Bilan 2015 – Darkantisthene

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Style: bilan musicalAnnee de sortie: 2016

2015 est mon année la moins metal depuis longtemps. La faute à Steven Wilson en grande partie; et à Roger Waters également (la sortie d’une nouvelle version de Amused to death m’aura fait replonger dans ce chef d’œuvre qui dépasse pour moi n’importe quel album du Floyd). Ils m’auront tous deux tenu assez éloigné de la musique malfaisante. Et ça se ressent dans mon top 2015 plutôt « tranquille ».

Les bonnes sorties metal n’ont pourtant pas manqué. C’est moi qui les ai manquées.

Malgré tout, j’ai pu glaner (grâce un peu à mes camarades, il faut bien que le commerce avec ses congénères soit un minimum utile) des références musicales à la qualité fort notable.

Le death metal a été le style le plus généreux pour moi : Black Breath, Cruciamentum, Unrest, Wombbath, Sulphur Aeon, Worthless, Weak aside, Entrails, Grave Ritual et j’en passe.

Le thrash est par contre le grand perdant metal de cette année : pas de découverte tonitruante et un Slayer qui aurait vraiment dû s’arrêter après Divine intervention. Bon il y a bien la confirmation par les infâmes Generichrist (Taste of death) que le style n’a rien à envier à d’autres censément plus extrêmes en terme de putréfaction : pour public averti donc :

Le doom aurait pu m’enchanter avec un Draconian de bon niveau et un My dying bride notable bien qu’irrégulier. Je n’ai pas accordé suffisamment de temps au Shape of despair et à The slow death, je me rattraperai en 2016 en regrettant peut-être amèrement de ne pas les avoir chroniqués en temps et en heure. Le Paradise Lost, comme je le pressentais un peu, ne passe pas avec brio l’épreuve du temps et Swallow the sun peinent toujours à retrouver les niveaux des premiers albums.

Le blues/hard rock n’a pas démérité : The Answer à nouveau en forme ; un excellent Koritni ; en revanche, j’ai été un peu déçu par Europe et Seasick Steve. Le Hardcore Superstar n’a pas tenu la distance malgré une audacieuse remise en question.

Autre pièce de choix, le black : Archgoat, The Ugly, Shrine of insanabilis,Temple of Baal, Infera Bruo. Concernant ces derniers, je suis surpris de ne pas trouver plus d’échos que ça de leur album In conjuration aux accents Emperor-Enslavediens

L’electro est le grand parent pauvre de cette année, aucun album n’a tenu plus de 2, 3 écoutes.

Saluons une bonne santé de la scène metal française avec quelques nouveaux venus à suivre de près à l’avenir comme Venefixion (death/black/thrash old school) :

 

Top albums 2015

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Steven Wilson

Hand.cannot.erase a été l’astre de 2015 à l’ombre duquel il a été très difficile de vivre ; aucun album n’est parvenu à m’émouvoir à ce point, jamais définir le premier de ce genre de liste n’a été aussi aisé. Hors Porcupine Tree, Steven Wilson n’a pas fait plus abouti. Album majeur.

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Cruciamentum

Le death metal a eu une belle année, il a fallu en sortir un du lot, ça tombe sur ces Anglais car il s’agit d’un premier album qui prouve que le groupe a parfaitement compris ce qu’il convient de faire pour créer les atmosphères dans lesquelles la mort danse avec volupté.

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Unrest

On a toujours besoin d’avoir un album sous la main au cas où tout nous dégoûte, où on a envie de cracher à la gueule de la vie. Les Américains d’Unrest sont là pour nous permettre de ne pas appuyer sur le bouton qui fait tout disparaitre ; ça défouraille, ça revigore, c’est le Grindcore dans sa plus limpide expression.

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Red sky mary

Concernant le rock, j’ai hésité avec le Koritni et le The Answer mais j’ai préféré mettre en avant un groupe moins connu qui gagne à l’être davantage. Rafraîchissant.

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Eisbrecher

Inutile d’attendre un nouvel album de Rammstein, leurs compatriotes d’Eisbrecher portent l’étendard à un niveau quasi irréprochable.

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Black Breath

L’essence du metal version 2015. Le classique dans ce qu’il a de plus efficace. Faites-vous pousser les cheveux !

Anekdoten_Until_All

Anekdoten

Je le disais en introduction, ce fut l’année la plus « tranquille » musicalement pour moi ; ce magnifique album des prog rockeux suédois aux forts accents King Crimsoniens se retrouve donc dans mon top.

riverside-love-fear-and-the-time-machine

Riverside

Après l’excellent Shrine of new generation slaves, je ne pensais pas les Polonais capables de proposer 2 ans plus tard un album d’un tel niveau. C’est du pur Riverside, les fans l’ont déjà.

 

amestigon-thier

Amestigon

Découvert dans la dernière ligne droite, ce magistral album de black doom atmosphérique s’est rapidement imposé comme mon album metal de l’année.

 

Chroniqueur

Darkantisthène

Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

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2 Commentaires

  1. Angrom Angrom says:

    Niveau prog, je partage ton avis sur le Wilson, je n’ai par contre pas accroché encore totalement au disque d’Anekdoten (je n’en suis qu’à peu d’écoutes) et pas trop non plus au Riverside (mais ca commence à devenir assez récurrent, je trouve qu’ils ont du mal à décoller)
    Le Black Breath est excellent, je partage ton avis, et merci pour la découverte !

  2. Equipe Eklektik jonben says:

    Anekdoten faudra que je creuse, j’ai jamais vraiment accroché à un de leurs albums.
    Je te conseille mes 2 albums prog de l’année, le Beardfish et le Caligula’s Horse.

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