Cave In – Planets of Old

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Style: heavy rockAnnee de sortie: 2010Label: Hydrahead

Planets of old sonne le second retour de Cave In après le « faux » départ que fut Perfect pitch black. Cinq années où les projets de chacun occupèrent l’espace (Octave Museum, Stephen Brodsky, Zozobra), le temps que les liens se tissent de nouveau, que tout le monde déménage et se rende compte qu’il suffisait de quelques coups de fil pour se retrouver dans la même salle de répète et dépoussiérer de vieux titres avant d’en écrire de nouveaux.

Un concert est organisé, enregistré, gravé sur DVD et vendu en bonus du EP. Beau produit que celui-ci par ailleurs. Son excellent, set list conséquente piochant dans pratiquement tous les coins de la discographie de Cave In (à l’exception d’Antenna et de Beyond hypothermia) pour montrer que le quatuor de l’époque Until your heart stops est de retour. Un CD bonus de ce concert était aussi disponible pour les premiers à avoir commandé le disque (c’est mon cas) dans une petite pochette en carton, inédite elle aussi.

Les quatre nouveaux prouvent aussi que le groupe n’a pas oublié sa discographie et continue d’incorporer tous les éléments de celle-ci dans sa musique. « Cayman tongue » débute lentement et montre de très beaux signes de vie mais souffre de ralentir un peu trop le tempo. D’autres trouveront ce titre fantastique, mais je ne l’ai pas encore apprivoisé et suis à moitié déçu à cause de sa progression hésitante. Le bonheur commence pour moi avec « Retina sees rewind » dont la mélodie en fait un hit en puissance. La touche rock de Steven Brodsky est bien mis en évidence devant un riff musclé et mélodique. Le meilleur compromis des deux mondes.

Le second titre notable fait beaucoup moins la part des choses et retourne brièvement à l’époque où Cave In faisait encore partie de la même scène que Converge. Furie, hurlement de Brodsky (Scolfield s’en charge en live), tempo énergique. Le hardcore chaotique n’est pas de retour mais la puissance et la folie si. L’énergie et la mélodie se retrouvent finalement sur le dernier titre aux couplets d’abord punk jusqu’à ce que le metal s’ajoute, puis qu’un tempo Until your heart stops intervienne derrière un chant clair quasi Jupiter. En quatre titres seulement, Cave In fait le tour et n’oublie personne. Rien n’est plus à la même place mais tout est tout-de-même présent. En soi, Planets of old est une série de coup de coude musicaux dirigé autant aux musiciens qu’à leurs publics. Des clin d’oeils sans rien d’anecdotiques ne faisant pas qu’augurer d’un retour aux sources mais d’un nouveau départ. Comme si Ben Koller de Converge n’avait jamais joué de la batterie sur Perfect pitch black et que le cycle ne s’était pas interrompu jusqu’à cet EP. Le vrai retour du grand Cave In, pour longtemps on espère.

  1. cayman tongue
  2. retina sees rewind
  3. the red trail
  4. air escapes

Chroniqueur

Mathieu Lubrun

Hororo est chroniqueur depuis 2004 sur Eklektik, bibliothécaire de profession, passionné de musique (metal, jazz, hip hop, electro …) et de comics. Alcoolique de concert et de disques, bavard et effervescent dès qu’il rentre en contact avec un artiste qu’il apprécie. Contactez-le pour lui dire tout ce que vous voulez à son adresse personnelle xhororox [AT] gmail [DOT] com et/ou suivez-le sur Twitter.

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