Saison de rouille – Déroutes sans fin

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Style: indus noise dépouilléAnnee de sortie: 2014Label: Necrocosm/Kaosthetik/Ocinatas/Seven Crow/Désordre NouveauProducteur: autoproduction

Projet parisien initié par un membre de Danishmendt et un autre de Opium Dream Estate (rejoints ensuite par le bassiste de La Part du Cerveau), Saison de rouille est une entité à l’univers marqué par la désolation urbaine, Déroutes sans fin, nouvel album du groupe, serait d’ailleurs la bande son idéale pour un séjour entre les murs d’une usine désaffectée.

L’accueil est en effet singulier et bien froid. L’atmosphère générale se veut pesante et malsaine, impression renforcée par l’usage de riffs dissonants et surtout grâce à ces vocaux inquiétants: rauques et (trop) en retrait, ces râles entonnés en français évoquent le côté dérangé de Diapsiquir et Cowards (sur les parties les peu plus nerveuses). Cependant, le malaise ne sera pas total car ces paroles sont souvent difficilement perceptibles (sauf pendant Sortie, spoken word prenant librement inspiré des Gardiens de la Vérité de Michael Collins), heureusement que le groupe laisse à disposition ses lyrics, ce qui permet de se rendre compte de l’adéquation de leurs thématiques avec leur musique.

En effet, comme la pochette le suggère, les paysages en ruine et l’abandon sont parmi les thèmes de prédilection de Saison de rouille. Mariés à une bande son dépouillée et discordante, l’effet n’en devient que plus saisissant. Tel un Godflesh qui aurait perdu une partie de ses machines, Déroutes sans fin décrit en huit chapitres un road-movie (les trajets en voiture étant aussi un élément central de cet album) bruitiste ponctué de douloureuses errances. De nombreux paysages post-apocalyptiques pour une expérience sensorielle unique.

  1. L’oiseau de chrome (Lande I)
  2. Déroutes sans fin (Lande II)
  3. Le carnaval (Lande III)
  4. Impasse
  5. La Vallée de la Ferraille
  6. Romances (feat. Christian Kolf/Valborg)
  7. Moteurs épuisés
  8. Sortie

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