Oceano – Incisions

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Style: deathcoreAnnee de sortie: 2013Label: Earache Records

Entombed, Napalm Death, Morbid Angel, Carcass, Cult of Luna et Ephel Duath. Ça aurait pu être une bandante première annonce de Hellfest mais ces quelques noms ont un autre point commun: Un illustre label nommé Earache Records qui pouvait s’appuyer sur un roster des plus cultes (et encore il y en a (eu) un paquet d’autres). Et oui, j’en parle à l’imparfait car du temps est passé et ce line-up de rêve a un peu tourné (même si certains sont toujours là). Le catalogue du label s’est donc vu agrémenté d’une nouvelle génération de groupes dont Oceano, un groupe de… deathcore.

Le groupe de Chicago a un peu de bouteille puisqu’il a déjà livré deux albums auparavant: Depths en 2009 et Contagion en 2010. Après avoir annoncé un hiatus l’an dernier, les voilà déjà de retour (« Tu me manquais trop, cher public ! ») avec un troisième album: Incisions. Bon, on va y aller cash: ce nouvel album ne va rien vous apporter, ni à la « scène » à laquelle il est affilié. Incisions représente tout ce qu’il y a de plus conventionnel en matière de deathcore. En effet, ce n’est donc pas aujourd’hui qu’Oceano va prendre des risques et bouleverser ses habitudes. Incisions propose en effet un deathcore binaire, le genre de son qu’on a eu l’impression d’entendre mille fois depuis 2005 chez des groupes comme Carnifex et autres Impending Doom.

Dès Eternal Wasteland, les premières sueurs froides (et baillements) apparaissent (« Dites-moi que tout l’album n’est pas comme ça ! »). Malgré des variations (petit passage parlé, petit passage slam death, petit solo), ce titre d’ouverture est vraiment trop convenu pour convaincre. Pas mieux avec les titres suivants: Slow Murder qui met un peu plus de voix parlée au milieu des breakdowns et Slave Of Corporotocracy qui en dépit d’une rythmique plus rapide, fait quand même sombrer dans l’ennui. Si vous avez à cet instant envie de stopper l’écoute de cet album, c’est normal. Internal War va pourtant changer la donne. Intro à voix parlée façon Korn et ce titre démarre vers quelque chose de plus travaillé au niveau des ambiances. C’est pas encore Byzance mais c’est vraiment le premier morceau plaisant à suivre d’Incisions. Tout n’est peut-être pas perdu.

Hélas Self Exploited Whore retombe dans les travers deathcore basique avec cet amoncellement de breakdowns typiques, ce n’est pas cet espèce de chant doublé qui sauvera la mise. Il faut en fait attendre Embrace Nothingness et le morceau-titre Incisions pour avoir de nouveau un peu d’atmosphères sortant du lot. Pourquoi ne pas avoir privilégié cette piste les gars ? Car pour ce qu’il reste, mis à part le mollasson instrumental Disseverance, on a l’impression d’entendre le même morceau de longue: ça growle et/ou ça crie/pigsqueale pendant que ça blaste ou ça breakdowne (oui j’invente des verbes).

Bref, malgré trois titres un peu « aventureux », Oceano et ses dispensables Incisions ne vont pas vraiment aider à redorer le blason d’un style bien moribond. Toutefois, si le deathcore est toujours votre tasse de thé, libre à vous de tenter le coup à vos risques et périls. En tous cas, restent des questions en suspend: Pourquoi Earache accorde du crédit à un tel groupe en 2013 ? Attendent-ils 2020 pour signer un groupe de djent qui lui aussi fera tout pareil que les groupes du genre actuels ?

  1. Eternal Wasteland
  2. Slow Murder
  3. Slave of Corporotocracy
  4. Internal War
  5. Self Exploited Whore
  6. New Age Apophis
  7. Embrace Nothingness
  8. Incisions
  9. Blasphemous Mask
  10. Severed Appendages
  11. Disseverance
  12. The Reclaimation

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