Killswitch Engage – Disarm the Descent

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Style: metalcoreAnnee de sortie: 2013Label: Roadrunner RecordsProducteur: Adam Dutkiewicz

Nostalgie quand tu nous tiens.

Alive or Just Breathing, l’album qui a fait connaitre Killswitch Engage, est depuis sa sortie il y a plus de 10 ans maintenant un de mes album de chevet et un de ceux qui m’ont fait m’intéresser au metal/hardcore. Le chanteur du groupe sur cet album, Jesse Leech, les avait quitté juste après sa sortie. 3 albums avec son remplaçant Howard Jones plus tard, on l’avait vu s’en rapprocher de nouveau avec le projet Times of Grace dont l’album est sorti il y a 2 ans, collaboration studio puis scénique entre Leech et Adam Dutkiewicz, guitariste et producteur de tous les albums de Killswitch Engage (et d’un paquet d’autres groupes de metalcore). Album sans intérêt pour moi. J’ai par contre été plus enthousiaste quant aux autres projets de Leech et j’aime beaucoup sa voix (The Empire Shall Fall qui a sorti un excellent EP en 2011 et avant ça, Seemless, groupe stoner/metal méritant).

On arrive ici à ce 6ème album de Killswitch Engage qui voit donc le retour de Jesse Leech au micro. La question qui brûle sur toutes les lèvres des fans du groupe, devenu une des plus grosses machines metal américaines, est de savoir si ils renoueront avec la qualité de Alive or Just Breathing.
La réponse est claire, leur musique a retrouvé une certaine vitalité sur ce nouvel album, mais on n’évite pas non plus le travers principal du groupe, l’application d’une formule « couplet hurlé/refrain chanté » usée jusqu’à la moelle  qu’ils ont certes participé à élaborer. En fait, le groupe a réussi à se relancer au niveau des couplets, plus explosifs que jamais, mais en contrepartie mouline sur les refrains, souvent sirupeux, aux mélodies faciles à une note par temps, ce qui donne à leur musique un aspect lisse un peu gênant.

Mais après tout, je ne vois pas ce qu’on pouvait attendre d’autre du groupe, c’est du Killswtch Engage pur jus, et rien de plus, et je n’ai pas envie de bouder mon plaisir de retrouver le groupe. Si on atteint jamais l’intensité, la passion, qui font d’Alive or Just Breathing un album générationnel culte, Disarm the Descent dépasse je trouve sans problème les 3 albums qu’ils ont sorti entre temps avec Howard Jones. Le tempo est bien soutenu et les guitaristes n’oublient pas d’envoyer un paquet de riffs flamboyants en diable, des cavalcades metalcore typiques, quelques blasts bien sentis, et tout ça dégage une belle énergie.

Nostalgie je disais, je prends cet album avec légèreté, une poignée de morceaux emprunt d’un esprit positif, chacun avec son lot de riffs accrocheurs, les habituelles harmoniques sifflantes qui les ponctuent, et cette voix à la fois rageuse et cajoleuse qui est la marque de fabrique du groupe. Eh, on parle de Killswitch Engage, qui s’attendait à une révolution?

http://www.youtube.com/watch?v=77CQtwNXJuc

jonben

Chroniqueur

jonben

Krakoukass et moi avons décidé de créer Eklektik en 2004 suite à mon installation à Paris, alors que disparaissait le webzine sur le forum duquel nous échangions régulièrement, ayant tous deux un parcours musical proche entre rock et metal, et un goût pour l'ouverture musicale et la découverte perpétuelle de nouveautés. Mes goûts se sont affinés au fil du temps, je suis surtout intéressé par les groupes et styles musicaux les plus actuels, des années 90s à aujourd'hui, avec une pointe de 70s. J'ai profité pendant des années des concerts parisiens et des festivals européens. J'ai joué des années de la guitare dans le groupe Abzalon. Mes styles de prédilection sont metal/hardcore, death technique, sludge/postcore, rock/metal prog, avec des incursions dans le jazz fusion et le funk surtout, depuis une île paumée de Thaïlande. 

jonben a écrit 497 articles sur Eklektik.

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