Pestilence – Consuming Impulse

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Style: Death MetalAnnee de sortie: 1989Label: Roadrunner RecordsProducteur: Harris Johns

Si le contenant reflétait le contenu, cet album serait une daube. L’ignoble liseret vert qui entoure ce mec qui se fait bouffer par des fourmis rouges n’est vraiment pas du meilleur effet. Sérieusement des fois on se demande ce qui se passe dans la tête des groupes, et/ou des maisons de disques, pour choisir des horreurs pareilles… Ok, la fin des années 80 n’était pas la meilleure période niveau bon goût mais quand même là… Fort heureusement, la qualité du contenu de ce disque est inversement proportionnelle à la laideur de son artwork. Consuming Impulse est une bombe. Atomique qui plus est. Une usine à tubes death, un concentré de violence, un hymne à la lourdeur. Avec ce deuxième album, Pestilence radicalise quelque peu son propos. Et on va le voir, « radicaliser » est un faible mot.

Sans même vous laisser le temps de respirer ce disque vous attaque à la gorge tel un pitbull qui n’a pas bouffé depuis 1 semaine.  Le son est lourd, massif, derrière la batterie blaste furieusement, et Martin Van Drunen hurle comme un cadavre à qui on arracherait ses dernières tripes. L’ensemble sonne avec une brutalité peu commune… Les quelques errances stylistiques de Malleus Maleficarum sont loin derrière, et ça s’entend. Les deux Patrick (Mameli et Uterwijk) ont ciselé à coup de riffs imparables une vraie machine à briser des nuques qui va marquer le genre. Du coup, tout au long de l’écoute on se demande quand est ce que le groupe va relâcher son étreinte. La réponse est simple : jamais. Aucun répit n’est accordé à l’auditeur. Cet album est une bastonnade en règle. Il est impossible de ressortir un titre plus que les autres. Du ultra brutal « Dehydrated » jusqu’au bien nommé « Reduced to ashes », en passant par le cultissimme « Out of the body », le radical « Suspended animation » ou le groovy « Echoes of death », aucun titre n’est à jeter. C’est là la grande réussite de ce disque. Proposer une série de titres qui ne lassent jamais, qui proposent toujours un petit truc différent du précédent. Si vous ne bougez pas la tête sur les breaks de folie de « The process of suffocation », ou si vous ne vous ne vous mettez pas à courir au plafond sur « Out of the body », c’est que vous êtes fan de Pascal Obispo.

Plus de 20 ans après sa sortie, Consuming impulse n’a pas pris une seule ride. J’irais même plus loin en avançant qu’il met minable bon nombre d’albums du genre encore aujourd’hui. Si vous ne le connaissez pas encore,  je ne peux que vous conseiller de vous pencher sur ce disque qui risque de vous valoir bon nombre de douleurs cervicales.

Culte.

Tracklist :

01 Dehydrated

02 The process of suffocation

03 Suspended animation

04 The trauma

05 Chronic infection

06 Out of the body

07 Echoes of death

08 Deify thy master

09 Proliferous souls

10 Reduced to ashes

Chroniqueur

Kane

Amateur de metal depuis plus de 20 ans, sans style de prédilection particulier (quoique grand amateur de doom, death & black). Mes plaisirs extra-metalliques vont vers l'indus, l'électro, le trip hop, et le rock en général.

Kane a écrit 28 articles sur Eklektik.

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Commentaire

  1. darkantisthene dit :

    hou ben dites donc c’est que chuis pas d’accord avec la remarque sur la pochette moi ! faut remettre dans le contexte, à l’époque je la trouvais très efficace ; pour revenir à l’album lui-même j’ai mis un sacré moment avant de réellement accrocher à cause de la voix du père Martin mais une fois passé le cap, on se rend compte qu’elle participe pleinement du côté « rentre dedans », « direct dans la guôle » (l’image du pitt me semble bien correspondre à l’ambiance)

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