Helloween – Unarmed

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Style: heavy metalAnnee de sortie: 2009Label: JVC/Victor & Sony/SPV

Si Helloween était une attraction, ça serait les montagnes russes : des hauts éclatants et des bas consternants. Ainsi quand les cinq Teutons tentent de me refiler deux pelletées de merde contre un baril de bonne musique, je passe mon chemin. Cependant lorsqu’ils ont l’excellente idée de proposer pour leurs 25 ans de carrière non pas un énième « best-of » mais onze de leurs chansons en version acoustique et symphonique, je ne boude pas mon plaisir. Quitte à être déçu. Unarmed, puisque c’est de lui qu’il s’agit, ne me déçoit pas.

L’exercice balaie presque l’ensemble de leur parcours et fait la part belle à Keeper of the seven keys I & II sans oublier Master of the rings, The time of the oath, The dark ride et Gambling with the devil : de bons, voire de très bons disques. Le joyeux Power-Metal cucurbitacéen a été passé à la moulinette. Il en résulte un album frais et léger.

J’entends (et je lis) déjà les vociférations des Ayatollahs réunis de la pédale de distorsion, de la permanente et de la veste à patch… La version folk de « Eagle fly free » ou les chœurs et la petite ambiance Latino de « I want out » vont certainement faire hurler dans les chaumières. Bien sûr, on pourrait s’offusquer de la tournure très orientée « radio » de certains titres : « If I could fly » et « Back from where the rain grows » sonnent comme des ballades. Et alors ? Où est le problème ? Je trouve l’expérience au pire intéressante, au mieux réjouissante. Mine de rien, il fallait un minimum de courage et de créativité pour oser de telles transpositions.

Inutile de trop se prendre la courge, les citrouilles ne l’ont jamais fait. Je prends cette galette comme elle vient : une chouette parenthèse. Une fenêtre ouverte qui laisse entrer un peu d’air dans le monde par trop codifié du Heavy-Metal. C’est sans doute pour ça que j’ai de la sympathie pour ces farceurs : loin de sanctifier ou de révérer le style dont ils sont les indéniables dépositaires en perpétuant je-ne-sais-quelle tradition, ils n’hésitent jamais à lui faire un joli croche-patte.

J’en conviens, le résultat final est assez aléatoire : « Perfect Gentleman » ou « Future world » font pâle figure à côté du déjanté « Dr Stein » ou du colossal medley « The keeper’s trilogy ». Unarmed a au moins le mérite de bousculer un peu un ordre établi et de plus en plus gonflant. Un peu seulement, je me dis qu’ils auraient dû pousser le bouchon encore plus loin… Peut-être pour leurs 50 ans de carrière ?

  1. dr. stein
  2. future world
  3. if i could fly
  4. where the rain grows
  5. the keeper’s trilogy
  6. eagle fly free
  7. perfect gentleman
  8. forever & one
  9. i want out
  10. fallen to pieces
  11. a tale that wasn`t right

Chroniqueur

alchemist

Chroniqueur inter mi-temps, amateur de chats, de Metal mélodique sous toutes ses formes, de fromages de caractère, de bons bouquins, de radios intelligibles... et de zombies.

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4 Commentaires

  1. Monster says:

    Je trouve ça bizarre d’être aussi indulgent pour un disque aussi infecte et ridicule. Ces reprises version variétoche (pas trouvé d’autre mot pour les définir) sont absolument ridicules et même pas droles. J’ai rien trouvé à sauvé sur ce disque hyper mal foutu. Je pense même qu’il s’agit d’un des pires disques que j’ai jamais écouté de ma vie et pourtant j’aime Helloween.

  2. Alchy dans la colle says:

    Aucune once d’indulgence, je trouve cet album sympa, vraiment. La variété c’est pas un gros mot, j’aime bien la variété (des fois).

  3. Monster says:

    Ouais mais là je trouve que c’est variétoche, style l’espéce de cover de Kiss des enfoirés…

  4. Monster says:

    Pis non pas d’indulgence de ma part, on est TRVE ou on ne l’est pas huhu.

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