Graf Orlock – Crime Traveller

Pas de commentaires      1 276
Style: cinema grindAnnee de sortie: 2016Label: Vitriol Records

Comme promis dans ma chronique du dernier album de Ghostlimb, voici venir celle du nouvel album de Graf Orlock, second groupe du vocaliste Jason Schmidt (épaulé par Karl Bournze derrière le micro). Si autant l’album de Ghostlimb montrait une certaine prise de risque donc une évolution, rien de neuf sous le soleil du comte Nosferatu (Graf Orlock étant le véritable nom du fameux vampire) car furie grindcore (mais pas que) barrée et samples de films sont une nouvelle fois au menu.

Il y a derrière Crime Traveller tout un concept que Trailer (dernier EP en date) ne laissait qu’entrevoir. Ce nouvel album raconte en effet une histoire, celle d’un tueur canadien qui voyage dans le temps afin d’aller assassiner des politiciens, ça a l’air d’être débile vu comme ça mais ça prend tout son sens quand des samples de films cultes comme L’Arme Fatale ou Terminator (et bien d’autres parfois plus obscurs) se joignent au festival.

Car à côté de ces nombreux samples, la musique de Graf Orlock est toujours aussi surpuissante, voire étourdissante. Le cinema grind du trio de L.A. part autant dans des structures quasi mathcore que dans des riffs thrashy qui pourront même évoquer Slayer (« 600.000 Tons Of Explosive Ordnance »). De l’ultra violence expéditive (car lorsque l’on enlève les samples, les « vrais morceaux » sont très courts) qui se révèle mine de rien ouverte derrière son chaotique long-métrage (dans lequel on retrouvera sans surprise les deux titres aperçus dans le Trailer).

Comme toujours chez Graf Orlock, culture cinématographique côtoie extrême virulence et comme toujours chez Graf Orlock (ou dans certains visionnages de films), il suffit d’un instant d’inattention pour ne plus rien comprendre. Et devant le flot ininterrompu d’informations pendant ce Crime Traveller, mieux vaut rester totalement attentif à la projo (qui se révèle un peu éreintante avouons-le). Pas de grosse surprise à l’arrivée, les amateurs éclairés du groupe auront peut-être parfois un peu l’impression d’avoir déjà vu le film, quant aux nouveaux venus, ils pourraient bien apprécier la folie de ce nouvel album, qui n’atteint malheureusement pas le niveau de la trilogie des Destination Time mais qui conserve une fraicheur reconnaissable entre mille dans (comme d’hab) un packaging super original (avec des coupures de journaux cette fois et toujours la présence de cette valise sur la cover, comme sur tous les albums long-formats du groupe). Bonne séance !

  1. Bad Cell Service On Connecticut Avenue
  2. 600,000 Tons Of Explosive Ordnance
  3. Afternoon Lunch At The Red Bacchus
  4. A Decent Proposal In A Shitty Alley
  5. Regional Turf War Spills Blood On Vegas Strip
  6. Nursing A Hangover
  7. Our Infallible Cybernetic Future
  8. Summer Getaway, Mount Hermon
  9. Difficult Decisions In The Yutani Mess Hall
  10. Cheaper, Safer, And Better Than The Real Thing

Bandcamp

beunz
Up Next

Du meme groupe

Groupes cités dans la chronique

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *