Carnage – Let the carnage begin

Carnage Let The Carnage Begin

Derrière ce patronyme et ce titre ô combien originaux et cette pochette tout droit sortie des 90’s se cache une petite pépite sortie en 2011.

Enfin quand je dis sortie… disons qu’elle ne risque pas d’attraper froid car elle montre à peine le bout de son nez infâme tellement la promo est inexistante. Alors, certes, le groupe n’a pas de label (ce qui est proprement scandaleux, je pèse mes mots) ; mais, en 2012, il existe quand même quelques moyens de communication permettant de faire circuler son nom un minimum !

Oh les gars (labels et groupe), sortez-vous les doigts et donnez à cet album tout l’appui qu’il mérite ! Je ne vais pas faire ça tout seul même si je compte bien apporter ma pierre à l’édifice !

Histoire de ne pas me faciliter la tâche, le groupe a eu la bonne idée d’avoir une origine qui ne fait pas vraiment rêver les foules en matière de death metal : la Russie.

Cette vaste et froide contrée risque de devenir également le tombeau de ce jeune groupe si nous ne sommes pas quelques-uns à affirmer haut et fort que, à travers Let the carnage begin, le pays qu’aucun conquérant ne peut envahir a toutes les cartes en main pour conquérir, lui, les vieilles nations fers de lance du death old school.

Car la Russie ne vient pas mettre juste un petit bout de gland dans la rondelle, autant vous le dire tout de suite. Elle débarque pour nous pénétrer à sec à coups de mastards maléfiques en acier trempé.

Pas besoin de tout faire débouler à 800 à l’heure dans une débauche de puissance surproduite ; ici le son est sec, incisif, presque « maigre » ; ça peut en rebuter certains en mal de claque dans la gueule mais personnellement j’accroche carrément et trouve que ça sied très bien au teint globalement mid tempo.

Je sais que je ne vais pas sortir des noms qui font rêver tout un chacun mais l’honnêteté est la meilleure alliée du chroniqueur lorsque les sirènes de la notoriété mondiale viennent frapper à sa porte. A l’écoute de ce premier album de Carnage, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à 3 albums permettant de donner une idée de ce à quoi nous avons affaire : Shadows of the past de Sentenced, Death shall rise de Cancer et The dead shall inherit de Baphomet.

Ah je vous avais prévenu, c’est du old school et loin des têtes d’affiches faisant la une des journaux.

Vous avez du mal à imaginer ce que pourrait donner l’alliance entre un riffing groovy (parfois Illdisposedien), incisif, au tranchant inaltérable, qui a ses racines bien implantées dans le terroir de l’Enfer, et des soli noirs et mélodiques ? Tant mieux, ça vous incitera à ne pas perdre une seconde pour aller vérifier par vous-même le bien fondé de mon enthousiasme ; car même si on pourrait à la rigueur regretter une certaine monotonie dans les vocaux ultra gutturaux, je ne suis pas sûr que la Scandinavie ou les USA aient été capables ces derniers temps de bander aussi dur dans une orgie dépravée.

http://www.youtube.com/watch?v=TRWS4I5FAWg

1. Welcome to Apocalypse

2. Living Dead

3. Your Enemy

4. Beneath Your Mask

5. My Painkiller

6. Hate

7. Faith of Our Ancestors

8. Instrumental

9. Poison

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A PROPOS DE darkantisthene

darkantisthene Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

darkantisthene a écrit 259 articles sur Eklektik.

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