aussi présent dans la musique des Californiens, on pensera souvent à une version plus actualisée d’Oceanic, bien que ce nouvel album n’ait pas la stature de son immense référentiel. Peu importe, le groupe ne sortira plus de chef-d’œuvre (je ne demande qu’à être contredit), il n’en est pas moins que ce dernier effort fait la part belle à des ambiances aquatiques et des phases évolutives d’excellentes factures, et en celà il s’agit d’une réussite.


Part ChimpThriller
Sacré culot que de sortir un album avec pareil titre, quelques mois après la mort du Bambi Jackson. Ce sera d’ailleurs le seul point commun entre les Anglais et le roi de la pop. Part Chimp a conçu un album lourd, bruitiste-bien que ce soit moins le cas que par le passé- et au rendu fortement heavy-rock. En effet, ce son presque stoner sied très bien aux compositions grasses et denses du quatuor Londonien. Au final, un très bon disque, à mettre à fort volume afin que celui-ci prenne toute son ampleur.

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