The Night Flight Orchestra – Internal Affairs

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Style: Classic RockAnnee de sortie: 2012Label: Coroner RecordsProducteur: ???

Petite devinette : quel style musical peuvent bien pratiquer des membres de Soilwork (Björn Strid) et Arch Enemy (Sharlee D’Angelo) lorsqu’ils décident de monter un side-project ? Du death suédois ? vous n’y êtes pas du tout, le style pratiqué par The Night Flight Orchestra est à mille lieues de la froideur scandinave, c’est bien de la chaleur d’un bon vieux hard rock auquel on a affaire ici avec ce groupe, formé depuis 2007, mais qui livre seulement cette année son premier album : Internal Affairs

Internal Affairs entre tout de suite dans le vif du sujet avec un “Siberian Queen” qui donne tout de suite le la : un titre mid-tempo mais néanmoins entraînant, rehaussé d’un solo d’orgue comme un bon vieux Deep Purple de la bonne époque. L’album alterne pendant onze titres (plus un bonus track), les titres rocks et efficaces, comme ce “West Ruth Ave” au refrain technique mais néanmoins très accrocheur, qui se conclut sur une partie “classic rock” du plus bel effet où le piano et la guitare se répondent, et titres au tempo plus calme, osons le dire, des ballades, sur lesquelles Björn Strid se la joue limite crooner (« Glowing City Madness »).

D’ailleurs, parlons en, de ce chanteur. Je ne suis pas un spécialiste de la carrière de Soilwork (bien que je vénère Natural Born Chaos, j’ai un peu lâché le groupe après), mais j’avais en mémoire que son chanteur donnait plutôt dans le gras et le touffu niveau voix. Il nous montre ici une tout autre facette de son talent, nous faisant profiter d’une très belle voix claire qui n’a rien à envier aux plus grands chanteurs de classic rock. C’est clairement le grand gagnant du disque, même si les guitaristes du groupe ne sont pas en reste, lui fournissant à la pelle du riff efficace sur lequel poser sa voix.

On pense lors de l’écoute à tous les grands groupes de hard rock et classic rock : The Night Flight Orchestra pioche ici et là : Iron Maiden pour une rythmique cavalière, Judas Priest pour un riff acéré, Led Zeppelin ou Deep Purple, voire sur les titres plus calmes,  Toto. Le climax du disque est atteint sur le morceau de bravoure « Transatlantic Blues » et ses 8 minutes, titre commençant plutôt calmement pour nous livrer une partie instrumentale de haute volée à partir de sa moitié.

Au rayon des petits bémols, on pourra regretter une production un peu mollassonne : la batterie sonne tout petit (peut être un manque de moyens ?) et une petite baisse de régime sur la fin du disque. A part ça c’est une réelle bonne surprise, il suffit de fermer les yeux à son écoute pour s’imaginer au volant d’une décapotable sur une route californienne, prêt à bouffer du kilomètre à l’écoute d’une de ces radios classic rock américaines que l’on envie par chez nous.

Tracklist :

  1. Siberian Queen
  2. California Morning
  3. Glowing City Madness
  4. West Ruth Ave
  5. Transatlantic Blues
  6. Miami 5:02
  7. Internal Affairs
  8. 1998
  9. Stella Ain’t No Dove
  10. Montreal Midnight Supply
  11. Green Hills of Glumslöv
  12. American High
Angrom

Chroniqueur

Angrom

Comme pas mal de gens, c'est par mon paternel que me sont venues bon nombre de mes émotions musicales. Éclectique en diable, mon daron, m'initia à la musique classique et rock essentiellement. Beatles, Rolling Stones et Elton John essentiellement furent parmi les premiers artistes à retenir mon attention. Imaginez ma stupeur quand un ami se présenta un jour chez moi avec des disques d'un groupe anglais, arborant une mascotte qui a l'époque m'avait paru horrible, mais me fascinait. Il s'agissait bien sûr d'Iron Maiden, dont je devins assez vite fan, intégrant ainsi un peu de métal dans mes écoutes, qui, à l'époque, suivaient plutôt la mode du moment. Metallica, Megadeth, Iggy Pop vinrent compléter ma collection d'artistes un peu plus péchus. Arrivé en école d'ingénieurs, un voisin de palier, voyant quelques disques de métal dans ma (encore petite) discothèque, essaya de m'entraîner du "côté obscur". Bien lui en prit, rétrospectivement. À l'époque, en 1998, Angra était au top, et c'est par ce moyen qu'il réussit son coup, me faisant sombrer dans une période heavy-speed, dont je ne garde plus grand chose aujourd'hui (mis à part Edguy et les trois premiers Angra). Une fois le poisson ferré, il passa à la vitesse supérieure en me passant des disques de Dream Theater. Coup de cœur direct pour Images And Words, un peu plus de mal avec Awake, mais la sortie de Scenes From A Memory en 1999 et plusieurs petits détails contribuèrent à faire de ce groupe un de mes groupes favoris, ce qu'il est encore aujourd'hui (une vingtaine de concerts au compteur). Suivant le groupe et tous ces side-projects c'est par Transatlantic que je m'intéressai aux groupes de rock progressif : Spock's Beard, Marillion, The Flower Kings, puis les grands anciens : Yes, Genesis (je considère encore aujourd'hui la période d'or de Genesis comme un des trucs les plus géniaux qu'on ait jamais écrit en musique), Rush (mon groupe n°1), plus récemment King Crimson. Sorti de l'école, je rencontrai sur Rennes la troisième personne à l'origine de mes grands tournants musicaux. Mon troisième maître m'initia aux sonorités plus saturées du death metal et du thrash qui pousse. L'éducation ne se fit pas sans mal, mais j'ai actuellement une discothèque de métal extrême bien fournie, que j'apprécie énormément. .J'en profitai pour découvrir un des groupes français les plus novateurs : SUP. Ou j'en suis aujourd'hui ? Sans doute un mix de tout cela. J'ai succombé également aux sirènes du rock alternatif (Tool, The Mars Volta, Porcupine Tree, Dredg). Je conserve quelques bases heavy que je ne renie pas (Judas Priest, Ozzy Osbourne, Alice Cooper), et j'écoute beaucoup de métal progressif, si tant est qu'il s'éloigne de la technique pour la technique (Pain Of Salvation, par exemple). La trentaine a été également l’occasion de s’intéresser au Jazz, plutôt les classiques « hard bop », mais je ne crache pas sur une petite nouveauté à l’occasion. Je voue également un culte sans limites à Peter Gabriel et à Frank Zappa, hommes à la personnalité fascinante et musiciens expérimentateurs !

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Commentaire

  1. jonben jonben says:

    Je n’avais pas entendu parler de ce projet, mais pareil je vénère Natural Born chaos, donc faudra que je teste.

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