Kambodsja – Year One

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Style: metal/hardcoreAnnee de sortie: 2012Label: Autoproduction/Diger Distribution

Il nait toujours un sentiment ambigu de la découverte d’un groupe comme Kambodsja. Le premier effet est généralement un enthousiasme sans bornes, l’euphorie d’avoir trouvé un excellent groupe sorti de nulle part et dont presque personne n’a entendu parler. Probablement en partie inspirée par  notre égo,  (en tout cas le mien) qui se satisfait souvent de connaître des choses que les autres ignorent, cette joie est paradoxalement assez vite nuancée par le sentiment d’injustice qui en découle. Pourquoi restent-ils de parfaits inconnus ? Comment ai je pu passer à côté de ça pendant tant d’années ? Sans appeler à un succès international, on peut légitimement s’insurger que des artistes de talent puissent passer à côté de cette notoriété minimale dont beaucoup bénéficient sans forcément le mériter.

Si vous n’avez pas sauté le premier paragraphe (sinon je vous pardonne), vous aurez sûrement déjà compris que cet article ne sera nullement un pamphlet contre cet album. Reprenons donc les choses par là où j’aurais du les commencer: Kambodsja est un quatuor venu de la région d’Oslo et qui signe avec Year One son deuxième full-length. Le groupe est relativement peu prolifique : seulement un EP (Are Your Feelings Easily Hurt) en 2004  puis un premier album en (Marionette You Are Mine) en 2007. La force du groupe est avant tout de dérouler un hardcore progressif teinté de metal, sans pour autant rentrer de plain-pied dans le mathcore et en rappelant furieusement une certaine scène du début des années 2000. Pour donner dans le stéréotypique mais utile idiome « si {groupe X] et {groupe y} avaient un enfant », on peut dire que nos norvégiens sont les légitimes rejetons du JR Ewing de Ride Paranoïa, qui en grandissant ont écouté pas mal de hardcore chaotique,un peu post-hxc, et en ont tiré leur leçon pour en devenir des cousins d’Anorak, sans la touche grind, et pourquoi pas, dans une certaine mesure, de Khann

En ressort un disque puissant, efficace, technique tout en restant parfaitement accessible, avec des montées en puissance réussies et des passages plombés tout à fait bienvenus. A l’image de la cover, l’opus est classe, mature et surprend sans choquer.

Un excellent groupe, qui doit probablement sa faible notoriété au fait qu’il tourne presque exclusivement en Norvège, ne communique pas ou peu sur Internet et qui, malgré une quasi-décennie d’effort, mérite sans conteste une place sur le podium des révélations 2012.

  1. Behind Black Fire
  2. Dark Ness Monster
  3. Hi
  4. One of Many Steps
  5. Bob
  6. Penetrated Hearts
  7. Year Two
  8. Elleress
  9. We Come Clean
  10. Goodbye

Site officiel
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Bandcamp (pour écouter l’album précédent, tout aussi bon)

 

 

Chroniqueur

drommk

Chroniqueur instable depuis 2009, je me passionne pour les fouilles du web, en quête de groupes originaux ou/et méconnus. J'ai un faible pour les mélanges de genres. La formule parfaite est pour moi un équilibre entre originalité, technicité et émotion.

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2 Commentaires

  1. Marbaf says:

    L’album en écoute sur bandcamp a en effet un gout de reviens-y. Jeu de guitares accrocheur.

    • drommk says:

      L’album précédent (celui dont tu parles) est de très bonne facture, et assez différent. Beaucoup plus orienté post-core (au sens large).

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