Tesseract – Altered State

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Style: djent atmosphériqueAnnee de sortie: 2013Label: Century Media

Tesseract, pionniers du genre Djent, sortent ici leur second album. Le groupe est à l’origine un projet personnel du guitariste Acle Kahney, qui officiait dans Fellsilent, un des premiers groupes proto-Djent anglais, puis se consacra exclusivement à Tesseract dès 2009.
Dès 2004, Acle enregistre et diffuse sur internet de prometteuses démos et réussit progressivement à former un groupe autour de lui. Cependant, pendant ces presque 10 ans, on assiste à une valse des chanteurs, jusqu’à l’arrivée de Daniel Tompkins pour leur premier album, puis Elliot Coleman sur l’EP acoustique sorti l’année dernière et pour ce second album, encore un changement avec l’arrivée d’Ashe O’Hara.

Les amateurs du groupe ont certainement chacun leur avis, personnellement j’avais beaucoup apprécié la prestation de Coleman sur l’EP Perspective, ses vocalises soul exagérées apportant une personnalité singulière à leur musique. O’Hara a un timbre plus classique et perpétue le style de Tompkins sur le premier album, en occultant cependant totalement les passages hurlés et en adoptant un chant mélodique doucereux, qui frise le féminin, si ce n’est l’enfantin. Un élément clivant donc, d’aucun s’empressant de détester un chant jugé trop formaté. De mon côté, j’ai du mal à oublier les précédents chanteurs, mais O’Hara arrive à me convaincre, d’autant qu’il est techniquement irréprochable et a adopté le style vocal « à la Tesseract », avec une approche encore plus émotionnelle, à fleur de peau.

Musicalement, ce nouvel album ne révèle aucune surprise, on est dans la droite lignée de One, toujours cette version atmosphérique, aux mélodies éthérées, du Djent. L’absence de chant crié et l’accent mis sur la mélodie prive Altered State d’une bonne part de l’agressivité qui marquait leur premier album. Le manque de nouveauté et la facilité de certains riffs déçoivent donc un peu, mais l’album ne manque pas pour autant d’intérêt : la rythmique est toujours aussi impressionnante, le batteur excelle, les lignes de basse slapées sont omniprésentes et apportent un groove imparable, les compositions sont toutes travaillées, à l’exemple de l’excellent single « Nocturne ».

Si c’est un coup de cœur personnel, c’est parce que je suis convaincu par le style du groupe, qui ne perd pas d’intérêt à mes yeux avec ce nouvel album qui tourne très fréquemment chez moi. J’espère cependant qu’il se ressaisira et réussira à ne pas sombrer dans la redite sur ses prochains albums.

jonben

Chroniqueur

jonben

Krakoukass et moi avons décidé de créer Eklektik en 2004 suite à mon installation à Paris, alors que disparaissait le webzine sur le forum duquel nous échangions régulièrement, ayant tous deux un parcours musical proche entre rock et metal, et un goût pour l'ouverture musicale et la découverte perpétuelle de nouveautés. Mes goûts se sont affinés au fil du temps, je suis surtout intéressé par les groupes et styles musicaux les plus actuels, des années 90s à aujourd'hui, avec une pointe de 70s. J'ai profité pendant des années des concerts parisiens et des festivals européens. J'ai joué des années de la guitare dans le groupe Abzalon. Mes styles de prédilection sont metal/hardcore, death technique, sludge/postcore, rock/metal prog, avec des incursions dans le jazz fusion et le funk surtout, depuis une île paumée de Thaïlande. 

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