Elitist – Elitist

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Style: hardcore/punk/metaAnnee de sortie: 2009Label: Paradigms

Elitist, ou comment mettre à l’amende toute la scène sludge/punk/hardcore avec seulement cinq morceaux! C’est en effet ce que vient de faire ce jeune groupe américain grâce à un premier EP sorti l’année dernière sur le label anglais Paradigms (Borgia, Bosnia, Woburn House, Old Mayor…). Originaire de Portland dans l’Oregon, les quatre lascards d’Elitist reprennent là où Cursed s’est tristement arrêté en y ajoutant un brin de metoooool en plus.

Alors oui, l’artwork n’est pas forcément super original. Crâne humain et crâne de bouc sur fond de croix renversée… Hum ok, on navigue a priori dans le cliché. Sauf qu’une fois la touche play enfoncée, difficile, à moins d’être complètement demeuré, de ne pas se rendre compte qu’il en est tout autrement. « Back To The Funeral » annonce donc la couleur sous la forme d’un titre lourd, poisseux et puant la haine à des kilomètres. La suite n’est que violence, rage, désespoir et noirceur sur fond de larcens dégueulasses, de blasts insolents (Crowpath n’est jamais loin) et de riffs cradingues. Quelle ambiance mes amis! J’en suis encore sur le cul.

J’ai tout à l’heure parlé de Cursed pour la folie destructrice de tout ce bordel mais j’aurais tout aussi bien pu vous parler de Mammoth Grinder pour le côté « coinçé le cul entre deux chaises » (crust/punk/hardcore d’un côté et sludge/metal de l’autre) ou Trap Them. Ceci bien sur pour vous permettre de situer le truc, sauf qu’il y a chez Elitist quelque chose en plus, un je ne sais quoi de nauséabond et de malsain qui permet au groupe de tirer son épingle du jeu et finalement de prendre un peu la tangeante face aux comparaisons hasardeuses en tout genre.
Entre la lourdeur d’un « Back To The Funeral » et la furie d’un « The United Banks Of America », autant dire qu’il vous faudra vous accrocher pour supporter autant de violence d’un coup. Car c’est dans l’urgence la plus totale que le groupe vomit sa haine, sans temps mort, juste de quoi vous assomer définitivement le crâne à coup de riffs doomesques et autres martellements pachydermiques.

Il y a donc définitivement quelque chose de magique autour de la ville de Portland. Une scène musicale incroyable, un esprit DIY et alternatif toujours aussi présent et revendicatif et… les Suicide Girls. Enfin ça c’est une autre histoire.

Bref, je ne sais pas quoi vous dire d’autre si ce n’est que ce disque envoie le bois comme il faut. Cinq titres c’est peu mais étant donné l’intensité qui se dégage de chaque morceau, cela constitue déjà une belle entrée en matière. J’attends donc pour ma part la suite avec grande impatience, d’autant que les nouveaux morceaux disponibles sur leur MySpace laissent présager une évolution significative qui devrait alors mettre tout le monde d’accord quant à la suprématie indiscutable de ce groupe. Cursed est mort, vive Elitist!

  1. back to the funeral
  2. tidal influence
  3. determinism
  4. the united banks of america
  5. blasphemy articles
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2 Commentaires

  1. kollapse says:

    Oh oui, que cet EP est court, bien trop court. La relève de Cursed, faut pas la chercher bien longtemps, elle se trouve du coté d’Elitist. C’est la guerre pendant à peine moins d’1/4 d’heure : intensité, rage, brutalité, le tout entremélé d’ambiances à se flinguer, bref on tape ici en plein dans le supreme du cradingue. Autant dire que j’attends leur prochain album avec une grosse grosse impatience.

  2. AxGxB says:

    Leurs nouveaux morceaux sont vraiment un poils au dessus de ce EP en plus.
    Vivement la suite en effet!

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