Bilan 2011 Ghnös

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Annee de sortie: 2011

Retour en musique sur l’année 2011 qui aura été active en termes de sorties et de concerts de qualité, en espérant que 2012 prenne le même chemin et nous apporte de bonnes surprises…

Je vais commencer cet édito par mes coups de cœur et mes flops scéniques de l’année:

I. CONCERTS

Les « TOPS »

1- PJ Harvey (le 24 février 2011, L’Olympia, Paris):

Incontestablement LE concert de l’année. Mise en scène sobre, tracklist parfaite, son et interprétation à la hauteur de la carrière de l’anglaise. Tous les ingrédients étaient réunis pour que ce live soit réussi et ce fût le cas. PJ Harvey est une artiste à part, timide mais pas trop, distante physiquement parlant de ses musiciens sur scène mais tellement proche de par cette espèce de connexion par l’esprit. PJ Harvey c’est aussi une voix irréprochable, touchante et pleine de feeling. Véritable enchantement, cette performance restera figée tel un souvenir bien ancré dans ma mémoire.

2- Soirée Spiritual Front et Varsovie (le 09 avril 2011, Café de la Danse, Paris):

Excellente soirée dans un cadre agréable le tout organisé avec soin.

J’attendais Varsovie avec impatience étant un inconditionnel depuis le premier EP et je n’ai pas été déçu. Le groupe débordait d’énergie, les titres s’enchaînaient avec puissance et le son était accrocheur et organique. Un bon souffle électrique en pleine gueule en quelque sorte et un putain de contentement à l’arrivée.

La cerise sur le gâteau avec Spiritual Front, autre groupe que j’apprécie depuis quelques années et comment dire ? Gros set, beaucoup de présence scénique, un frontman souriant, classe, pris entre Johnny Cash et Morrissey aussi bien dans l’allure que dans les gimmicks et une assurance totale qui faisait plaisir à voir. Pareil que pour Varsovie, le choix des titres étaient judicieux (part belle entre les deux derniers albums) et l’appui du vidéoprojecteur diffusant « Una vita violenta » de Pasolini permettait de constituer une ambiance feutrée presque hors du temps.

3- Virus (le 29 octobre 2011, Luxor Live, Arnheim, Pays-Bas):

Enfin, putain enfin !

Me délecter de Virus en live suffisait à nourrir mon impatience d’aller aux Pays-Bas afin d’assister à l’Aurora Infernalis. Dès les premières notes j’ai vite compris que j’allais prendre une claque. La quintessence de Virus en vrai, à deux mètres devant moi prenait cette forme assez étrange, parfaitement rendue par l’aura et les expressions de Carl-Michael Eide. Cette voix, ce regard, ce mur de guitares, ces dissonances, cette subtilité dans chaque frappe du batteur: 45 minutes de pur bonheur avec le seul petit regret qu’ils n’aient pas joué « Strange Calm ». Merci Virus.

Les « FLOPS »

1- Dødheimsgard (le 29 octobre 2011, Luxor Live, Arnheim, Pays-Bas):

Gros flop de l’année… Tout ça pour ça ? 15 ans pour « arranger » la scène et poser cette banderole inutile, 10 ans pour allumer un vieil Asus sous Windows et 20 ans pour lancer la banque de sons car visiblement c’était trop difficile de trouver quelqu’un pour s’occuper des machines.

Le show commence, gros son. Ok, ça peut aller mais DHG sans effets ça passe mal quand même. Tous les deux morceaux Vicotnik semblait complètement crevé et cherchait à reprendre son souffle. Difficile de s’occuper de tout entre guitare, chant, pc merdique, certes. Et puis au bout de 35 minutes plus rien. Le traditionnel écran bleu qui coupe des effets que nous n’entendions pas mais Vicotnik devait accorder une importance psychologique à cet Asus bas de gamme pour consacrer de longues minutes assis devant à essayer de le relancer. Du coup entre la perte de temps avant la montée sur scène et les problèmes techniques, nos bons vieux norvégiens partirent déçus devant l’incompréhension d’un public assez énervé.

