Grand Magus – Triumph And Power

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Style: Heavy MetalAnnee de sortie: 2014Label: Nuclear Blast

Deux ans après The Hunt, revoilà le trio suédois du grand mage, mené de main (et de voix) de maître par le guitariste chanteur Janne « JB » Christoffersson (récemment remarqué sur le dernier disque d’Ayreon). Cette fois-ci ce n’est pas à la chasse que nous emmène le groupe mais à la guerre, et pas pour y prendre une rouste, le titre de l’album annonce la couleur d’entrée : l’épopée sera victorieuse.

Au vu du seul tracklisting de l’album, on pourrait penser être tombé par hasard sur un disque de Manowar : « Steel Versus Steel », « Fight », « The Hammer Will Bite » .. Les titres des morceaux font penser à des titres du groupe américain à moule-paquet en peau de bête. JB ne se cache pas d’ailleurs d’être un gros fan de Manowar, et l’influence du groupe (qui a écrit de bons disques, si, si) se ressent sur cet opus, qui délaisse un peu plus les racines stoner du groupe pour mettre encore un peu plus en avant son côté plus heavy-metal traditionnel.
Après un mid tempo d’introduction au feeling épique et nordique (« On Hooves of Gold »), c’est à trois titres plus heavy-metal que nous avons le droit, surtout dans le riffing d’ailleurs car il ne faut pas attendre ici de voix haut perchée, JB a une voix rauque de viking travaillée à l’aquavit et on reste dans un registre assez grave. « Steel Versus Steel » et « Fight » sont assez efficace dans leur genre, tant au niveau des riffs que des solos. Le refrain du titre éponyme est quant à lui du genre à faire chanteur les foules en chœur, un véritable hymne ! Puis vient l’heure de Dominator qui n’aurait pas déparé sur un disque de Judas Priest, on se prendrait à rêver d’une apparition de Rob Halford sur ce titre pour doubler en voix aigüe les refrains.

Le groupe nous donne ensuite l’occasion de souffler un peu avec « Arv » , un instrumental nordique et acoustique, avant de repartir avec un « Holmgång » (« Duel » en suédois), un titre un peu cliché et a mon avis un peu faible. Ça s’améliore ensuite avec « The Naked And The Dead » dont le refrain est là encore très efficace. On enchaîne avec encore un petit instrumental : « Ymer », parfaite bande son pour l’entrée au Valhalla d’un viking tombé au combat, avant de boucler le cycle avec un autre titre épique : « The Hammer Will Bite » qui fait écho au titre d’ouverture.
L’édition limitée nous offre un titre bonus, « Blackmoon » qui permet de faire monter la durée du disque à 46 minutes, mais qui malheureusement vient un peu casser l’ambiance mélancolique qui s’était installée à la fin de « The Hammer Will Bite ».

La production du disque est assez sèche et naturelle, notamment la batterie, et convient bien au style joué. Grand Magus synthétise dans ce disque des influences heavy metal avec talent, et les restitue à sa sauce dans un disque efficace, alternant morceaux de bravoure épiques et titres plus rapides, un peu court mais sans remplissage et taillé pour la scène. Un bon cru !

Tracklist :
1. On Hooves of Gold
2. Steel Versus Steel
3. Fight
4. Triumph and Power
5. Dominator
6. Arv
7. Holmgång
8. The Naked and the Dead
9. Ymer
10. The Hammer Will Bite
11. Blackmoon [bonus track]

Angrom

Chroniqueur

Angrom

Comme pas mal de gens, c'est par mon paternel que me sont venues bon nombre de mes émotions musicales. Éclectique en diable, mon daron, m'initia à la musique classique et rock essentiellement. Beatles, Rolling Stones et Elton John essentiellement furent parmi les premiers artistes à retenir mon attention. Imaginez ma stupeur quand un ami se présenta un jour chez moi avec des disques d'un groupe anglais, arborant une mascotte qui a l'époque m'avait paru horrible, mais me fascinait. Il s'agissait bien sûr d'Iron Maiden, dont je devins assez vite fan, intégrant ainsi un peu de métal dans mes écoutes, qui, à l'époque, suivaient plutôt la mode du moment. Metallica, Megadeth, Iggy Pop vinrent compléter ma collection d'artistes un peu plus péchus. Arrivé en école d'ingénieurs, un voisin de palier, voyant quelques disques de métal dans ma (encore petite) discothèque, essaya de m'entraîner du "côté obscur". Bien lui en prit, rétrospectivement. À l'époque, en 1998, Angra était au top, et c'est par ce moyen qu'il réussit son coup, me faisant sombrer dans une période heavy-speed, dont je ne garde plus grand chose aujourd'hui (mis à part Edguy et les trois premiers Angra). Une fois le poisson ferré, il passa à la vitesse supérieure en me passant des disques de Dream Theater. Coup de cœur direct pour Images And Words, un peu plus de mal avec Awake, mais la sortie de Scenes From A Memory en 1999 et plusieurs petits détails contribuèrent à faire de ce groupe un de mes groupes favoris, ce qu'il est encore aujourd'hui (une vingtaine de concerts au compteur). Suivant le groupe et tous ces side-projects c'est par Transatlantic que je m'intéressai aux groupes de rock progressif : Spock's Beard, Marillion, The Flower Kings, puis les grands anciens : Yes, Genesis (je considère encore aujourd'hui la période d'or de Genesis comme un des trucs les plus géniaux qu'on ait jamais écrit en musique), Rush (mon groupe n°1), plus récemment King Crimson. Sorti de l'école, je rencontrai sur Rennes la troisième personne à l'origine de mes grands tournants musicaux. Mon troisième maître m'initia aux sonorités plus saturées du death metal et du thrash qui pousse. L'éducation ne se fit pas sans mal, mais j'ai actuellement une discothèque de métal extrême bien fournie, que j'apprécie énormément. .J'en profitai pour découvrir un des groupes français les plus novateurs : SUP. Ou j'en suis aujourd'hui ? Sans doute un mix de tout cela. J'ai succombé également aux sirènes du rock alternatif (Tool, The Mars Volta, Porcupine Tree, Dredg). Je conserve quelques bases heavy que je ne renie pas (Judas Priest, Ozzy Osbourne, Alice Cooper), et j'écoute beaucoup de métal progressif, si tant est qu'il s'éloigne de la technique pour la technique (Pain Of Salvation, par exemple). La trentaine a été également l’occasion de s’intéresser au Jazz, plutôt les classiques « hard bop », mais je ne crache pas sur une petite nouveauté à l’occasion. Je voue également un culte sans limites à Peter Gabriel et à Frank Zappa, hommes à la personnalité fascinante et musiciens expérimentateurs !

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