Vanhelgd – Relics of Sulphur Salvation

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Style: death metal occulte et frondeurAnnee de sortie: 2014Label: Pulverised Records

Franchement quand on est fan de death metôl, il me paraît difficile de ne pas être satisfait de l’année qui est en train de s’achever, et ce quelque soit le style de death dont on parle : entre les « traditionnalistes » Dead Congregation, Bloodbath, les aventureux Horrendous ou Morbus Chron, ou les plus modernes Fallujah, franchement il y en a pour tous les goûts.

Pour compléter le quintet gagnant, je vous propose de revenir sur Relics of Sulphur Salvation, 3ème album des suédois de Vanhelgd, sorti en mai dernier. Plus « occulte », voire tirant sur le black metal, par rapport aux précités, cet album n’en est pas moins impressionnant autant que suprêmement efficace.

Ne rechignant pas à proposer quelques moments limite guerriers (comme ce « May the Worms Have Mercy on My Flesh » qui évoquerait presque Bolt Thrower), les suédois proposent un mélange entre sauvagerie primitive et mélodies imparables, le tout dans un écrin de puissance incontestable, moderne mais pas trop, avec un son de guitare parfait qui évoque les ténors des années 90 (Entombed par exemple). Ajoutons à cela, renforçant d’ailleurs la sauvagerie évoquée, un chant impressionnant, ou plutôt un double chant, puisque les deux guitaristes se partagent le crachoir dans des registres pourtant assez proches, tous deux excellents et se complétant à merveille, en proposant aussi une alternance bienvenue entre anglais et suédois, alternance qui ne dénote jamais et sert au contraire parfaitement les ambiances distillées par le groupe.

L’album dure 42 minutes et rien n’y est à jeter, mais s’il fallait mettre en avant quelques moments j’aurais tendance à évoquer la triplette gagnante du disque : « May the Worms Have Mercy on My Flesh »/ »Relics of Sulphur Salvation »/ »Sirens of Lampedusa ».

L’album semble d’ailleurs se conclure sur « Sirens of Lampedusa » et son final « aquatique », mais il n’en est rien, puisque c’est finalement « Cure Us from Life » qui vient mettre un terme à l’album : un titre qui apparaît davantage comme un « bonus track » tant il dénote un peu par rapport au reste, présentant une approche plus punk que le reste, mais même là les suédois se montrent impressionnants et impossibles à prendre en défaut et le titre tue comme il faut.

Encore un indispensable de l’année dans le genre, les amateurs auraient bien tort de passer à côté de ce pur joyau qui finira d’ailleurs en bonne place dans mon top annuel.

Tracklist :
01. Dödens Maskätna Anlete
02. The Salt in My Hands
03. Where All Flesh Is Soil
04. Ett Liv I Träldom
05. May the Worms Have Mercy on My Flesh
06. Relics of Sulphur Salvation
07. Sirens of Lampedusa
08. Cure Us from Life

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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Commentaire

  1. shaq says:

    Bien d’accord avec le début de cette chro, 2014 a été une bonne année pour le Death-Metal (même si je ne reste pas convaincu par la prestation de Mr Holmes), et voilà une offrande qui va clore mon Necronomicon 2014 avec majesté. Moins la claque que pour Horrendous ou Morbus Chron, mais je ne doute pas qu’avec le temps il va agréablement faisander.

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