Prodigy – The Day is My Enemy

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Style: ProdigyAnnee de sortie: 2015Label: Take Me to the Hospital, Cooking VinylProducteur: Liam Howlett

2015. Selon Liam Howlett, la scène électronique ne prend plus de risques, ne se montre plus assez « agressive ». On pouvait donc espérer que son groupe viendrait foutre un coup de pied dans la fourmilière comme il l’avait fait avec les Music for the Jilted Generation ou le fantastique The Fat of the Land.

Raté, le cru 2015 de Prodigy sera un petit cru, bien paresseux, dans lequel le sieur Howlett toujours entouré des clowns Keith Flint et Maxim Reality montre qu’il se repose sur ses acquis et ne fait que s’auto-parodier, recycler ses propres idées pour accoucher d’un album sympathique mais bien sage (pour la prise de risque on repassera) et surtout trop garni (14 titres).

Sur Invaders Must Die Howlett recyclait Music for the Jilted Generation, The Day is My Enemy serait à ce titre davantage un recyclage de The Fat of the Land, une tentative de retour à des sonorités agressives, plus rock/punk.

Ne soyons pas mauvais joueurs : ça fait toujours plaisir de retrouver Prodigy on ne va pas se mentir, et certains titres fonctionnent bien (le morceau titre, « Wild Frontier » ou « Nasty » qui est une belle repompe de « Breathe » quand même, et « Ibiza ») notamment sur la première partie de l’album : on tape du pied, et on se dit qu’on est parti pour le prendre (son pied), comme au bon vieux temps, sans la magie de la « nouveauté ». Malheureusement on déchante assez vite : l’album se répète et contient trop de « fillers », pas des mauvais titres réellement, mais plutôt des titres inconsistents, à l’image de ce « Rok-Weiler » bien plat.

Là où l’album au crabe réussissait à proposer des variations de tempos et d’ambiances, on a un peu l’impression ici que l’album au renard (sic) repose lui sur la même logique, plutôt agressive, mais surtout la même rythmique, le même tempo. La lassitude s’installe fatalement assez vite, même si l’atmosphérique « Beyond the Deathray » tente tout de même d’aérer le propos et de casser la monotonie… dans laquelle on retombe pourtant bien vite. Aucun morceau ici ne semble avoir le potentiel pour marquer durablement l’époque, comme l’avaient fait les « Breathe », Firestarter » ou autres « Smack My Bitch Up » il y a plus presque 20 ans…

Loin d’être un mauvais album, The Day is My Enemy ne sera en tout état de cause pas un album charnière dans la carrière de Prodigy et de Liam Howlett, qui semble malheureusement avoir dit l’essentiel de ce qu’il avait à dire il y a maintenant bien trop longtemps. Qu’importe, l’album semble en revanche taillé pour le live où il devrait parvenir à bien casser de la nuque.

Tracklist :
1. The Day is My Enemy
2. Nasty
3. Rebel Radio
4. Ibiza feat. Sleaford Mods
5. Destroy
6. Wild Frontier
7. Rok-Weiler
8. Beyond the Deathray
9. Rhythm Bomb feat. Flux Pavilion
10. Roadblox
11. Get Your Fight On
12. Medicine
13. Invisible Sun
14. Wall Of Death

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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Commentaire

  1. soldout says:

    C’est marrant c’est justement Rok-Weiler qui m’a le plus branché sur l’album (je m’imagine qu’en live ça doit envoyer du lourd) tandis que le reste s’écoute sans réel déplaisir mais ne présente rien d’innovant ni de mémorable.

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