Burning Love – Songs For Burning Lovers

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Style: post-cursed hardcore'n roll Annee de sortie: 2010Label: Deranged Records

Il y a de ces souvenirs qu’on a toujours du mal à encaisser même plus de deux ans après les faits. Rappelez-vous les mecs de Cursed paumés au fin fond du trou du cul des montagnes tchèques, dépouillés de leurs instruments, passeports et argent, dégoûtés de la vie, annonçant la fin du groupe avec l’amertume du désespoir.

Depuis, devant les wagons de groupes de sous-Cursed qui apparaissent chaque semaine sur les pages bandcamp, beaucoup se sont mis à fantasmer sur une reformation histoire de remettre les points sur les i. Malheureusement une reformation pas à l’ordre du jour car le vocaliste Chris Colohan a déjà fondé un nouveau projet, Burning Love qui, après une très engageante démo sortie en libre-téléchargement en 2009 et un E.P début 2010, est déjà de retour toujours accompagné de sa nouvelle bande d’amoureux cramés, franchissant cette fois déjà le cap du premier album.

Colohan étant le seul rescapé de Cursed, on aurait donc pu s’attendre à du Cursed-bis, ou du moins à ce que les vocaux soient sans surprise sur ce Songs For Burning Lovers. Or ce n’est pas le cas puisque le chanteur a une manière de chanter bien différente, certes toujours aussi puissante et éraillée mais moins éructée et « plus chantante ». Chantante en effet car la musique de Burning Love n’a plus grand-chose à voir avec Cursed, se situant dorénavant plus dans un rock’ roll boosté aux amphets et gras comme ta dinde du dernier réveillon chez Mamie. L’aspect haineux/glauque est donc quelque peu délaissé (niveau musique, pas vraiment niveau imagerie) au profit de riffs pêchus et rentre-dedans, agrémentés de quelques soli/gimmicks de guitares fortement susceptibles de vous coller la banane (et même la pêche fruitistiquement parlant), notamment Gain ou The Needle. Des structures simples, des compos qui sentent la sueur et le rock’ n roll, bref ces treize morceaux s’enchaînent sans temps mort (mise à part l’interlude Piano) et les 30 minutes que durent cet album passent à une vitesse folle !

Un retour qui ravira les amateurs de Cursed les plus ouverts car en effet, on est ici loin des riffs dégueulasses d’antan mais désormais plus dans la lignée de The Bronx ou Coliseum. Une recette peut-être moins originale mais qui se révèle néanmoins particulièrement accrocheuse. Espérons qu’ils poursuivent dans cette voie en arrêtant de se faire voler leurs affaires, en effet comme si Colohan était maudit, la même mésaventure leur est de nouveau arrivé à Prague en novembre dernier mais rassurons-nous, pas de split de Burning Love en vue cette fois-ci !

1. Destroyer Of Worlds
2. Don’t Ever Change
3. Memento Mori
4. Gain
5. Curse Breaker
6. Miserable Sound
7. High Speed Wires
8. Alien vs. Creditor
9. Money Shots
10. Morning After Party
11. Piano
12. The Needle
13. Burning Love

www.myspace.com/burninglovers

beunz
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2 Commentaires

  1. drommk says:

    marrant, je croyais que t’aimais pas bien… Faudra que j’écoute l’album du coup

  2. AxGxB says:

    Excellent disque, certes différent de ce qu’à pu proposer Colohan avec Cursed mais finalement peut-être un peu plus proche de Ruination et Left For Dead.

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