2- Ulver (le 26 mars 2011, Le Trabendo, Paris):

Je voulais leur laisser une seconde chance après leur concert début 2010 à La Cigale, j’ai insisté auprès d’Ennoia pour que nous allions à ce concert au Trabendo et…

En fait on s’est bien marrés au final devant un Garm plus désagréable que jamais, visiblement plus intéressé par son Ipad que par le show. Garm d’ailleurs, tu ne me liras jamais mais je veux te dire que tu es un chanteur de merde, littéralement. J’ai presque bandé pendant des années sur tes vocaux certes aidés par des effets mais tu m’as juste donné envie de te lancer un étron à la gueule pendant ce concert. Aimes-tu ce que tu fais (je parle de la musique pas des tes gadgets) ? As-tu du respect pour un public certes acquis à ta cause et qui serait prêt à te sucer gratos pour être aussi désinvolte que ça ? Non parce que sérieusement, tu peux remercier ton claviériste qui relève le niveau… En effet ce ne sont pas les types bras croisés censés s’occuper des machines qui peuvent dire le contraire. Ni même Daniel O’Sullivan pourtant très efficace durant le premier concert à Paris qui passait la plupart de son temps à siroter un beaujolais bien frelâté histoire d’avoir la french’ touch ou encore le batteur, certes assez bon, mais qui s’emmerdait à un tel point que je l’accuse d’avoir écouté au casque le show de Slayer (qui avait lieu le même soir à Paris) durant « Stone Angels ». Ah au fait, Garm c’est pas classe de jouer aux échecs sur ton Ipad pendant les passages où tu n’essayes pas de chanter. Vraiment pas. D’ailleurs en première partie Zweizz a montré son cul lui au moins.

« Je dédie ce concert à mon talent, à Philippe, à Maurice, sans oublier Steve sans lequel ma soirée n’aurait été que l’exercice de mon simple job. Merci public. » – Garm@twitter-from-the-stage

Comme dirait ma nièce « Garm t’as une tête toute pourrie ».

Les « LOL »

1- Negura « Décathlon » Bunget (le 25 avril 2011 au Nouveau Casino, Paris):

Musicalement parlant autant faire simple: le Nouveau Casino n’est pas adapté ni au niveau sonore, ni au niveau de l’espace aux concerts et particulièrement les concerts metal. Enslaved ce soir là a bien assuré mais le son était tout de même un peu étouffé par les basses. Negura Bunget qui ont joué juste avant m’ont tout simplement endormi de par leur manque de conviction à jouer (amorphes de nature peut être). L’interprétation était assez douteuse qualitativement parlant, entre un Negru visiblement peu à l’aise derrière ses fûts qui balançait des pains par botte de cinq, une claviériste assez ridicule qui headbanguait sur des passages d’une mollesse abyssale et un chanteur qui n’a jamais été juste et qui en plus se faisait clairement chier… Bref un peu d’humour ne fait jamais de mal (j’ai mal) et je dois dire qu’à ce niveau là j’ai été servi. En effet, quelle ne fût pas ma surprise lorsque j’ai vu cachée par une cape transylvanienne de marque Lidl une fabuleuse paire de Quechua à 39,90 € fièrement portée par ce poireau faisant office de chanteur. Désolé mais quand on s’emmerde on trouve ce que l’on peut afin de passer un bon moment et j’avoue que pris par la nervosité de ce mauvais moment de musique une telle vision ne pouvait que m’enchanter.

2- Orphaned Land (le 26 novembre 2011, L’autre Canal, Nancy):

Petite soirée sympa à L’autre Canal de Nancy pour laquelle j’attendais particulièrement S.U.P. et Punish Yourself. Malheureusement il y avait un peu d’attente entre ces deux groupes et nous ne pouvions pas sortir. Du coup j’ai décidé de patienter devant le concert d’Orphaned Land, groupe de prog metal israélien bien connu dans notre contrée. Je connaissais le groupe grâce à « Mabool » mais je n’ai jamais apprécié plus que cela leur musique. Pour être objectif, j’avoue que les musiciens ont bien assuré ce soir là, notamment le guitariste chargé des leads. En dehors de cela, j’ai passé un excellent moment extra musical. Une belle partie de rigolade… Entre l’attitude « sourire, bon enfant, communion avec le public » sacrément forcée (professionnelle ?) et les images diffusées au vidéoprojecteur (sérieusement les gars, vous avez certainement beaucoup d’humour mais n’est-ce pas un sacré cliché le coup des illuminatis, des gros plans sur des yeux toutes les… 30 secondes ?) il y avait de quoi rire presque jaune. Mais j’ai ri tout court, c’était un bon moment.

