Deströyer 666 – Wildfire

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Style: black thrash heavy et épique Annee de sortie: 2016Label: Season of mist

A une époque où il est prudent de douter de tout, de se méfier de tout le monde (vous me direz à quelle époque peut-on se permettre d’accorder raisonnablement sa confiance ?), il est bon de reposer sa faculté critique en se tournant vers des groupes dont on sait qu’ils vont mettre tout leur coeur et toute leur fougue dans la musique du diable. Sans essayer de nous la mettre.

Ces groupes ne sont, heureusement, pas rares. Mais, dans le domaine du black/thrash, il faut bien admettre que les Australiens de Deströyer 666 font figure d’archétype. Voilà maintenant 22 ans qu’ils servent le dieu black/thrash qui a vu le jour en Allemagne dans la deuxième moitié des 80’s. Ils le servent fidèlement mais surtout efficacement grâce à quelques touches heavy épiques qui fleurent bon le champ de bataille.

En 2016, et on le voit clairement en visualisant la pochette, la horde n’est pas venue pour nous vendre du muguet. Et elle avait plutôt intérêt car des concurrents sérieux sont également présents cette année puisqu’un nouveau Desaster vient nous caresser la couenne. Les touristes qui n’imaginent pas en quoi ça pourrait poser problème devraient immédiatement (enfin après avoir torché la lecture de cette chronique) se jeter sur The arts of destruction sorti en 2012. D’ailleurs, je soupçonnerais presque KK Warslut – l’âme de Deströyer 666 – d’avoir remanié son équipe après l’écoute de la bombe larguée par les Allemands. La légère demi teinte qu’avait constitué Defiance (2009) n’était pas vraiment de nature à le convaincre que le groupe était sur les bons rails.

C’est donc un line up remonté à bloc qui vient nous donner une leçon de metal. Le titre album « Wildfire » représente la quintessence de cette musique que nous affectionnons tant et qui évoque subtilement les champs de fleurs sauvages sous un coucher de soleil… 39 minutes de black heavy thrash classique ça ne tombe pas tous les jours des entrailles du ciel. On croirait presque que le groupe a voulu s’assurer l’adhésion des fans de feu Lemmy Kilmister tellement ça sonne Motörhead.

Je vous épargne les rapides commentaires sur les morceaux phares car absolument tout mérite éloge. Deströyer 666 maîtrisent parfaitement le genre en alliant la puissance à la mélodie, la rugosité agressive à l’évocation de temps et de lieux majestueux. Wildfire ravira ceux qui suivent le groupe depuis le début et pourrait même lui permettre d’accueillir sous son étendard de nouvelles hordes prêtes à refaire pousser les cheveux, s’acheter des ceintures cartouches et devenir cracheurs de feu.

 

Site officiel

Tracklist :

01-Traitor

02-Live and Burn

03-Artiglio del Diavolo

04-Hounds at Ya Back

05-Hymn to Dionysus

06-Wildfire

07-White Line Fever

08-Die You Fucking Pig!

09-Tamam Shud

 

Chroniqueur

Darkantisthène

Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

darkantisthene a écrit 276 articles sur Eklektik.

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