Fear Factory – Mechanize

Après plusieurs épisodes à la Melrose Place qu’on ne détaillera pas ici faute de temps et d’intérêt, voilà réunis les 2 comparses à l’origine de Fear Factory, Burton C. Bell et Dino Cazares. Ils reviennent épaulés par Byron Stroud à la basse et Gene Hoglan à la batterie, excusez du peu, fiers de nous présenter leur nouvelle progéniture, un album dont les atours ressemblent à s’y méprendre à un album de… Fear Factory. Ca tombe bien on n’en demandait pas plus.

Je ne vais pas vous servir un couplet à la mords-moi le nœud sur « Fear Factory c’était mieux avant, Demanufacture truc et ainsi de suite », je l’ai déjà fait dans la chronique du dernier album, et ce qui compte aujourd’hui c’est que ce nouvel album est un pur produit estampillé Fear Factory et garanti en pur jus de cyber metal agressif et mélodique.

Quand on se voit offrir de belles pépites façon « Industrial Discipline », « Powershifter », « Oxidizer » ou « Christploitation » (énormissime), on ne fait pas la fine bouche, on écoute et on dit juste merci. C’est ce que je fais en constatant :
- Que la musique est redevenue agressive et prenante après une baisse de régime sur le pataud Transgression (voir les « Powershifter », ou « Christploitation » avec leurs putains de changements de rythme),
- Que Gene Hoglan et Byron Stroud font, malheureusement pour les anciens, facilement oublier Raymond Herrera et Christian Olde Wolbers (et au passage leur pathétique groupe Arkaea), prouvant que Fear Factory c’est d’abord Burton C. Bell, seul dénominateur commun de tous les albums du groupe, et Dino Cazares, quand ces deux-là ont la bonne idée de ne pas se faire la gueule,
- Que Burton est toujours apparemment le seul gars au monde capable d’aligner une (en apparence) bête alternance entre des couplets hurlés et un chant clair mélodique sans que ça sonne téléphoné et qu’on ait envie de lui faire bouffer son micro au bout de 2 titres; ce mec a décidément une voix terrible,
- Que Rhys Fulber est toujours le parfait metteur en scène de cette musique cybernétique et qu’il contribue parfaitement à l’ambiance futuriste des titres,
- Que même dans le registre de la ballade (qui traite de l’euthanasie) avec « Final Exit » Fear Facto’ colle son pain, puisque ce titre est magnifique.

Alors oui on pourrait (et certains ne manqueront d’ailleurs pas de) chouiner sur le manque d’innovations, le peu de prise de risques, moi je me contente de noter que quand on est capable après tant de déboires, de sortir en 2010 un 7ème album d’une telle qualité et surtout avec une telle constance dans la qualité, on impose juste le respect.
Et pour résumer, je prends mon pied avec Mechanize malgré son côté cousu de fil blanc. Merci messieurs et à dans deux ans pour la prochaine dose.

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Tracklist :

  1. mechanize
  2. industrial discipline
  3. fear campaign
  4. powershifter
  5. christploitation
  6. oxidizer
  7. controlled demolition
  8. designing the enemy
  9. metallic division
  10. final exit
  11. crash test (limited edition bonus track)

A PROPOS DE krakoukass

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