Sidewaytown – Years in the Wall

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Style: post-rock/alternatif/shoegazeAnnee de sortie: 2009Label: Viva Hate Records

A skygazing post rock symphony. A la seule vue de cette accroche figurant sur la pochette du premier album de Sidewaytown, on peut se dire qu’il y en a encore qui se touchent pas mal sur les étiquettes ! Et pourtant même si celle-ci est farfelue, on n’est pas si loin de la réalité…

Sidewaytown est le projet solo d’un allemand, Markus Baltes, ancien chanteur d’Autumnblaze (épaulé ici par Fabian Staub à la basse et Ulf Theodor Schwadorf de The Vision Bleak/ex. Empyrium derrière les fûts), dont la volonté est d’allier à son univers musical (fortement apaisé par rapport au doom/death de son ancien groupe) une vision cinématographique.
Ainsi cet aspect transparait même dans le livret où l’on peut lire l’histoire d’un personnage prénommé Gordon (à qui il arrive pas mal de malheurs, le pauvre) dont on suit la vie à partir de sa naissance au fil des morceaux (il y a pour chacun d’eux un petit texte narratif en option).

Afin de coller au mieux à cet aspect cinématographique plutôt original, Sidewaytown s’est donc embarqué dans une atmosphère entre post-rock, rock alternatif et dream-pop/shoegaze (grâce à cette discrète enveloppe de saturations guitare/claviers), soit majoritairement vers un style pour lequel l’émotion doit être au rendez-vous. Et c’est ici plutôt le cas ! Ces dix morceaux sont plutôt variés, menés par la douce voix mélancolique de Markus, elle-même secondée par une session rythmique qui hésite entre le tristounet et l’aérien. Les ambiances flirtent donc avec celles délivrées par God Is An Astronaut, Mogwai ou Sigur Ros sans toutefois parvenir à s’approprier le caractère céleste de ces derniers. La faute peut-être à cet aspect de facilité et de redondance dans les mélodies qui se fait sentir petit à petit, dommage car sans cela la réussite aurait été totale.

Sans être vraiment original, Sidewaytown signe donc un joli concept-album qui devrait contenter les amateurs de mélopées et d’ambiances mélancolico-lacrymales. Une suite devrait voir le jour bientôt (il vaudrait mieux car l’histoire de Gordon s’interrompt sur un suspense intense: sa femme guérit d’une tumeur puis disparait… quel mystère !)

A noter qu’il s’agit là d’une ressortie : sorti d’abord en 2007 dans l’indifférence générale, Years In The Wall est de retour dans les bacs aujourd’hui via Viva Hate Records (Ulver, Pelican…) avec un son remasterisé.

  1. sorry for the bad view
  2. paper walls
  3. asylum f 22.0
  4. put your sun in the corner
  5. beautiful accident
  6. lightseconds
  7. empty station
  8. don’t visit a dying bastard
  9. outpatient: voice
  10. the fine print
beunz
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Commentaire

  1. pearly says:

    J’ai trouvé ce truc nul.
    Si lebo lit ces lignes, il se souviendra de ce disque passé en fin de soirée après un dîner.
    Neurasthénique, sans profondeur, son sous-titre affiché sur l’album « A skygazing post rock symphony » affiche un objectif loin d’être atteint, frôlé même. Doucereux, mignon, peut-être joli par moment, mais à mon sens parfaitement inintéressant.

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