Live-report: In Hearts Wake (29/06/2015 – Prague)

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Style: metalcore/post-hardcoreAnnee de sortie: 2015

Collaborer avec des labels, c’est bien, ça te permet d’obtenir des accréditations pour des concerts pour lesquels t’aurais pas voulu déverser un kopek, une couronne tchèque en l’occurrence. On m’a donc proposé de venir voir In Hearts Wake, groupe australien de metalcore/faux post-hardcore dont j’ai chroniqué le dernier album récemment, le genre de groupe correspondant parfaitement aux critères évoqués… (oui j’aime me faire mal)

Enfin encore faudrait-il que les tourneurs fournissant les accréditations communiquent avec les assos locales organisatrices ! Ce qui m’a valu un léger souci à l’entrée, mon nom ne figurant pas sur la liste, après pas mal de blablas avec l’organisateur de la date, c’est finalement le manager du groupe australien qui démêlera la situation et qui me permettra d’entrer alors que j’étais déjà prêt à repartir (sans regret). Pour s’excuser, il me proposera même une interview d’In Hearts Wake, offre que je déclinerai poliment.

Avec toutes ces péripéties, je n’ai même pas eu le temps de vraiment découvrir les lieux. Le Chapeau Rouge est une institution de la capitale tchèque. Située dans le quartier historique, cette salle a la particularité d’être sur trois niveaux: un niveau bar, un niveau discothèque et enfin une salle de concert en sous-sol (pas super bien agencée avec sa voute au milieu) dans laquelle j’entre enfin lorsque le groupe de première partie Abyss, Watching Me quitte la scène (mais ce que j’en ai perçu pendant mes discussions à l’entrée me font penser que je n’ai pas loupé grand chose). Je profite de l’attente pour un peu observer la « faune » du soir, celle-ci ne doit que très rarement atteindre les 18 ans d’âge, les mèches ont été travaillées (pour les garçons) et de nombreuses demoiselles arborent des coupes à couleurs pastels façon manga. En tous cas la salle est comble (ça jouait à guichet fermés), je me place donc avec ma pinte en attendant Sights, autre groupe local apparemment populaire dans le coin vu les t-shirts croisés.

Après avoir mis des plombes à s’installer, Sights démarre avec une intro electro avant de lancer un metalcore assez basique à un public très enthousiaste. D’où j’étais, le son ressemblait à une bouillie bien craspec, ce qui ne m’a pas vraiment aidé à être réceptif. Enfin, je ne l’étais pas vraiment avant ça vu le style pratiqué: du Bring Me The Horizon des débuts avec un chant de canard enragé sur des riffs pas très intéressants. J’ai attendu un peu pour voir si quelque chose d’un peu mieux allait se faire sentir, malheureusement ce ne sera seulement le cas d’un vent nauséabond sorti d’un cul juvénile situé à proximité, entrainant illico presto mon départ vers des lieux plus respirables.

Une longue pause plus tard, le vent s’est dissipé mais il fait toujours aussi chaud quand les australiens d’In Hearts Wake investissent la scène. Je profite du mouvement de la foule d’ados s’agglutinant devant pour me glisser à côté de la console de l’ingé son, étonnamment située dans une cage métallique. De là, j’ai aussi en visuel un écran filmant la scène en infrarouge, une bonne idée car le pit trop mouvementé bouchera mon champ de vision la majeure partie du temps (pit dans lequel nombreux gamins slammeurs s’éclateront par-terre en jugeant mal leur réception). Le groupe de Byron Bay attaque via des titres tirés de leur dernier album Skydancer, c’est d’ailleurs avec ce morceau que les hostilités débutent. Le son est parfait et j’ai limite l’impression d’entendre du playback tant le son correspond à celui de l’album ! Le groupe enchaine avec Badlands sur lequel j’émettais aussi des doutes quant aux capacités en chant clair live du bassiste, il se démerdera là plutôt pas mal. De nombreux titres de ce nouvel album sont passés en revue, ainsi que de plus anciens que je ne connaissais pas au contraire du public, chantant en chœur la quasi totalité des paroles (ce qui pour un groupe, doit faire sacrément plaisir).

Pas grand chose à redire sur le set, les riffs étant assez efficaces pour le style, le groupe très pro et pas trop poseur, de quoi balayer tous mes aprioris. Juste une petite frayeur quand le chanteur a demandé au public d’allumer son briquet pour le « morceau love ballade » et que j’ai cru avoir les cheveux transformés en torche par mon voisin de droite en voyant une flamme à quelques centimètres de ma tête. Environ 3/4 d’heure de metalcore et des litres de sueur plus tard, il est temps de remonter respirer à la surface. Vraiment pas le concert de l’année mais un groupe de tête d’affiche qui assure en live pour un moment certes anecdotique mais moins pénible que ce que je redoutais…

beunz
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Commentaire

  1. jonben jonben says:

    Le pet dans la fosse, on ressent le vécu. Jamais entendu parler de ce groupe, mais c’est toujours sympa de voir un concert dans un beau lieu.

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