Interview Abysse

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Style: instrumental/post-metalAnnee de sortie: 2012

Après la chronique du premier album d’Abysse, voici une interview pour tenter d’en savoir un peu plus sur ce jeune groupe qui monte…

1. Abysse: Où ? Quand ? Quoi ? Comment ?

Cholet – 2007 – Hard – Basse Batterie Guitare Guitare
Salut ! Je vais faire court, mais en gros on est 4 potes, et puis en sortant du collège on s’est dit qu’on allait faire un groupe de Metal, car le Metal c’est cool. Et puis on a fait des démos, puis un EP et là un album. Le tout est instrumental.
Détail pas important, mais on vient de Cholet, je crois qu’on est le seul groupe de Metal de cette ville depuis 2008.

2. Un petit retour en arrière d’abord. « Le vide est forme » était votre premier EP, que s’est-il passé ensuite ? Quelles ont été ses retombées ?

On a sorti cet EP 2 titres (22 minutes !) fin 2008. On a fait une vraie promo avec les moyens du bords (120 articles – 25 pays) dont on est très satisfait et on a fait des dates cools à droites à gauche avec des groupes cools (Hacride, Kruger, Klone…), la scène off du Hellfest en 2010 (Metal Corner) et le Motocultor Festival. On n’a pas beaucoup tourné car on est pas énormément disponibles (et surement pas assez connu !!). Mais c’est déjà pas mal on a été satisfait des quelques dates. On a surtout réussi à roder un set live qui envoie avant l’enregistrement de l’album (même si il reste encore moultes étapes pour être un vrai bulldozer scénique).

 

3. On note une évolution très nette entre l’EP et l’album, notamment avec un son plus imposant et une technique affinée. Est-ce pour vous une évolution naturelle ?

Au fond de nous on voulait je pense s’éloigner du côté ambiant, qui fait un peu dark emo gnangnan dans l’appellation. Cela s’est fait tout naturellement.
Le premier titre sur En(d)grave a été enregistré après la sortie de « Le vide est forme » (2009) et le dernier titre, juste avant d’entrer en studio (2011). Donc tout l’album est en fait le reflet de notre propre évolution. Donc si le premier titre a des restes de plages ambiantes, le dernier titre, beaucoup plus lourd et gras, est je pense un avant gout du 2ème album !

4. Par rapport à l’absence totale de chant, est-ce que c’est par choix que vous avez abandonné ce poste ? A moins que vous ayez déjà songé à avoir quelqu’un au micro ?

Au début on faisait des reprises de Cranberries et Nirvana en instrumental. Quand on a commencé à composé, on savait qu’on aurait un chanteur. Quand t’es au lycée t’es quand même un peu teubé niveau goûts musicaux, et t’es pas forcément au courant que des groupes comme Red Sparowes ou Russian Circles existent. Donc on a fait le test avec quelques chanteurs, mais ça collait pas, on voulait rester entre pote donc on a continué comme ça. La critique (concert, presse) a été favorable à ce choix, donc maintenant c’est une marque de fabrique.
Peut être qu’avec l’évolution du groupe, on intègrera du chant.. On a déjà essayé par nous même, mais on eu la FLEMME de continuer. Le mieux est l’ennemi du bien.

5. Comment Abysse compose ses morceaux ? Chacun dans son coin ou tous ensemble ? Par ailleurs, comment s’est déroulé l’enregistrement d’En(d)grave ?

Tous les dimanches, on répète chez Sébastien, notre batteur. On est chez nous, entre nous, sans horaires fixes. Et on ‘jam’ ensemble pour trouver des riffs. Et puis on trouve ça cool, on continue. Et la semaine d’après, on recommence car on a oublié les 3/4 des riffs qu’on a pondus. On avance, et puis en fait ça nous plait pas, donc on recule un peu en arrière, et puis d’un coup on est hyper prolifique et la moitié du titre est composé en 1 heure. C’est pour ça qu’on a mis 3 ans à composer cet album.
Pour la petite histoire, on a composé 2.5 morceaux (juste après avoir sorti « Le vide est forme ») en 1 an, et puis en fait on ne savait pas où on allait, et ça nous plaisait pas des masses. Donc on a appuyé sur le bouton reset, et on a recommencé en cherchant d’abord un concept à l’album, l’artwork et des idées pour avoir une « image » des morceaux. On avait une ligne directrice et on savait où on allait.


6. Vous avez monté une structure (Blue Wave Prod). Est-ce une alternative à une absence de label ? Comment vous vous démerdez pour démarcher pour vos concerts/festivals ?

