A Hill to Die Upon – Holy despair

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Style: black dark heavy et mélodiqueAnnee de sortie: 2014Label: Bombworks records

Par un des tours de passe-passe dont le destin a souvent le secret, les Américains d’A Hill to die upon (AHTDU) ont le triste privilège de gonfler les rangs des groupes talentueux injustement méconnus. Malgré la sortie de 2 superbes albums en 2009 (Infinite titanic immortal) et 2011 (Omens), la renommée du groupe n’atteint pas les sommets mérités. Qu’il me soit permis, comme en 2011, d’apporter ma pierre à l’édifice à la tête duquel se trouvera un jour A Hill to die upon si une justice divine existe.Malgré les preuves irréfutables disponibles aux oreilles averties, certains ont encore du mal à penser le concept de musique à la fois extrême et mélodique. Le style death mélodique ayant connu une certaine heure de gloire, l’ignorance est probablement plus prégnante concernant le black metal. Et pourtant… il suffira de ne citer qu’un seul nom : Dissection. Puissance, noirceur, mélodie, rage, mélancolie, tout ce qu’on peut espérer lorsqu’on imagine le style « absolu » a obtenu ses lettres de noblesse avec les Suédois. Leur avenir – comment pouvait-il en aller autrement – ne pouvant plus être que posthume, il a bien fallu qu’une relève décide de ramasser l’étendard.

Sans crier gare, sans être soutenu par un label ayant pignon sur rue, sans couverture à tire larigot de magazines maléfiques, AHTDU peuvent s’enorgueillir d’être désormais le groupe de référence en la matière. Carrément. Je ne pensais pas qu’ils pourraient relever le défi de la succession du superbe Omens qui avait terminé dans mon top 10 de 2011. Et pourtant, c’est une oeuvre magistrale qu’ils nous proposent en 2014.

Tous les titres sont imparables, des modèles du genre heavy black death épique. Si, après cette preuve irréfutable qu’ils maitrisent ce dernier sur le bout des cordes, ils ne se voient pas proposer un deal digne de ce nom qui leur permettrait d’accéder à un niveau de notoriété important, c’est à se demander si le monde ne préfère pas donner la parole à des satanistes (Polonais ?) buveurs de sang menstruel… Peu importe le flacon (de très bon niveau, ne soyons pas de mauvaise foi) pourvu qu’on ait l’ivresse de la vodka, en somme.

Avec A hill to die upon, je vous propose de prendre une biture avec un breuvage coriace mais raffiné dont le goût de « reviens-y » ne provoquera aucune gueule de bois. Buvez moins mais buvez mieux !

Site officiel

Bandcamp

 

Tracklist :

01- Cloven Hoof Hava Nagila

02-A Jester Arrayed in Burning Gold

03-Unyielding Anguish

04-Let the Ravens Have My Eyes

05-Hæðen

06-Nekyia

07-Somme

08-Rime (Jerub-Ba’al)

09-O Death

10-Satan Speaks

 

Chroniqueur

Darkantisthène

Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

darkantisthene a écrit 276 articles sur Eklektik.

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