Bilan 2015 – Eklektik Awards 2015 de Joss

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Annee de sortie: 2015

Musicalement, cette année 2015 aura été assez riche de mon côté, avec pas mal de découvertes. D’ailleurs, la grande majorité des artistes présents dans mon top m’étaient inconnus l’an dernier (ou alors juste connus de nom) et c’est sans doute une des grandes satisfactions à l’heure de ce bilan musical. Il faut dire aussi que le plaisir de la découverte est quand même ce qui motive les « music-addicts » que nous sommes tous. Sans curiosité, la passion s’éteint. Autre satisfaction, la diversité des genres et des artistes écoutés, même si on notera quelques grands absents comme le jazz, qui curieusement n’aura pas vraiment trouvé grâce à mes oreilles en 2015 (pour les nouveautés du moins). Cette diversité m’a donné l’idée de présenter ce top à la façon des récompenses calibrées pour la TV, avec leurs diverses catégories. Même si elles peuvent paraître un peu incongrues (artistes masculin, artiste féminine, révélation etc…) pour les musiques alternatives que nous aimons, l’idée est surtout de rythmer ce bilan autrement qu’en une simple succession d’albums.
Donc c’est parti pour ce petit coup d’oeil dans le rétro avant de se lancer tête baissée dans l’inconnu pour découvrir ce qui nous attend en 2016.

MEILLEUR ALBUM MUSIQUE ELECTRONIQUE
CarpenterBrut_trilogyCarpenter BrutTrilogy
Pas à proprement parler un album, puisque cette « Trilogie » est en fait une compilation regroupant les 3 E.Ps du mystérieux one-man-band Poitevin. Avec ses compatriotes Dan Terminus, Perturbator ou les plus établis Zombie Zombie et Justice, il nous prouve une fois encore que les français font définitivement autorité dans le domaine de la musique électronique (et ses nombreux sous-genre comme la synthwave). Même si dans le cas de Carpenter Brut, il y aussi une forte influence revendiquée des bandes originale du réalisateur/compositeur John Carpenter, justement responsable du nom du projet.

MEILLEUR ALBUM PROG
StevenWilson_Hand_Cannot_EraseSteven WilsonHand. Cannot. Erase.
Avec son dernier album en date, le prolifique Steven Wilson a mis (quasiment) tout le monde d’accord en nous livrant une véritable œuvre de rock progressif contemporain. Un album concept parfaitement cohérent et maitrisé, même s’il ne propose rien que Steven n’ai jamais exploré auparavant lors de ses nombreux projets musicaux. Du travail d’orfèvre porté à bout de bras par un groupe d’exception.
Aussi nominés : Riverside pour Love Fear and the time machine et Steve Hackett pour Wolflight.

MEILLEUR ALBUM METAL
refused_freedomRefusedFreedom
Pourrait aussi être nommé “come-back de l’année” puisque les punks-rockers suédois n’avaient rien sorti depuis 98 avec leur album culte The shape of punk to come. Même si ce Freedom ne fera sans doute pas d’ombre à son illustre prédécesseur, il n’en reste pas moins un véritable brulot. Nerveux, incandescent et encore une fois difficile à étiqueter. En effet, si la globalité du disque dégage une énergie punk implacable, le groupe n’hésite pas à balancer de purs riffs de hard-rock groovy que n’aurait pas renié Thin Lizzy.
Aussi nominés : Klone pour Here comes the sun ainsi que Hangman’s chair pour This is not supposed to be positive.

MEILLEUR ALBUM FOLK
RyleyWalker-PrimroseGreenRyley WalkerPrimrose Green
Pas tout à fait un nouveau venu mais presque, puisque ce Primrose Green est le second disque de ce musicien américain originaire de l’Illinois. Si le premier album était déjà solide dans le genre folk, rien n’annonçait cette petite merveille de folk psyché tout droit venue des années 60. Un chanteur totalement habité qui fait ressurgir le spectre du grand Tim Buckley. Incontournable, et on reparlera encore en 2016 puisqu’il reviendra très vite avec un nouvel album annoncé au printemps.

MEILLEUR ALBUM ROCK INDÉ
Foals-WhatWentDownFoalsWhat went down
Ok, après des débuts plutôt maths-rock, le groupe commence à glisser dans une catégorie plutôt pop-rock grand public. Mais point de snobisme ici, car à l’instar de Muse en son temps, Foals nous démontre que l’on peut aisément concilier accessibilité et exigence musicale. Faire bouger les foules sans se compromettre, et nous livrer un album varié aux compositions impeccables.
Aussi nominé : Drenge avec Undertow.

