Verdun – The Eternal Drift’s Canticles

Pas de commentaires      2 018
Style: sludge/doom/hardcoreAnnee de sortie: 2016Label: Head-Records/Throatruiner/Lost Pilgrims

C’est qu’on l’aura sacrément attendu ce premier véritable album de Verdun ! Quatre ans se sont en effet écoulés depuis la livraison de leur réjouissant premier EP The Cosmic Escape Of Admiral Masuka, quatre ans passés en partie sur scène à peaufiner cette forte identité sonore qui est la leur (principalement lors de premières parties de concerts montpelliérains), une identité mêlant toujours sludge, doom et hardcore pour un nouvel écrasement cervical.

« Mankind Seppuku » inaugure un climat maladif dès sa longue intro à l’orgue inquiétant puis débarquent ces riffs sludge/doom lourds et rampants accompagnés par le chant mystique de Dadoo (tantôt parlé de manière psyché/ritualiste, tantôt hurlé, mais toujours habité). Fort de nombreux contrastes telles que ses accalmies/arpèges quasi post-rock, ce lent premier titre réinstalle instantanément cet univers, désespéré et épique à la fois, perçu sur leur EP précédent (mais qui possède donc quelques accès lumineux).

Verdun apprécie prendre son temps, les titres suivants s’étalent eux aussi en longueur comme pendant « Self Inflicted Mutalitation » (et non pas « Mutilation » comme on le lit la première fois) et ses hypnotiques dix minutes partant tour à tour dans des états de mélancolie, de virulence grasse au sein d’une atmosphère vaporeuse. Le sludge/doom des montpelliérains est toujours habité de cette aura mystique rencontrant cet aspect froid et hostile, cependant le nouveau voyage de l’amiral Masuka semble globalement un peu plus serein, un peu moins « guerrier ».

A leur affection pour Electric Wizard et les premiers Neurosis, Verdun y a ici ajouté ici une grande louche de Yob pour un rendu d’une densité sonore impressionnante le temps de ces cinq titres fleuves. Lent mais très riche, The Eternal Drift’s Canticles est un trip spatio-ésotérique entrecoupé de moments de rage et de désolation, mais très loin de toute prévisibilité et des écueils sludge/doom/postcore ressassés ces dernières années par de nombreux groupes. Verdun puise dans ces genres des inspirations certes mais ne s’impose aucune contrainte pour finalement conserver son imprévisibilité et ne sonner comme aucun autre.

On termine sur une note un peu triste: Dadoo, chanteur et illustrateur du groupe depuis ses débuts, a décidé de quitter le navire. Le poste vacant a vite été repris par Paulo Rui (Besta, Redemptus), pas un débutant donc, mais passer après un tel personnage, marqueur de l’identité sonore et graphique de Verdun, va relever du défi pour le portugais. En attendant de l’entendre à l’œuvre, il ne reste qu’à se délecter de cette fascinante fin de cycle…

  1. Mankind Seppuku
  2. Self Inflicted Mutalitation
  3. Dark Matter Crisis
  4. Glowing Shadows
  5. Jupiter’s Coven

Bandcamp

beunz
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