Impious Baptism – Path of the inverted trinity/V.A.N.V.D.A.

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Si on exhortait les deatheux d’Impious à s’accoupler avec les blackeux de Baptism, obtiendrait-on Impious Baptism ? Sans doute pas car il ne suffit pas de quelques chromosomes black agrémentés de teintes death (ou inversement) pour obtenir le black death que pratique ce one-man-band.

On devrait d’ailleurs dire (pardonnez le mauvais jeu de mots) one-man-band-dur parce qu’avec ces 2 EP c’est un peu la fête à la grosse teub en acier trempé.

Vous aurez noté au passage que je fais d’une chronique 2 sorties. En-dehors du fait qu’il n’y a pas de raison que je bosse deux fois plus pour un salaire de misère, je trouve tout de même un peu dommage de voir un groupe sortir 2 EP à quelques jours de distance au lieu d’une seule galette. Bon évidemment j’imagine qu’il y a des problèmes pas jolis jolis derrière tout ça puisque les 2 brûlots sont hébergés chez 2 labels différents mais merde quoi oh dis ça va un peu maintenant avec l’ultra libéralisme à outrance.

Passée cette dénonciation des méfaits du business le plus détestable, il convient de faire les présentations.

Le type outrageusement viril (on imagine mal un gringalet peu assuré) derrière le micro et les instruments n’en est pas à sa première communion puisqu’il est passé par ici (Nocturnal Graves) et repassé par là (Destroyer666 ou Zemial en tant que musicien de session). Étant Australien, il a forcément les esgourdes habituées aux déferlantes métalliques extrêmes : rappelons en effet au passages que ce pays a enfanté, entre autres, Sadistik Exekution et Bestial Warlust.

C’est donc tout naturellement que, dès l’année de la création du projet (2010), le sieur Jarro Raphael a pu se permettre de nous chier une première démo auto produite (Seventh seal of abominable extermination). Cette dernière ne dépassant pas les 10 minutes, il aurait été presque choquant de ne pas avoir de nouvelles quelques mois plus tard. Et c’est là qu’entrent en lice V.A.N.V.D.A. et Path of the inverted trinity.

Avec pareils CV et origine, il aurait été étonnant qu’Impious Baptism donne dans le post-rock mélancolique. Pas de surprise donc si je vous dis que la bande de un pratique un black death qui se permet quelques incartades thrash.

En revanche, si le petit est né au pays des kangourous, on peut supposer, sans craindre de passer pour des mufles, qu’il a dû être conçu au cours d’une sacrée partouze parce que la filiation musicale se situe plutôt du côté de l’Amérique (Blasphemy, (old) Morbid Angel) et de l’Asie (Abhorer).

Et puis la mère se serait pris une vieille cartouche italienne aux alentours de l’oignon sans crier gare que ça ne me surprendrait pas puisqu’il ne manque pas grand chose à l’appel pour qu’on ait l’impression d’avoir affaire aux maîtres actuels du genre : Blasphemophagher.

Et c’est là qu’est la grande difficulté que doit affronter Impious Baptism. Pourra-t-il obtenir un début de place au soleil vue l’étendue de l’ombre projetée par les mangeurs de pâtes sauce napalm et chair humaine ?

S’il réussit à passer le cap du premier album avec la même fougue que ces 2 infâmes rejetons, on peut penser que Blasphemophagher se prendront une petite aiguille dans le derche ; du coup, nous on est doublement gagnant si ça les booste pour la suite !

Mais il y a quand même loin de la coupe aux lèvres et le faux pas n’est pas à exclure car il ne s’agira pas de limer à fond les ballons pendant 10 minutes (ça tout le monde sait le faire… s’il a moins de 25 ans) ; il faudra assurer sur une longueur plus importante et avec du matos de compétition soigneusement nettoyé (le son manque un peu de consistance sur Path of the inverted trinity).

Si « Descent from Hades » n’est pas vraiment mémorable, les petits camarades (« Path of the inverted trinity » et « Vocatus Atque Non Vocatus Deus Aderit » en tête) se chargent de relever la barre à un niveau qui ne peut que nous rendre impatients à l’idée de voir débarquer une suite digne de ce nom (un Wrath of the apex predator est apparemment prévu prochainement).

Viseur laser enclenché.

 

 

 

V.A.N.V.D.A :

V.A.N.V.D.A. cover art

1/ Vocatus Atque Non Vocatus Deus Aderit

2/ Quinon Proficit Deficit

 

 

Path of the Inverted Trinity :

Path of the Inverted Trinity cover art

1/ Iron Doctrine of the Antichrist

2/ Descent From Hades

3/ Path of the Inverted Trinity

http://www.youtube.com/watch?v=pD4ypCx5miU&feature=related

 

A PROPOS DE darkantisthene

darkantisthene Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

darkantisthene a écrit 255 articles sur Eklektik.

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  • slipknot-the-gray-chapter-newDrugzath | 21 octobre 2014
    Slipknot – .5: the Gray Chapter
    Enfin une tres bonne chronique sur cet album ,pas comme chez nos compères de VS Webzine ;--) .Je te rejoints en tout point sur ce que tu a mentionné .Pour ma part un bon album qui se lasse pas au fil des écoutes .
  • slipknot-the-gray-chapter-newkrakoukass | 20 octobre 2014
    Slipknot – .5: the Gray Chapter
    Merci pour ton commentaire. ;) Loin de moi l'idée de proclamer que quiconque n'aime pas cet album est un abruti obtus (les personnes visées sont plutôt les couillons qui n'ont jamais aimé Slipknot -pour des raisons souvent basées sur des préjugés ou une haine du so called Nu Metal- et ont toujours craché sur le groupe, ...
  • slipknot-the-gray-chapter-newMths | 20 octobre 2014
    Slipknot – .5: the Gray Chapter
    Merci de bien faire comprendre que quiconque n'aime pas cet album est un "rageux bas du front", ça fait toujours plaisir. Et si ce n'est pas le message que tu voulais faire passer, je t'invite cordialement à retravailler le début de ta chronique... Je trouve que, dans les titres qui ont été balancés sur le Web, il y a q...
  • fartbarf-dirtypowerRémi | 19 octobre 2014
    Fartbarf – Dirty Power
    masques, vocoder et Lap dance? merci au revoir.
  • occultation - silence in the ancestral houseIkea | 15 octobre 2014
    Occultation – Silence in the Ancestral House
    Sans aller jusqu'au coup de cœur, un très bon album. Tout à fait d'accord sur l'ambiance, très réussie, renvoyant aux films d'Argento, Fulci et consorts. Quant au côté Ghost... Il est présent mais Occultation est tellement plus raffiné, insidieux, que j'ai tendance à le mettre à-part. Clairement, un groupe qui montre ...
  • krieg-transientdarkantisthene | 13 octobre 2014
    Krieg – Transient
    très belle sortie, je suis moins fan de la "2ème" partie de l'album mais ça reste très intéressant dans le style.
  • White Lung - Deep FantasyRIRIMARTIGUES | 09 octobre 2014
    White Lung – Deep Fantasy
    Je découvre et suis déjà sous l'emprise. Ca t'attrape et tu ne lâches plus...
  • vampiresquid-nautilusworldshaq | 07 octobre 2014
    Vampire Squid – Nautilus World
    Merci pour la découverte, très bon album de Death technique-mais-pas-trop, bien produit, et en name your price sur bandcamp : aucune excuse de ne pas lâcher quelques ronds pour une galettes vraiment bien fichue.