ARTISTE MASCULIN 2015
FatherJohnMisty-i-love-you-honeybearJosh Tillman (alias Father John Misty) pour son album I love you, honney bear
S’il ne paraît pas comme ça au premier abord (look de pasteur, barbe de folkeux triste), l’ex-batteur des Fleet Foxes Josh Tillman est un marrant. Ses liner-notes, ses clips et son attitude live en sont la preuve. Mais ce qui lui vaut la présence dans ces Eklektik Awards 2015, c’est que c’est aussi un « fucking good songwritter ». Ses deux albums parus sous le pseudonyme Father John Misty en attestent, avec de superbes compos pop/rock aux racines blues et folk.

ARTISTE FÉMININE 2015
JeanneAdded_BeSensationalJeanne Added pour son album sensationnal
Après avoir pas mal roulé sa bosse dans les milieu jazz, la jeune chanteuse de Reims prend tout le monde à rebrousse-poil avec un premier album électro-pop, produit avec Dan Levy du duo The Do (d’où les quelques similitudes avec l’excellent dernier album du duo, Shake Shook Shaken).

TUBE DE L’ANNÉE
CourtneyBarnett_sometimes“Pedestrian at best” de Courtney Barnett extrait de Sometimes I sit and i think, and sometimes i just sit.
La jeune australienne nous a livré cette année son premier véritable album (après 2 E.Ps qui ont fait l’objet d’une compilation sur CD), et ce premier essai est quasiment un coup de maître(esse). Puisant son inspiration dans le rock alternatif des 90′ (Seattle, Nirvana et Hole ne sont jamais loin), la demoiselle nous balance un album rock frais, énergique et fun, sans s’interdire quelques balades folks empruntes de nostalgie.

GROUPE DE L’ANNÉE
GhostGhost
Qui d’autre ? Une imagerie et un concept qui continuent de se perfectionner depuis leur premier album Opus Eponymous, une présence renforcée sur les diverses scènes d’Europe (et bien au delà), affichant souvent complètes, des interviews qui montrent un groupe intelligent et bosseur. Mais surtout, un 3e album qui confirme tous les espoirs qui avaient été placés en eux. Au total on obtient LE groupe qui a toutes les cartes en main pour remplacer nos vieilles gloires vieillissantes. Ghost a sans doute tout compris, et même si tout est calculé ça ne les as pas empêché de sortir un des disques les plus irrésistibles de l’année.

RÉVÉLATION DE L’ANNÉE
TheGrandAstoria_TheMightyFewThe Grand Astoria avec l’album The Mighty few
Pas tout à fait un nouveau venu puisque leur premier album est de 2009 et que ce groupe de stoner-punk-progressif originaire de Saint-Petersbourg enchaîne les sorties (albums, E.Ps, lives, single) avec la régularité d’un métronome. Toutefois leur succès est relativement confidentiel, malgré les critiques globalement très positives de ce 6e album un peu partout dans la presse web spécialisée. Même si ce n’est pas le plus accessible de leur disco, espérons que ce Mighty Few va changer la donne, avec ses 2 passionnants titres de plus de 20 minutes chacun, qui explorent une multitude d’univers musicaux.
Aussi nominé : Agent Fresco avec leur 3e album Destrier.

CLIP DE L’ANNÉE
SteveHackett-WolflightSteve Hackett – “Wolflight”
Si tu es amateurs d’indiens, de loups, de chevaux et de guitare acoustique au coin du feu, alors tu adorera le clip “Wolflight” de Steve Hackett, qui réussi l’exploit d’être encore plus kisch que la pochette du disque. Quoi qu’il en soit, l’ex-Genesis nous a livré cet année un très bel album de rock-progressif, et à titre personnel m’aura lancé à la découverte de sa discographie et des perles que sont Out of the Tunnel’s mouth, Darktown, Wild Orchids ou encore To Watch the storms.

FLOP DE L’ANNÉE
IronMaiden_TheBookOfSoulsIron MaidenThe book of souls
Je ne suis pas la personne la plus objective du monde en ce qui concerne Maiden. Normal car c’est avec eux que tout a commencé pour moi, et malgré quelques passages à vides, j’y ai toujours été particulièrement attaché. Je fais partie de ceux qui défendent les X-factors et autres Dances of Death. Mais pas Virtual XI, faut pas déconner non plus. Il faut quand même admettre que le groupe a une fâcheuse tendance à rallonger inutilement titres et albums depuis quelques temps et pas toujours à raison. En ce sens, l’annonce d’un double album n’était pas spécialement une bonne nouvelle. Et effectivement l’exercice ne leur a pas spécialement réussi. Si le disque possède de très bons moments, ceux-ci sont dilués dans des titres bien trop longs et répétitifs. Bref, une déception pour le fan que je suis toujours.

Et maintenant, place aux extraits :

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