Extol – Extol

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Style: death moderne progressifAnnee de sortie: 2013Label: Indie Recordings

Fan de longue date du groupe, la nouvelle de la reformation des norvégiens d’Extol m’a d’autant plus enthousiasmé en apprenant le retour du guitariste originel du groupe, à l’origine de la masse de riffs thrash progressifs présents sur Synergy, sorti en 2003, qui est parmi mes albums favoris.

Le parcours du groupe est particulier, chacun de leur album abordant un style sensiblement différent, de débuts black metal, ils intégrèrent des touches death progressif puis évoluèrent vers un thrash complexe des plus originaux qui leur vaut aujourd’hui d’être respectés et pompés par beaucoup de jeunes groupes actuels. Leur album précédent, The Blueprint Dives, était sorti en 2005, 2 nouveaux guitaristes remplaçaient les précédents et le son du groupe s’en ressentait fortement, la composante rock progressif prenant le pas sur la « métallique », avec pour résultat un rock émotionnel solide mais assez étrange.

Extol revient donc en 2013 sous la forme d’un trio formé du chanteur Peter Espevoll et du batteur David Husvik, les 2 leaders qu’on retrouve sur tous les albums du groupe, avec le retour du guitariste Ole Børud, dont les riffs sont la marque de fabrique d’Extol jusqu’à Synergy. Ce nouvel album se situe donc logiquement dans la continué de cet album avec cependant une maturation notable. Retour au thrash moderne qui alterne cependant avec des passages très mélodiques, beaucoup d’intros et d’interludes au sein des morceaux présentent une face plus rock mais toujours assez froide. Après avoir influencé nombre de groupes de la nouvelle génération de metal à la fois prog et extrême, Extol a évolué en 10 ans, quelques touches plus modernes sont incorporées dans un arsenal de riffs cependant toujours aussi incisifs et hachés (parfois proches de ceux de leurs compatriotes Benea Reach ou Frantic Bleep), et leur musique incorpore de plus en plus de subtilité mélodique, rappelant celle de The Blueprint Dives, au sein de la rage effrénée.
Le contraste entre les râles black bestiaux et les voix claires harmonisées façon Queen ou Yes est des plus saisissant et souligne les passages mélodiques, éclaircies magiques dans le bloc aride des rythmiques, beaux moments de rock progressif avec le fond avant-gardiste qu’on retrouve chez beaucoup de groupes norvégiens (voir Leprous par exemple).

Allez basta, retour en beauté pour Extol, cet album est juste un pur régal de complexité, d’éloquence, de sensibilité, avec une production on ne peut plus claire, qui permet de discerner toutes les subtilités et couches de la musiques et accentue le caractère moderne de cette musique qui marquera à coup sûr mon année 2013.

jonben

Chroniqueur

jonben

Krakoukass et moi avons décidé de créer Eklektik en 2004 suite à mon installation à Paris, alors que disparaissait le webzine sur le forum duquel nous échangions régulièrement, ayant tous deux un parcours musical proche entre rock et metal, et un goût pour l'ouverture musicale et la découverte perpétuelle de nouveautés. Mes goûts se sont affinés au fil du temps, je suis surtout intéressé par les groupes et styles musicaux les plus actuels, des années 90s à aujourd'hui, avec une pointe de 70s. J'ai profité pendant des années des concerts parisiens et des festivals européens. J'ai joué des années de la guitare dans le groupe Abzalon. Mes styles de prédilection sont metal/hardcore, death technique, sludge/postcore, rock/metal prog, avec des incursions dans le jazz fusion et le funk surtout, depuis une île paumée de Thaïlande. 

jonben a écrit 497 articles sur Eklektik.

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Commentaire

  1. krakoukass krakoukass says:

    Ouaip, grosse balle que ce retour des chrétiens norvégiens. Peut-être leur meilleur album au final et comme toi l’un de mes albums de l’année.

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