Glorior Belli – Sundown (The Flock that Welcomes)

1 Commentaire      2 595
Style: Black MetalAnnee de sortie: 2016Label: Agonia Records

2015 fut une putain de bonne année pour le black metal, alors forcément la barre est haute pour 2016, et force est de constater que sans surprise l’année a démarré plutôt doucement pour le metal noir. Mais encore une fois c’était sans compter sur Agonia Records et la France, association qui a prouvé son efficacité (voir l’album de VI) et qui la démontre encore une fois d’une fort belle manière avec la sortie du nouvel album de Glorior Belli.

Neuf années se sont écoulées depuis ma chronique élogieuse du deuxième album du groupe, Manifesting The Raging Beast. Depuis, le groupe a sorti 3 albums, essayant avec plus ou moins de succès, d’injecter une sorte de stoner du bayou dans sa base de black metal. J’avoue n’avoir pas accroché à ce virage, tout en reconnaissant que l’idée pouvait néanmoins être intéressante. Une affaire de goût au fond, même si on aura constaté en lisant les chroniques des albums suivants, qu’après Meet Us at the Southern Sign sorti en 2009, le groupe semblait avoir tout dit, et avoir beaucoup de mal à convaincre à nouveau.

Au final, si Glorior Belli apparaissait jusqu’ici plutôt comme un second couteau appliqué mais peu original du black, les choses pourraient changer avec ce nouvel album, qui est disons-le sans détour, certainement ce que Glorior Belli a sorti de mieux.

Oeuvrant à nouveau dans un black metal aux obédiences orthodoxes, réconciliant les sons et riffs d’un Blut aus Nord avec l’efficacité d’un VI en quelque sorte, Infestvvs et sa bande (dont le line-up a évolué maintes et maintes fois depuis sa formation) a eu la bonne idée de pratiquement laisser tomber ses accointances stoner/southern, qui ne transparaissent plus que partiellement sur le très bon « Rebels in Disguise » qui fait finalement office de parenthèse très réussie.  Pour le reste, c’est clairement retour à un black metal « simple » dans sa forme mais foutrement efficace et bien foutu.

Difficile en effet de ne pas succomber aux riffs impressionnants et tournoyants qui nous cueillent dès le démarrage de « Lies-Strangled Skies » et qui continuent sur le non moins énorme « World so Spurious ». Mais le moment phare du disque c’est certainement l’enchaînement de « Sundown (The Flock that Welcomes) » et « Satanists Out of Cosmic Jail », 5ème et 6ème titres de la galette, sur lesquels on retrouve ces riffs assassins, mais aussi un break fabuleux sur le premier (« Sundooooooown! »), et petite originalité des samples -en français- jouissifs au possible (surtout sur le démarrage de « Satanists Out of Cosmic Jail ») manifestement échappés d’un ou plusieurs vieux films astucieusement dépoussiéré(s).

Il n’y a finalement que le dernier titre, « We Whose Glory Was Despised » qui soit un peu moins réussi et efficace que les autres mais il permet finalement de faire retomber la pression après la claque des précédents titres et leurs 41 minutes de folie.

Vous l’avez compris je pense, voici le premier grand album de black de 2016, et une galette à ne surtout pas rater pour les amateurs.

Tracklist :
01.   Lies-Strangled Skies  (05:47)
02.   World So Spurious  (06:09)
03.   Rebels in Disguise  (04:42)
04.   Thrall of Illusions  (08:50)
05.   Sundown (The Flock That Welcomes)  (05:12)
06.   Satanists Out of Cosmic Jail  (05:06)
07.   Upheaval in Chaos Waters  (05:22)
08.   We Whose Glory Was Despised  (07:03)

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

krakoukass a écrit 878 articles sur Eklektik.

Up Next

Du meme groupe

Groupes cités dans la chronique

Vous pourriez aussi apprécier

Commentaire

  1. letatar says:

    Tout pareil, pas client de leurs précédents efforts. Je n’attendais donc rien de ce nouvel album, dont je n’aurais pas écouté une seule note sans ta chronique. Et effectivement la fureur leur va beaucoup mieux, excellente surprise ! Les riffs et changements de tempo sont très efficaces, avec en prime quelques passages où la prod laisse une belle place à la basse. Pas sûr que « Rebels in disguise » soit vraiment à sa place, sinon pour le reste la 1ère écoute donne une franche envie d’achat.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *