Wildernessking – The writing of gods in the sand

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Style: black metal atmosphérique et progressifAnnee de sortie: 2012Label: Antithetic records

Ça vous dirait d’assister à un dépucelage en direct ? Ne répondez même pas, je sais votre pudeur en la matière. Eh bien tant pis, vous devrez forcer votre nature car c’est devant vous que je m’adonne à la débauche ultime : chroniquer un groupe d’Afrique du Sud.
Je me doute tout de même que les ricanements ne vont pas rompre violemment le silence et que je ne serai pas traité de « gros puceau » par une horde de metalleux tellement les groupes de metal Sud Africains ne saturent pas les ondes.
En revanche, vous êtes bien évidemment d’accord pour que ce pas vers la condition d’homme soit franchi avec panache, que les cuisses écartées soient fines et soyeuses. Rassurez-vous je ne donne pas dans la radasse.
L’heureuse élue s’appelle The writing of gods in the sand. C’est le premier album d’un quatuor répondant au nom de Wildernessking mais il est à noter qu’auparavant (c’est-à-dire jusqu’à cette sortie), les jeunes surdoués officiaient sous le nom d’Heathens et ont sorti 2 ep (2010) et un single (2011). Pour l’anecdote, qui servira aux futurs historiens, le logo et l’artwork étaient alors très éloignés de ceux de Wildernessking. Un tel changement en si peu de temps est assez incroyable et ne m’amène à aucune conclusion particulière surtout que je suis là pour enchaîner directement sur la bagatelle.

Dès la première écoute de The writing, je me suis dit qu’on risquerait d’entendre l’hymne Sud Africain lorsqu’il s’agira de définir le top 10 de 2012. Et puis, j’ai préféré laisser l’œuvre de côté quelques temps pour la laisser mijoter, échaudé que j’ai pu être par d’autres albums ayant laissé une très forte impression dès les premières écoutes et qui finalement ne tenaient pas la distance.

Suffisamment d’eau a coulé sous les ponts et je n’ai pas craint, encouragé par l’enthousiasme sans cesse croissant à l’écoute de cet album, de raconter à tous mes potes à la récré que j’ai rencontré une bombasse.
Alors vous savez comment sont les jeunes mâles, il faut les faire baver en décrivant maintes prouesses et en alignant les mensurations de rêve.
Et comme je suis un vicieux, j’ai sorti la grosse artillerie : Wildernessking viennent de sortir un album sublime de black progressif et atmosphérique Ihshano-Enslavedien légèrement teinté d’une mélancolie dark/folk (voire post-rock sur « Infinity ») qu’on peut trouver chez Agalloch ou Daylight dies.

Ah ouais, on a encore droit à des parties branlettes alambiquées et une alternance vocaux black/vocaux clairs, qu’ils m’ont dit les jaloux.

Mais non, tas de bourrins, la branlette c’est fini justement ! C’est l’étreinte continuelle ! Passionnelle ! J’ai affaire à une furie qui s’adonne exclusivement aux vocaux black, et croyez-moi ça fait pas semblant, ça s’écorche la gueule, ça n’économise pas ses prouesses buccales !

Allez arrête tes conneries, tu enjolives tout ! vu que c’est ta première fois, t’es aveuglé par ton manque d’expérience, qu’ils m’ont rétorqué les envieux.

Et là j’ai bien été obligé d’admettre que quelque chose m’avait déçu ; je n’ai pas pu cacher que j’avais un énorme regret : il aurait fallu continuer encore 2 minutes sur le solo final de « Surrender » ! Comment j’arrive à l’extase suprême s’il manque 2 minutes !? À moins que je sois tombé sur une vraie garce qui sait comment mener les hommes, en créant le désir…
Bien évidemment, je me suis douté qu’après avoir écouté mon histoire quasi miraculeuse, les fumiers allaient tout faire pour me la ravir et profiter de ses charmes ; c’est la loi du genre et j’en suis presque heureux car moi tout ce que je veux c’est son bonheur.
Par contre, vous savez comment sont les mâles, je n’ai pas osé leur avouer que j’étais probablement tombé amoureux….

http://wildernessking.bandcamp.com/

Tracklist:
1. Rubicon (The Fleeting Vessel)
2. Discovery (Chasing the Gods)
3. River (Nectar of Earth)
4. Utopia (Throne of Earth)
5. Surrender (The Ages)
6. Reveal (Nightfall)
7. Infinity (And the Dream Continues…)

Chroniqueur

Darkantisthène

Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

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2 Commentaires

  1. krakoukass krakoukass says:

    Pas mal en effet, à creuser attentivement! Et la pochette est fort jolie.

  2. guim says:

    Gros mouai finalement. J’ai écouté et bof, pas plus que ça…

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