Au début Blue Wave Production, c’était pour organiser nos propres concerts et pour avoir une structure administrative derrière nous. On a fait notre promo via Blue Wave Prod et puis quand l’album a été enregistré, on a pas eu de propositions label qui nous plaisait. Donc on a créé Blue Wave Recordings, notre propre label. On a une licence de Distribution en France via MVS Anticraft et on travaille sur la sortie à l’étranger.
C’est du 100 % autoproduction. On essaye d’obtenir le même résultat qu’un vrai label, mais avec nos moyens financiers.
En parallèle, on s’est fait des contacts pour jouer à droite à gauche. On a pas de tourneur et on essaye de faire ça au mieux.

7. En parlant de festival, vous étiez sur l’affiche du dernier Hellfest. Comment avez-vous été invités et qu’est-ce que vous retenez de cette expérience ? Aussi, vous pouvez revenir sur votre prestation ? Était-elle à la hauteur de vos attentes ?

On tanne Ben et Yoann (Barbaud et Le Nevé, les organisateurs. ndr) depuis 2009 pour les faire venir à nos concerts (Nantes / Cholet / Clisson c’est le même coin). On nous a donné une place au Metal Corner en 2010, on a fait bonne impression (scénique et aussi comportement, nous sommes de gentils garçons !)
On organise pas mal de concerts à Nantes via Blue Wave Production (Converge, Terror, The Black Dahlia Murder, Norma Jean, Red Fang…) et on est connu pour ça dans le coin. Et puis Yoann s’est dit qu’on avait notre place au Hellfest selon lui, Ben avait un spot (dimanche matin, 10h30, The Valley). Et puis on a confirmé, et depuis c’était le plus beau jour notre vie !
On était tout en bas de l’affiche, mais on a été accueilli royalement, comme les autres groupes. C’était incroyable. On en a profité *1000 ! Sinon sur scène on a pas mal travaillé donc le résultat était à notre attente. En plus il y avait du monde. Que du bonheur !

 

 

8. Quelle sera la prochaine étape pour Abysse ? (à court ou moyen terme) Des concerts ? Un retour en studio ?

Ca fait 1 an que l’album a été enregistré. On a au fond de nous très envie de composer le 2ème. On va surement utiliser la même méthode de composition et trouver un concept qui nous botte. On a aussi envie de faire des dates, car les concerts, c’est cool. Avec un peu de chance, on va réussir à monter une petite tournée. Cela serait tellement bien !

9. Mine de rien, vous avez pas mal bourlingué depuis quelques années, y a-t-il un souvenir live que vous gardez en mémoire plus qu’un autre ?

Le boulinguage, c’est notre passion, et ça, je crois que tu l’as compris ! Le premier qui me vient à l’esprit, c’est quand on a joué à Paris. On a dormi chez des potes en région parisienne et on est allé s’acheter de la merde en boite pour bouffer le lendemain midi chez DIA. C’était un dimanche, on a laissé le van sur le parking et on est allé se poser sur l’herbe à côté. En revenant, on a eu la chance de voir que le parking était fermé. On était dimanche midi, le lundi était férié et on était coincé sur un parking de supérette et on était attendu 4 heures plus tard pour le show de Rennes.
Au début on a cru à une malédiction car jouer à Rennes au Mondo Bizarro ça n’a jamais été simple pour nous. La première fois c’était en semaine fin décembre, il y avait pas grand monde…
La seconde fois, c’était pendant une sorte de fête de la débauche, ou il y a des concerts gratuits en centre ville (la salle est en périphérie) et quand on devait commencer, il y avait 0 entrées.
Bref, Rennes et le Mondo Bizarro ça a toujours été maudit, et pour la 3 ème fois où on devait y jouer, ça semblait être compromis avec cette histoire de VAN coincé sur un parking. On a trouvé un petit chemin de secours au fond du parking au bout de quelques minutes et on a réussi à partir, mais sur le coup, on était effondrés ! Salopes de caissières !!!

10. De quels groupes vous sentez-vous particulièrement proches ?

Et bien de aucun groupe en particulier.. Russian Circle pour le côté instrumental pas ambiant..

11. Quels sont les albums que l’on retrouve actuellement sur vos platines ou dans vos ipods ?

Gfree – William Sheller, Unza Unza Time – Emir Kusturica & The No Smonking Orchestra, Dead End Kings – Katatonia, Last Of A Dying Breed – Lynyrd Skynyrd…

Sebastien – Baroness, Gramatik, , Hans zimmer The dark kgnight rises, How to Destroy Angels, Sleep !

Jérémy – This Gift is a Curse – I Gvilt bearer

12. Merci pour cette interview, je vous laisse le mot de la fin !

Merci pour le mot de la fin. On nous le donne à chaque fois. On va les revendre par paquet de douze !

Photos: Franck Poitvin, Marion L. Svik, Anthony Dubois

Pour écouter la musique du groupe : Bandcamp

 

beunz
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