Argus – Boldly stride the doomed

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Style: heavy doom metalAnnee de sortie: 2011Label: Cruz del sur music

Quand des membres du groupe de black américain Vrolok décident de se détendre un petit peu, ils s’embrigadent avec un ancien chanteur de feu Penance et s’en vont rendre hommage aux dieux du heavy doom.

Oui, heavy doom et pas death metal old school, speed/thrash ou heavy metal Judas Priestien ; ça nous change un peu des parenthèses habituelles des adorateurs du Malin.

C’est en 2005 que le quintet décide de se réunir pour s’adonner au genre susnommé. Deux ans plus tard, arrive la démo dont la quasi totalité des titres figureront sur le premier album Argus (2009). Avec une implacable régularité (qui, j’espère pour le prochain album, ne fera pas défaut), le groupe donne une suite en 2011. C’est cette suite qui m’a mis une petite claque dans la trogne et qui répond au doux nom de Boldly stride the doomed.

Nombreux sont les groupes du genre à ne pas trop abîmer mon lecteur CD à cause du chanteur : trop lyrique, trop aigu, trop faux, trop incantatoire, trop Osbournien, ce ne sont pas les éléments vocaux me tapant sur le système qui manquent.

Mais les prouesses de Butch Balich ne tombent pas dans ces travers. Non seulement sa prestation permet à cet album de passer le cap des multiples écoutes mais il s’avère en plus un atout majeur d’Argus. Exécution impeccable, timbre viril, puissant (on pense à Messiah Marcolin/ex-Candlemass et JB Christoffersson/Grand Magus), le gaillard est franchement impressionnant.

Évidemment, mes joues n’auraient pas été autant malmenées si seul le chant avait eu un intérêt.

Les fées Iron Maiden et Candlemass se sont penchées avec bonheur sur le berceau d’Argus. Qui d’autres que ces 2 géants auraient pu inspirer les duels guitaristiques et la mélancolie du monumental « Wolves of dusk » (ces soli, bon sang !), les odes à la lourdeur occulte teintée de lyrisme que sont The ladder (ce solo, bordel !) et « 42-7-29 » ou tout simplement les hymnes heavy « Steve Harris » metal (je verrais presque la tuerie « Durendal » – ces soli, foutredieu ! – ou le direct « Boldly stride the doomed » comme bonus sur une énième réédition de Piece of mind) ?

Malgré la (toute petite) baisse de régime sur la fin (« Fading Silver Light » est un peu moins inspiré et le TiamatBlack Sabbathien « Pieces of Your Smile » tire un peu en longueur), rarement les dieux du metal auront été aussi bien choyés.

Si vous êtes d’incorrigibles athées, vénérez au moins leur progéniture, on a tous besoin de sacrée (bonne musique).

 

 

1. Abandoning the Gates of Byzantium

2. A Curse on the World

3. Wolves of Dusk

4. The Ladder

5. Durendal

6. 42-7-29

7. Boldly Stride the Doomed

8. Fading Silver Light

9. Pieces of Your Smile

10. The Ruins of Ouroboros

Chroniqueur

Darkantisthène

Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

darkantisthene a écrit 276 articles sur Eklektik.

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