When Icarus Falls – Circles

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Style: post-metalAnnee de sortie: 2014Label: autoproductionProducteur: Raphael Bovey & Julien Fehlmann

Même pas deux ans après Aegean, revoilà When Icarus Falls avec un EP quatre titres. Le premier album des suisses, tout puissant qu’il est, ne m’avait à l’époque malheureusement pas emballé plus que ça. Ce Circles arrive donc à point nommé pour une réconciliation…

Sur le fond, le postcore distillé par When Icarus Falls n’a pas vraiment évolué par rapport à l’album. Pourtant malgré ça, le groupe semble avoir su renouveler son approche du genre en modifiant légèrement son angle d’attaque. En effet, comme enveloppé d’un brouillard dronisant, la musique des suisses apparait ici plus froide et dépouillée… mais paradoxalement aussi plus massive. Ainsi, les quatre longs titres de cet EP (pour un peu moins d’une demi heure de son) s’éloignent quelque peu du « classicisme » du style en prenant un parti pris plus contemplatif, le jeu sur la réverb permettant aux suisses de livrer des atmosphères plus nuancées.

Erechtheion, le premier titre est l’exemple-type de cette évolution: l’intro très Year Of No Light plante le décor, saturé mais aérien, avant que la voix de Diego ne fasse son apparition. L’ambiance se voit à nouveau modifiée pour un retour aux sources tout en lourdeur dans la lignée de Cult Of Luna. Les trois autres titres de cet EP sont du même acabit: denses mais parfois aérés par quelques touches de piano/synthé apportant une certaine fragilité à l’ensemble.

Circles s’apprécie sur la longueur et se redécouvre à chaque écoute avec des sensations différentes selon le point de vue (ou plutôt point d’écoute) adopté: sur le jeu des guitares par exemple avec la présence de trémolos déchirants ou bien sur la session rythmique avec ce batteur apportant l’air de rien beaucoup de subtilités à son jeu. Bref, When Icarus Falls joue toujours du post-metal à contrastes mais la nouvelle dynamique de ce nouvel EP (comprenant quand même son lot de violence à côté des atmosphères envoutantes) apporte ses moments de tension et ses passages émotionnels et ce, en sonnant beaucoup moins « commun » que sur Aegean. Bref, un très bon EP et de sérieux espoirs pour l’avenir.

  1. Erechtheion
  2. The Great North
  3. Celestial Bodies
  4. Nyx (bonus track)

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beunz
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