Crank County Daredevils – Crank County Daredevils

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Style: southern sleaze metalAnnee de sortie: 2010Label: indépendant

Au cours d’un diner récemment organisé par l’Amicale des Violeurs de Chiens Morts Énucléés, l’un des membres de cette honorable institution m’apostropha en ces termes : « dites donc mon cher Robert (pour des raisons que vous comprendrez aisément, j’ai choisi de ne pas révéler ma véritable identité à ces jouisseurs invétérés), vous n’êtes pas sans savoir que nous autres violeurs de chiens morts énucléés ne pouvons pratiquer notre passion qu’à l’écoute d’une musique adéquate. Vous qui avez un savoir incommensurable en la matière (pour des raisons que vous comprendrez aisément, j’ai choisi d’exagérer mon véritable savoir auprès de ces épicuriens impénitents), n’auriez-vous pas quelques conseils à nous prodiguer ? ».

« Que je suis heureux que vous me posiez cette question ! lui dis-je, car vous me fournissez là un excellent prétexte pour parler d’un groupe ô combien recommandable sur le webzine que j’ai mis en place et qui me permet de quasiment doubler mon salaire tous les mois (pour des raisons que vous comprendrez aisément, je n’ai pas jugé utile de lui dire que je ne suis qu’un sous fifre payé au lance-pierre par de lamentables suppôts du capitalisme).

« Dans le cas qui vous préoccupe, repris-je, et parce que je vous sais féru d’Artimus Pyledriver, des premiers Backyard Babies et du Gun’s N’ Roses avec des couilles partout, le dernier album des Crank county daredevils me semble tout indiqué. Quatre ans après leur 2ème album Livin in the red (le premier Kings of sleaze datant de 2004), ces fiers à bras américains n’ont pas hésité à revenir faire saigner nos hémorroïdes purulents.

À l’écoute des vocaux venimeux crachés à la face de l’auditeur, votre esprit ne manquera de vous transporter dans les bas-fonds de quartiers délabrés et désaffectés (érection durable assurée). Leur particulière rugosité n’entamera pas, j’en suis persuadé, votre enthousiasme pour votre estimable penchant.

Musicalement, j’aurais du mal à vous décrire cette déferlante autrement qu’en la qualifiant, à l’instar de l’auto proclamation du groupe, de southern sleaze metal. C’est cru, c’est direct, c’est puissant, ça pue, ça dégouline. Bref, c’est du foutrement bon ! Il vous faudra toutefois assez rapidement terminer votre affaire car, en la matière, « cru » et « direct » riment souvent avec « court » (un peu moins de 33 minutes). »

« Une précision cependant, cher ami cynophile : si les deux précédents opus constituaient la parfaite bande son pour des ébats nécro-canins fougueux, ce Crank county daredevils, légèrement moins brut, saura également accompagner de banales soirées sadomasochistes où les cordes et la cire chaude font le délice de convives exigeants. »

La pendule affichant bientôt minuit, il me fallut quitter la compagnie de mon charmant interlocuteur ; je le saluai alors sur le ton de la confidence : « je dois vous quitter, 3 jeunes vierges lubriques n’attendent que moi pour sombrer dans le stupre le plus obscène ; faites-moi penser à vous conter cette probable ode à la débauche une autre fois ! » (pour des raisons que vous comprendrez, je n’ai pas osé lui avouer que je me couche rarement après 22h et que mère est sans doute morte d’inquiétude car je ne l’ai pas appelée depuis 20 minutes !).

http://www.youtube.com/watch?v=uzXIrVWnLdc&feature=related

1. Life Under The Blade
2. Fall Down
3. Tearing Me Up Again
4. It’s Calling Me
5. Engines Revin’
6. Last Dance
7. Lies
8. Back In The Motor City
9. Comming Down (It’s Such A Bitch)
10. Fight

Leur myspace

Chroniqueur

Darkantisthène

Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

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