Revocation – Revocation

1 Commentaire      1 439
Style: thrash/death techniqueAnnee de sortie: 2013Label: Relapse Records

J’avais vaguement regardé quelques clips de Revocation par le passé, le groupe ayant sorti en tout 4 albums et 2 EPs chez Relapse, mais je n’avais jamais suffisamment accroché pour persévérer. Je ne sais plus exactement pour quelle raison, mais j’ai téléchargé l’EP que le groupe a sorti l’année dernière, Teratogenesis, et j’ai tout de suite changé d’avis sur le groupe. Les 5 titres de cet EP les voyaient rester sur leur base thrash/death technique, avec une pointe de progressif en plus, des dissonances, des accalmies, mais ce sont surtout les compositions impeccables qui m’ont fait accrocher. Cet EP a beaucoup tourné chez moi et j’avais évidemment envie de suivre le groupe désormais.

J’attendais donc d’écouter ce nouvel album éponyme, d’autant qu’il voit l’arrivée à la basse de Brett Bamberger, ancien de East of the Wall, excellent groupe de post-rock/post-hardcore avec une forte composante progressive, pas franchement le créneau de Revocation. Ceci dit, peu d’influence du bassiste sur l’album, le style général est en fait un retour vers des riffs plus classiques, un metal agressif, martelé avec toute l’aide de la distorsion, aux voix rageuses.
Le style du groupe réunit en égale parts un thrash viscéral et un death technique à l’ancienne, avec une production moderne. Le quatuor s’acharne à jouer le plus vite possible les riffs les plus complexes, avec une précision chirurgicale qui est leur marque de fabrique, avec les excellents solos et la voix bien bestiale du meneur David Davidson. Revocation sait être complexe quand il faut mais également balancer des riffs plus directs, voir « Fracked », au groove sauvage imparable, et tout du long de l’album les passages heavy/thrash mid-tempo là pour faire monter la sauce. On pourra regretter le classicisme de l’ensemble, les structures sont certes très habituelles, limites convenues mais les enchaînements sont particulièrement soignés, chaque composition maîtrisée, avec toujours son solo arrivant au bon moment.

J’étais déjà harponné avec l’EP précédent, ce nouvel album ne fait que confirmer mon intérêt pour ce groupe qui propose le genre de thrash/death que j’ai envie d’entendre même si je n’aurais pas rejeté quelques excursions plus progressives comme sur l’EP précédent histoire de moduler un peu l’aspect monolithe de l’ensemble. Une très bonne sortie de l’année dans le genre.

jonben

Chroniqueur

jonben

Krakoukass et moi avons décidé de créer Eklektik en 2004 suite à mon installation à Paris, alors que disparaissait le webzine sur le forum duquel nous échangions régulièrement, ayant tous deux un parcours musical proche entre rock et metal, et un goût pour l'ouverture musicale et la découverte perpétuelle de nouveautés. Mes goûts se sont affinés au fil du temps, je suis surtout intéressé par les groupes et styles musicaux les plus actuels, des années 90s à aujourd'hui, avec une pointe de 70s. J'ai profité pendant des années des concerts parisiens et des festivals européens. J'ai joué des années de la guitare dans le groupe Abzalon. Mes styles de prédilection sont metal/hardcore, death technique, sludge/postcore, rock/metal prog, avec des incursions dans le jazz fusion et le funk surtout, depuis une île paumée de Thaïlande. 

jonben a écrit 496 articles sur Eklektik.

Du meme groupe

Groupes cités dans la chronique

Vous pourriez aussi apprécier

Commentaire

  1. Angrom angrom says:

    Très bon disque. Ça avoine comme il faut, ça joue grave , le solos sont monstrueux… Une sorte de version plus digeste de Meshuggah , avec des solos Cynic-iens et l’energie thrash… je trouve qu’ils ont clairement franchi un pallier par rapport à l’EP précédent (qui était déjà très bon)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *