Callisto – Secret Youth

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Style: Post machin revisitéAnnee de sortie: 2014Label: Svart Records

Je sais pas vous, mais pour ma part je suis vraiment passé par une phase où je ne pouvais plus rien écouter de « post-machin » ou assimilé, franchement écœuré par la génération quasi spontanée et incessante de groupes, vagues ersatz de Cult Of Luna, Isis ou Neurosis dotés d’autant de talent que de personnalité… Il y a du reste eu quelques exceptions ces dernières années, que ce soit avec Reka ou Asidefromaday qui ont sorti deux de mes albums cultes dans le genre, mais il faut reconnaître qu’aujourd’hui voir l’étiquette post-hardcore ou post-metal accolée à la musique d’un groupe, ne suscite aucune excitation ou frétillement de ma part.

Mais bon le temps a passé, l’indulgence me gagne, ou la lassitude que sais-je, et me voilà à jeter sans aucune attente particulière une oreille sur le dernier album de Callisto, groupe finlandais qui n’en est pas à son coup d’essai et dont je pense ne jamais avoir écouté un album complet jusque-là. Né en 2001, le groupe a pu semble-t-il se rendre compte de la vacuité du genre et de sa redondance ronflante, pour décider semble-t-il de quelque peu prendre la tangente en 2009 avec Providence qui a marqué la rupture du groupe avec son passé de second couteau du post-machin.

La première surprise avec Secret Youth est vocale, puisque l’essentiel des vocaux assurés par Jani sont des vocaux clairs  (sauf sur le très bon « Backbone » où l’on trouve quelques vocaux hurlés, d’ailleurs de très bonne facture) avec un timbre qui évoque une sorte de croisement entre le timbre du chanteur de The Tea Party, celui d’Interpol voire Enslaved (celui du claviériste Herbrand hein pas celui de Grutle) par moments (comme sur la fin de « Breasts of Mothers »). Bien belle voix, et autant le dire clairement, argument décisif quant à mon adhésion à la musique de Callisto.

Pour le reste on navigue sur les eaux du post metal/core avec une touche de mélancolie typiquement finlandaise, et des sonorités de guitares qui font un peu penser aux récents travaux des islandais de Solstafir.

Même si l’on n’échappe pas comme souvent dans le genre, à des passages qui tirent un peu trop en longueur, il faut saluer l’effort réel que le groupe semble avoir fait pour s’en tenir à une approche plutôt concise et directe de sa musique : 10 titres pour 53 minutes, avec des titres majoritairement entre 5 et 7 minutes, ça reste raisonnable pour du post-machin.

Pas de révolution non, mais de jolies ritournelles tristes et efficaces et une instrumentation qui sait mettre en place des bons moments de tension avant/après un apaisement de façade (« Breasts of Mothers » et ses synthés cuivrés par exemple).

Avis aux amateurs, et aux autres, la surprise est au bout du chemin.

Tracklist :
1. Pale Pretender
2. Backbone
3. Acts
4. The Dead Layer
5. Lost Prayer
6. Breasts of Mothers
7. Grey Light
8. Ghostwritten
9. Old Souls
10. Dam’s Lair Road

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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