Ah oui, le clou du spectacle en dehors de la danse du ventre sur les trois derniers morceaux du concert d’une poupée gonflable empruntée aux abords de la Meuse , c’était bel et bien l’apparition du Christ immortalisé par ce chanteur qui ne manque pas d’en jouer et même d’en faire des boutades. La cerise sur le gâteau revient à la séance signature après le concert. J’attendais l’ouverture des portes pour le show de Punish Yourself tranquillement assis à une table quand d’un coup une cohorte de trans’ argentin surmaquillés mouillant culotte se jeta sur le batteur en lui demandant des bisous et des photos. Je remercie par la même occasion le boutonneux de 15 ans qui a demandé un autographe à l’un des deux guitaristes et qui n’a rien trouvé de mieux que d’éclater son stylo sur ma table en foutant de l’encre partout. Bien fait pour sa gueule il a flingué son livret de Mabool dans une tristesse assez intense.

Et le running gag également utilisé à Toronto ci-dessous:

Ah souvenirs…

II. ALBUMS

Et le top 10 des albums 2011 est:

1- PJ Harvey – Let England Shake (voir chronique)

Sans hésitation l’album de l’année. Minimaliste d’apparence dans les structures mais terriblement prenant et entêtant. Un des tous meilleurs albums de l’anglaise et un bel hommage à l’Angleterre sous toutes ses coutures.

2- Peste Noire – L’Ordure à l’État Pur

Un nouveau contrepied et une nouvelle claque. Parfaitement maitrisé d’un point de vue technique (la subtilité des parties à la batterie est à tomber), honnête dans la démarche et un brin racoleur, PN confirme tout le potentiel que je voyais en eux depuis « Ballade cuntre lo anemi francor » (ce que je ne voyais pas vraiment à l’époque des démos, comme quoi chacun son truc). Hautement recommandable.

3- RomeDie Æsthetik der Herrschaftsfreiheit

Trois albums liés par des ambiances de nouveau froides « à l’ancienne », une trame dark-folk retrouvée et un chant plus haut que d’habitude, du tout bon et un gros ouf de soulagement après « Nos chants perdus » qui m’avait plus ou moins accroché.

4- Virus – The Agent that Shapes the Desert (voir chronique)

Envoûtant et charismatique: Virus quoi. Toujours aussi fantômatique, étrange et intemporel. Sublime.


5- Caïnan Dawn – Nibiru (voir chronique)

Très bon premier album pour ce groupe français prometteur. Du black froid, organique et efficace. Il ne m’en fallait pas plus.


6- AscensionConsolamentum (voir chronique)

Peu enclin à l’écouter au tout début car je le trouvais moins accrocheur que la démo, le recul m’a permis d’apprécier ce très bon album de black des allemands. Une belle démonstration.

7- DornenreichFlammentriebe

Plus agressif et plus viscéral que ses prédécesseurs, « Flammentriebe » renoue avec la fibre black de Dornenreich avec une certaine énergie. Excellent de bout en bout.

 8-Blut Aus Nord777 Sect(s)

Le parfait mélange entre l’ombre et la lumière, entre « The Work Which Transforms God » et « Memoria Vetusta II ». Un bon album qui me réconcilie avec BAN.

9- SectDoomsday

La petite surprise russe de l’année. Un bon cru black aux accents « dépressifs » bien distillés au sein de compositions énergiques.

10- Hateful Abandon – Move (voir chronique)

La confirmation des anglais après l’excellent « Famine ». Plus personnel et moins référencé que ce dernier, « Move » reste néanmoins une très bonne sortie rien que pour les imprenables « Poundland », « The Lost » et « Human Clockwork ».


 

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