Dark Tranquillity – Construct

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Style: MelodeathAnnee de sortie: 2013Label: Century MediaProducteur: Jens Bogren

Je devrais maintenant être habitué avec eux car depuis maintenant 3 albums, je me fais avoir de la même façon : ne pensant pas être un adepte du groupe, j’écoute paresseusement et sans le moindre empressement leur nouvel album et bim! Je succombe et m’extasie alors subitement. On a parfois la mémoire courte, mais heureusement chaque nouvel album du groupe est suffisamment réussi pour venir rafraîchir cette défaillante mémoire.

Construct ne fera pas exception et la claque est encore une fois au rendez-vous. Sans drastiquement changer sa recette par rapport à ses précédents albums, le groupe suédois réussit néanmoins à proposer assez de nouveauté pour convaincre sans mal dès la première écoute. Globalement peut-être un peu plus mid-tempo que les précédents,  et davantage basé sur les mélodies de clavier et les arpèges, l’album sait quand même faire parler la poudre comme sur l’excellent « Apathetic », pur DT s’il en est, avec quelques incursions d’éléments électroniques discrets mais bienvenus (éléments électroniques, en plus du synthé évidemment, qu’on retrouve d’ailleurs un peu partout sur l’album, mais toujours utilisés avec parcimonie et assez discrets dans le mix).

C’est surtout vocalement qu’on est un peu bousculé : un peu seulement, car le registre « rapeux » de Mikael Stanne reste largement dominant, mais il est parfois complété d’un chant clair bien présent et bien affirmé : un chant magnifique, duquel transpire une mélancolie qui donne une coloration presque gothique à certains titres comme « What Only You Know », « State of Trust » ou l’excellent single « Uniformity ». Les inconditionnels du groupe penseront certainement à l’emblématique Projector, seul album (jusqu’ici) sur lequel Stanne s’essayait à la voix claire à haute dose, même si le format des titres est plus compact/concis sur Construct, et que la voix est plus claire encore et à mon avis bien mieux maîtrisée.

D’une façon générale, c’est le songwriting absolument impeccable qui transporte cet album vers les sommets, peut-être encore davantage que les précédents : c’est bien simple il n’y a rien à jeter, mais si je devais me forcer un peu pour identifier les vraies pépites de l’album ce seraient certainement « Endtime Hearts » (avec un superbe solo un peu avant la fin), « Weight of the End », « Apathetic », ou encore « Uniformity » qui se tailleraient la part du lion.

Pochette de l'édition limitée US

Pochette de l’édition limitée US

Il n’y a tellement rien à jeter qu’on ne comprend même pas que le groupe ait gardé le titre « Immemorial » pour les éditions limitées de l’album, tant ce titre est au moins aussi réussi que les autres.

A ce propos, je recommande fortement de faire l’acquisition de l’édition limitée américaine, qui se présente dans un très beau digipack avec une pochette (à mon sens) plus jolie que la version européenne (jugez-en par vous-mêmes), et qui a le bon goût de contenir ce fameux titre bonus (ainsi que le plus anecdotique instrumental « Photon Dreams » qui a le mérite de faire office de sympathique outro), lequel est relégué sur un deuxième disque dans l’édition limitée européenne (qui contient en plus un live en audio, qui fera peut-être pencher la balance pour les amateurs de lives sur cd audio).

Est-ce que ceux qui ont lâché le groupe depuis plusieurs albums maintenant reviendront vers les suédois avec cet album, rien n’est moins sûr tant la présence du chant clair de Stanne ne suffit pas à révolutionner le style du groupe (même si elle représente une nouveauté très bienvenue) et tant on reconnaît encore immédiatement Dark Tranquillity.

Pour ma part je suis encore soufflé par le talent de ces types, et Construct est peut-être à retenir comme un des meilleurs albums du genre sortis ces dernières années. D’ailleurs s’il ne devait rester qu’un seul groupe officiant dans le genre, mon choix serait vite fait…

Allez promis, la prochaine fois je me jette sur le nouvel album!

Tracklist:
1. For Broken Words
2. The Science of Noise
3. Uniformity
4. The Silence in Between
5. Apathetic
6. What Only You Know
7. Endtime Hearts
8. State of Trust
9. Weight of the End
10. None Becoming
11. Immemorial (Bonus track)
12. Photon Dreams (Bonus track)

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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Commentaire

  1. darkantisthene says:

    ça fait un moment que je n’attends plus rien du groupe, j’ai tout de même écouté et j’avoue avoir très rapidement accroché ; ils sont revenus à des structures plus mélancoliques, c’est globalement du beau boulot. Par contre, on n’échappe malheureusement pas à quelques titres dispensables qui ne m’inciteront pas à placer l’album en tête de liste de fin d’année

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